1) Elle annonce 2 résurrections
- Une première au début des 1000 ans , réservée aux saints seulement, sans jugement, avec immédiatement la vie éternelle. Rév 20:4.
Une seconde ensuite et à part pour le reste des morts avec un jugement à la fin des 1000 ans.
1. Une nature dynamique et non prédestinationnelle
Contrairement aux dogmes de la prédestination absolue (comme le calvinisme traditionnel), le Livre de vie n'est pas un registre figé de toute éternité qui contiendrait des noms inscrits de manière irrésistible.
C'est un livre vivant et ouvert, dont le contenu évolue en temps réel selon le libre arbitre et les choix de chaque individu
L'effaçabilité des noms : La preuve de ce dynamisme est que des noms peuvent en être effacés.
Dieu l'établit dès l'Ancien Testament en Exode 32:32-33 : « celui qui a péché contre moi, c'est lui que j'effacerai de mon livre »
. Apocalypse 3:5 confirme également cette réalité par une promesse positive (« je n'effacerai pas son nom du livre de vie »), qui n'aurait aucun sens juridique si l'effacement était impossible
.
Un enregistrement durant la vie : L'apôtre Paul mentionne en Philippiens 4:3 des collaborateurs « dont les noms sont dans le livre de vie » de leur vivant, au cours de leur ministère actif
Le registre est donc renseigné et mis à jour de manière continue, reflétant l'état réel de la relation d'un individu avec Dieu à chaque instant
.
2. La distinction cruciale entre le Livre de vie et les Rouleaux d'œuvres
Lors de la vision du jugement en Apocalypse 20:12, deux types de documents bien distincts sont ouverts devant le Grand Trône Blanc : le Livre de vie (au singulier) et des livres ou « rouleaux » (au pluriel)
.
Le Livre de vie (le registre des noms) : Il ne contient que les noms des personnes qui sont légalement approuvées pour recevoir la vie éternelle.
Les rouleaux (le registre des actions) : Ils consignent les œuvres selon lesquelles les morts sont évalués ou possiblement les lois sur lesquelles les œuvres seront jugées.
La preuve de l'évaluation millénaire : Si le jugement final ne devait porter que sur les péchés d'avant la mort, Dieu n'aurait pas besoin de rouleaux d'œuvres. Le Livre de vie suffirait .
De plus, Romains 6:7 établit que la mort biologique d'un pécheur acquitte juridiquement son passé . Les rouleaux d'Apocalypse 20:12 contiennent donc obligatoirement des œuvres nouvelles, accomplies après la résurrection, enregistrées tout au long des mille ans du Millénium sous la lumière complète du Royaume
.
3. Comment les différents groupes de l'humanité y sont inscrits
Le rapport avec le Livre de vie définit la destinée spécifique de chaque catégorie d'humains :
- Les Élus (les 144 000) : Leurs noms sont inscrits dans le Livre de vie de leur vivant sur terre . Ayant exercé la foi et été scellés par l'Esprit dans un monde hostile, leur fidélité est validée . À la Parousie, ils bénéficient d'une protection absolue contre la seconde mort
et participent à la première résurrection glorieuse sans passer par une procédure de jugement ou de consultation des rouleaux.
Les injustes ressuscités (les nations terrestres) : Ils reviennent à la vie avec un statut encore ouvert et perfectible . Leurs péchés passés ayant été payés par la tombe (Romains 6:7) , ils ressuscitent libres de leur passif .
Leurs choix de vie et leur progression sous l'enseignement des rois-prêtres pendant les mille ans sont consignés dans les rouleaux d'œuvres . C'est au terme de cette éducation que l'inscription de leur nom dans le Livre de vie sera confirmée ou non .
Les rebelles obstinés (le péché impardonnable) : Ceux qui commettent de leur vivant le « péché qui mène à la mort » (le refus conscient et délibéré de la vérité après illumination complète) s'excluent eux-mêmes du plan du salut.
Leurs noms sont définitivement effacés du Livre de vie de leur vivant, rendant leur résurrection juridiquement sans objet.
À la fin des mille ans, Satan est relâché pour un peu de temps afin de servir de test final . Cette ultime épreuve permet à chacun d'exprimer son libre arbitre en toute clarté.
Le verdict final s'exécute alors sur la base du Livre de vie :
L'entrée dans la vie éternelle : Ceux qui confirment leur fidélité voient leur nom définitivement maintenu ou inscrit dans le Livre de vie . Ils accèdent à la vie éternelle physique sur une terre purifiée, d'où la mort et la souffrance sont définitivement éradiquées .
La seconde mort : Quiconque n'est pas trouvé écrit dans le Livre de vie (les rebelles alliés à Satan) est jeté dans l'étang de feu, ce qui représente la seconde mort, c'est-à-dire une cessation définitive de l'existence et un retour au néant.
En résumé, le Livre de vie est le registre constitutionnel et dynamique du salut. Il garantit que personne n'est sauvé par contrainte, et que l'accès à l'éternité est le fruit d'un choix d'obéissance conscient, consigné au fil du temps et respectueux du libre arbitre de chacun.
Maintenant raisonnons. A travers l'exemple des saints nous savons que les noms de ceux que Dieu veut ressusciter se trouvent inscrits dans le livre de vie au moment de leur mort. Il n'y a aucun jugement car aucune nécessité d'observer les œuvres des saints pour inscrire leurs noms car c'est déjà fait.
Il en est forcément de même pour les morts dont les noms sont absents de ce livre car si Dieu le sait pour les saints, il le sait forcément pour les injustes aussi.
Ainsi, au lieu de dire en Rév 20: et on a ouvert des rouleaux. Puis on a ouvert un autre rouleau ; c’est le rouleau de vie. Les morts ont été jugés d’après les choses qui étaient écrites dans les rouleaux (...) Et tous ceux dont le nom n’était pas écrit dans le livre de vie ont été jetés dans le lac de feu
Il aurait suffi de dire : Puis on a ouvert (...) le rouleau de vie.(...) Et tous ceux dont le nom n’était pas écrit dans le livre de vie ont été jetés dans le lac de feu
Pourquoi ? Parce que si Dieu doit juger les injustes sur leurs œuvres passées, il les connait et surtout le livre de vie est à jour pour tous les humains depuis leurs morts.
C'est comme si quelqu'un avait besoin de relire les copies de tous les candidats à un examen alors même qu'il disposerait de la liste des reçus, cela ne sert à rien..
Et si comme argument on avançait que pour la beauté de la vision, il était nécessaire d'ajouter de la solennité, posons nous la question de savoir pour quelle raison la résurrection des saints, dans le même chapitre, ne fait même pas allusion aux livres de vie pour eux.
Chaque mot, chaque phrase, chaque détail a un sens dans ce livre, il n'y a pas de hasard. Jésus a voulu que Jean signale ces rouleaux et leurs liens avec les œuvres jugées à la fin des 1000 ans , ils ont donc une utilité.
En fait, comme ces rouleaux seraient inutiles s'il s'agissait des œuvres des humains injustes avant leurs morts, il nous faut envisager que ces œuvres soient post résurrection. Dans ce cas là le texte de Rév 20 aurait du sens.
Y a t'il une lecture possible dans ce sens ? Evidemment !
Observez la construction de Rév 20:1 à 3 :
- début des 1000 ans ---> Satan emprisonné ---> Satan relâché ---> fin des 1000 ans.
- début des 1000 ans ---> résurrection des saints ---> royaume de Dieu ---> libération de Satan ---> fin des 1000 ans.
Cela signifie que les autres visions sont fort probablement construites sur le même modèle. Elles débutent vers le début des 1000 ans et s'achèvent à la fin.
Ainsi, la vision qui débute au verset 12 de Rév 20 et se termine au verset 15 suit le même schéma chronologique, elle commence avec la résurrection des autres morts au début des 1000 ans et se termine par le jugement dernier à la fin des 1000 ans aussi.
Mais ce n'est pas tout : en tenant compte du fait que Jean a écrit son texte sans chapitre et sans verset, le chapitre 21 recommence avec l'expression "et j'ai vu" sans coupure avec le chapitre 20.
Selon notre logique, Rév 21:1 débute au début des 1000 ans avec l'apparition de la nouvelle terre et des nouveaux, suivis en même temps par la descente de la Nouvelle Jérusalem sur la terre et la décision de Dieu de résider avec les humains.
Puis vient le temps des promesses pour les 1000 ans où Dieu annonce que la mort ne sera plus, ni tout ce qui crée les malheurs.
Avons nous des preuves de ce parallélisme des visions. Evidemment :
Par exemple, au début de la vision de Rév 21, au verset 4, Jean entend Dieu promettre que la mort ne sera plus, au futur, or la mort a disparu depuis Rév 20: 14. La logique veut que la promesse soit faite au début des 1000 ans et se termine à la fin.
Autre exemple : Rév 19:7 indique que le mariage de l'agneau est arrivé et que sa femme s'est préparée. C'est juste avant la guerre de Jésus contre les rois de la terre, juste avant les 1000 ans. Or, Rév 21:2 décrit la mariée qui s’est faite belle pour son mari, préparée pour son mari et qui descend sur terre juste avant sa bataille d'Armageddon.
Si vous refusez la méthode parallèle pour cette vision, vous êtes contraint d'imaginer que 1000 années se passent entre deux textes qui expliquent un même évènement, le mariage de l'agneau.
Il existe quelques autres indices qui valident la lecture parallèle des visions, mais je ne vaux pas surcharger cette réponse.
Toujours est il que nous savons que la structure des visions permet de placer la résurrection des injustes au début des 1000 ans.
Attachons nous à comprendre ce qui se cache derrière le mot "jugement" dans la bible.
- L'examen exégétique et sémantique d'Hébreux 9:27-28, mis en perspective avec les épîtres pauliniennes (Romains 14:10 et 2 Corinthiens 5:10), invite à une rigueur méthodologique tant sur le plan littéraire que théologique.
D'une part, la structure corrélative du texte d'Hébreux (« de même que... de même aussi ») établit un parallèle strict fondé sur l'unicité de l'acte (la mort humaine versus l'offrande unique du Christ) et sa suite eschatologique, sans pour autant figer une chronologie rigide ou une inimmédiateté quant au calendrier de l'après-vie. La première proposition (la mort et le jugement des hommes) ne saurait ainsi servir de matrice chronologique absolue pour déterminer l'instant précis du jugement ou l'état intermédiaire.
D'autre part, la compréhension du terme « jugement » (krisis) pâtit souvent d'un glissement sémantique moderne qui l'assimile exclusivement à une condamnation pénale. Or, l'analyse des textes de référence indique que le passage devant le tribunal de Dieu ou du Christ concerne l'ensemble de l'humanité, y compris les croyants justifiés. Le jugement revêt dès lors une dimension universelle d'évaluation et de mise en lumière de l'existence, s'appliquant aux justes comme aux injustes, et échappant ainsi à la seule perspective d'une procédure punitive réservée aux réprouvés.
On peut donc tout à fait croire qu'après la résurrection des non chrétiens, ceux-ci disposeront d'une vie assez longue pour pouvoir être évalué à la fin des 1000 ans, ou jugés, en bien ou en mal, sur la base de leurs actions commises depuis leur résurrection.
En effet, le texte d'Hébreux 9 ne ferme la porte à aucune possibilité de ce genre puisqu'il ne parle que de la mort , puis du jugement, sans établir la moindre chronologie pour ces évènements: les 2 options sont donc possibles grammaticalement, la mort suivie immédiatement du jugement, ou la mort qui parvient à la résurrection qui offre du temps aux ressuscités avec un jugement sur leur état spirituel au moment du jugement (fin des 1000 ans).
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