Introduction au Bouddhisme

Croyances issu des enseignements de Siddhartha Gautama, considéré comme le Bouddha historique.
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Le bouddhisme est une pratique, une philosophie de vie fondée par un sage de l'inde antique vers -600 avant JC, ce sage appelé "Bouddha" ce qui veut dire Éveillé, atteint l'Éveil vers 40 ans puis il enseigna durant toute sa vie, il mourut vers 80 ans en ayant établi une communauté de sa doctrine.
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Yvon

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Introduction au Bouddhisme

Ecrit le 13 nov.20, 17:22

Message par Yvon »

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C'est pourquoi devant la multitudes d'écoles bouddhique , ce forum à été divisé en 3 Parties .
-1 le bouddhisme des écoles anciennes ou Théravadda basé sur les 1er enseignements du Bouddha Historique Shakyamuni
-2 Le bouddhisme Vajrayana ou écoles Thibétaines
-3Le Bouddhisme Mahayana basés sur les derniers enseignements du Bouddha Historique
:priere: "Le sage n’est pas celui qui pratique le bouddhisme en dehors des règles de la société mais plutôt celui qui, grâce à une compréhension profonde du monde, connaît la meilleure manière de s’y comporter."

nate9595

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Re: Introduction au Bouddhisme

Ecrit le 10 mai21, 05:21

Message par nate9595 »

Personnellement je me rapproche de plus en plus de cette "religion" dans laquelle je me reconnais et qui respecte avant tout mon athéisme.

Mic

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Mic
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Re: Introduction au Bouddhisme

Ecrit le 15 août26, 06:51

Message par Mic »

Je suis quasi profane en bouddhisme mais peut on dire que la substantifique moelle du bouddhisme est l'affirmation de l'absence totale de Moi fondamental ? Peut on dire que cette essence du bouddhisme est l'affirmation que le corps, les sensations, la cognition ne sont que des processus fluctuants (impermanents est je crois le terme de rigueur) auquel on s'attache par habitude et que lorsqu'on les a mis de côté on réalise n'etre ontologiquement qu'un flux de conscience qu'on pourrait dire vierge, c'est à dire rien d'objectif, de la subjectivité pure ?

Ainsi, cela expliquerait pourquoi (je crois) le bouddhisme rejette la réincarnation au sens hindouiste. Il n'y aurait pas de Moi qui se réincarnerait (une personnalité qui perdurerait dans un nouveau corps) mais un flux de conscience vierge qui se connecterait indéfiniment au vivant et ce sans continuité d'une vie à l'autre.

J'apprécierais l'avis des bouddhistes et des autres.

vic

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vic
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Re: Introduction au Bouddhisme

Ecrit le 17 août26, 00:58

Message par vic »

Mic a écrit : 15 août26, 06:51 Je suis quasi profane en bouddhisme mais peut on dire que la substantifique moelle du bouddhisme est l'affirmation de l'absence totale de Moi fondamental ? Peut on dire que cette essence du bouddhisme est l'affirmation que le corps, les sensations, la cognition ne sont que des processus fluctuants (impermanents est je crois le terme de rigueur) auquel on s'attache par habitude et que lorsqu'on les a mis de côté on réalise n'etre ontologiquement qu'un flux de conscience qu'on pourrait dire vierge, c'est à dire rien d'objectif, de la subjectivité pure ?

Ainsi, cela expliquerait pourquoi (je crois) le bouddhisme rejette la réincarnation au sens hindouiste. Il n'y aurait pas de Moi qui se réincarnerait (une personnalité qui perdurerait dans un nouveau corps) mais un flux de conscience vierge qui se connecterait indéfiniment au vivant et ce sans continuité d'une vie à l'autre.

J'apprécierais l'avis des bouddhistes et des autres.
Aucune négation du moi dans le bouddhisme .

La clé de compréhension : Il faut faire une différence entre "non soi "et "non moi" qui ne sont pas les mêmes notions .

"Non soi" (anatman ) , c'est la négation de l'existence autonome , pas la négation du "moi" .
Cela veut dire qu'on n'existe pas par "soi " , c'est l'idée d'interdépendance .

1. Le Non-Soi (Anattā) : L'absence d'existence autonome

Le terme « Soi » (Attā en pali, Ātman en sanskrit) désigne une entité qui existerait par elle-même, indépendante, permanente et isolée du reste du monde.

Dire « Non-Soi », c'est affirmer qu'aucune chose n'a d'existence propre et autonome. Tout ce qui constitue un individu existe uniquement en dépendance de causes et de conditions (la coproduction conditionnée ou Pratītyasamutpāda).

Le bouddhisme ne nie pas l'existence du « moi » psychologique ou de la personne au quotidien :

La vérité conventionnelle (Sammuti-sacca) : Le « moi », la personnalité, la mémoire et l'histoire individuelle existent bel et bien. Dire « je », s'occuper de sa santé ou assumer la responsabilité de ses actes (karma) est parfaitement valide et nécessaire.

La vérité ultime (Paramattha-sacca) : Ce « moi » n'est pas un bloc solide ou une âme séparée, mais un flux dynamique d'agrégats (corps, sensations, perceptions, formations mentales, conscience) en changement perpétuel.

Aucune raison de nier le "moi" .

Le « moi » désigne conventionnellement un processus de phénomènes interdépendants, sans qu'il soit nécessaire de postuler derrière ce processus un soi autonome.
Le « moi » existe comme un repas existe : un repas est un assemblage d'ingrédients, de cuisson et de temps. Le mot « repas » est utile et vrai conventionnellement, mais il n'existe pas une « essence de repas » indépendante des ingrédients.
a écrit :Mic a dit : Ainsi, cela expliquerait pourquoi (je crois) le bouddhisme rejette la réincarnation au sens hindouiste. Il n'y aurait pas de Moi qui se réincarnerait (une personnalité qui perdurerait dans un nouveau corps) mais un flux de conscience vierge qui se connecterait indéfiniment au vivant et ce sans continuité d'une vie à l'autre.
Non , il n'y a pas de "moi" dans le sens d'une entité autonome dans le bouddhisme .
Donc une entité autonome qui entrerait dans un corps et sortirait d'un autre corps n'a aucun sens dans le bouddhisme .

Pas de « voyageur » : Il n'y a pas d'entité, d'âme, de petite étincelle de conscience ou de « moi autonome» qui sortirait du corps A pour voyager et entrer dans le corps B.

La renaissance (Punabbhava) : Le bouddhisme ne parle pas de réincarnation, mais de « renaissance » ou de « réapparition ». Il s'agit d'un processus de cause à effet (karma), et non du déplacement d'une entité.

L'analogie de la bougie

Pour expliquer comment il peut y avoir une continuité sans qu'une entité autonome ne se déplace, les textes anciens utilisent souvent l'image de la flamme :
Si tu allumes une seconde bougie à partir de la flamme d'une première bougie :

La seconde flamme est-elle la même que la première ? Non.
Est-elle une autre flamme totalement indépendante ? Non plus, car elle est née de la première.

Il n'y a aucune « chose » matérielle ou entité qui s'est déplacée d'une bougie à l'autre. La flamme de la seconde bougie n'est ni identique à la première, ni totalement indépendante d'elle. Elle apparaît en dépendance de la première et des conditions nécessaires à son apparition. Il n'est pas nécessaire qu'une « chose » passe de la première bougie à la seconde pour qu'il existe une continuité causale.
Seul le présent est “réel”, précisément parce qu’il ne peut être saisi, ni retenu.
Celui qui dépose les armes s'aperçoit que la forteresse qu'il défendait n'avait pas de murs. En abandonnant toute position, le combattant s'efface, et avec lui, le combat lui-même.

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