La tradition du Mahayana, met l’accent sur la pratique altruiste du bodhisattva comme moyen pour parvenir à l’éveil, à la fois pour soi-même et pour les autres.
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Le courant bouddhisme mahāyāna, terme sanskrit signifiant « Grand Véhicule » apparaît vers le 1er siècle de notre ère dans le Nord de l’Inde. Actuellement le bouddhisme mahayana a une forte présence en Chine, au Tibet, au Japon au ve siècle, en Corée en 372, au Viêtnam, à Singapour et Taïwan. La tradition du Mahayana, met l’accent sur la pratique altruiste du bodhisattva comme moyen pour parvenir à l’éveil, à la fois pour soi-même et pour les autres.
ronronladouceur a écrit : 07 janv.26, 05:37
Comment le sait-il?
Il n'est pas question de savoir dans le Bouddhisme .
C'est un peu comme voir les choses sans les interpréter ( sans appui) .
Le savoir c'est déjà interpréter .
Le savoir sur la vacuité , c'est déjà une interprétation de la vacuité .
Le Bouddha lui-même refuse les questions métaphysiques :
existence / non-existence,
éternité / annihilation,
être / non-être.
Pourquoi ?
Parce que répondre serait figer l’expérience en concept.
Seul le présent est “réel”, précisément parce qu’il ne peut être saisi, ni retenu.
La perfection de la sagesse va jusqu'à l'absence de pensées, de mots.
Pourquoi ? car le détachement va jusqu'à se détacher de soi même, de son esprit, de ses savoirs, de sa conscience. Et au final de se détacher de son détachement qui est une idée.
Pourquoi tout ça ? pour voir au delà des choses et de sa personne, pour voir l'absolu.
Coeur de Loi a écrit : 07 janv.26, 07:21
La perfection de la sagesse va jusqu'à l'absence de pensées, de mots.
Pourquoi ? car le détachement va jusqu'à se détacher de soi même, de son esprit, de ses savoirs, de sa conscience. Et au final de se détacher de son détachement qui est une idée.
Pourquoi tout ça ? pour voir au delà des choses et de sa personne, pour voir l'absolu.
Tu présentes là une interprétation bien personnelle, plutôt étrangère aux enseignements bouddhistes.
1) La perfection de la sagesse n'est pas une perception mais une compréhension.
2) La sagesse n'est ni définie par ni réductible à une absence de mot ou de pensée.
3) La sagesse n'est pas simplement définie par ni réductible à une attitude détachée.
4) L'esprit ne peut pas se détacher de lui-même ni de sa conscience, l'un n'allant pas sans l'autre.
5) Le "détachement du détachement" est une formule. .
- La réalité est toujours beaucoup plus riche et complexe que ce que l'on peut percevoir, se représenter, concevoir, croire ou comprendre.
- Nous ne savons pas ce que nous ne savons pas.
Humilité !
- Toute expérience vécue résulte de choix. Et tout choix produit son lot d'expériences vécues.
Sagesse !
vic a écrit : 07 janv.26, 09:19
Le mot "détachement" est problématique à un certain stade . L'idée "d'esprit sans appui" est plus appropriée .
Je ne sais même pas ce que ça signifierait pour l'esprit, cette idée d'appui. C'est très vague.
La sagesse bouddhiste telle que je la comprends : c'est la compréhension du non sens du concept d'existence propre ou isolée, et donc de celui d'absolu ou d'un substrat ou d'une réalité substantielle.
Ça peut paraître très abstrait dit comme ça, mais ça a des implications concrètes sur notre rapport à la vie.
Quand on le comprend, s'effondre alors tout un ensemble de constructions conceptuelles creuses et c'est une vraie libération et ouverture d'esprit qui s'en suit. .
- La réalité est toujours beaucoup plus riche et complexe que ce que l'on peut percevoir, se représenter, concevoir, croire ou comprendre.
- Nous ne savons pas ce que nous ne savons pas.
Humilité !
- Toute expérience vécue résulte de choix. Et tout choix produit son lot d'expériences vécues.
Sagesse !