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Rationalité et rationalisation sont deux choses bien distinctes, souvent confondues.
La distinction est pourtant importante, notamment en philosophie des sciences, en sociologie et dans l’analyse de l’action.
Rationalité : capacité ou exigence de raisonner de manière cohérente en fonction de raisons. Elle concerne la validité du raisonnement, l’adéquation entre moyens et fins, la cohérence des croyances, la prise en compte des faits, etc.
Rationalisation : processus par lequel on reconstruit, organise ou justifie une conduite, une institution ou une décision sous une forme apparemment rationnelle. Elle peut donc produire de la cohérence sans que cette cohérence corresponde à la véritable genèse de l’action.
Le point décisif est celui-ci :
Être rationnel, c’est effectivement régler son jugement ou son action sur des raisons pertinentes ; rationaliser, c’est souvent fabriquer après coup une architecture de raisons qui rend le comportement intelligible ou acceptable.
Exemple simple :
Quelqu’un achète une voiture parce qu’elle lui plaît. Ensuite, il énumère consommation, sécurité, fiabilité et prix pour expliquer son choix.
Il peut y avoir rationalisation sans véritable rationalité décisionnelle : les raisons invoquées sont peut-être réelles, mais elles n'ont pas nécessairement déterminé le choix.
Et il existe un piège symétrique : toute rationalisation n'est pas nécessairement mensongère. Une personne peut aussi expliciter après coup des raisons qu'elle n'avait pas clairement formulées au moment d'agir. La rationalisation devient problématique lorsqu'elle substitue une justification reconstruite aux véritables déterminants de l'action, tout en donnant l'illusion que ceux-ci étaient à l'origine du choix.
On peut donc distinguer :
* raison → décision → justification
* décision → recherche de raisons → justification
Dans le premier cas, on est principalement dans la rationalité ; dans le second, dans la rationalisation.
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Rationalité ou rationalisation.
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Rationalité ou rationalisation.
Ecrit le 24 sept.26, 19:571. S’en tenir au concret, c’est-à-dire à ce qui se présente, tel que cela se présente, sans ajout purement spéculatif.
2. Ne rien affirmer qui ne réfère à rien d’identifiable dans ce qui se présente.
3. Ne rien postuler qui ne puisse s’y vérifier.
4. Reconnaître toute construction théorique pour ce qu’elle est : une construction langagière.
2. Ne rien affirmer qui ne réfère à rien d’identifiable dans ce qui se présente.
3. Ne rien postuler qui ne puisse s’y vérifier.
4. Reconnaître toute construction théorique pour ce qu’elle est : une construction langagière.
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Re: Rationalité ou rationalisation.
Ecrit le 30 sept.26, 19:53.
La rationalisation du croyant :
La rationalisation du croyant désigne le processus par lequel une personne cherche à donner une justification rationnelle à une croyance qui peut avoir une origine affective, culturelle, sociale ou intuitive. Il ne s’agit donc pas nécessairement d’une croyance fondée, dès son origine, sur un raisonnement logique, mais d’une reconstruction a posteriori destinée à la rendre cohérente et défendable.
Le croyant peut ainsi mobiliser des arguments philosophiques, théologiques ou scientifiques pour expliquer et consolider une conviction acquise antérieurement. Ces arguments peuvent être sincères et parfois rationnellement élaborés, sans pour autant constituer la véritable cause initiale de la croyance.
La rationalisation se distingue donc de la rationalité : être rationnel consiste à former ou réviser ses croyances en fonction de raisons pertinentes et des éléments disponibles, rationaliser consiste davantage à construire un système de raisons permettant de justifier une croyance déjà présente.
La rationalisation n’implique toutefois pas que la croyance soit nécessairement fausse. Elle révèle surtout que la justification consciente d’une croyance et les causes réelles de son adoption peuvent être deux choses différentes.
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La rationalisation du croyant :
La rationalisation du croyant désigne le processus par lequel une personne cherche à donner une justification rationnelle à une croyance qui peut avoir une origine affective, culturelle, sociale ou intuitive. Il ne s’agit donc pas nécessairement d’une croyance fondée, dès son origine, sur un raisonnement logique, mais d’une reconstruction a posteriori destinée à la rendre cohérente et défendable.
Le croyant peut ainsi mobiliser des arguments philosophiques, théologiques ou scientifiques pour expliquer et consolider une conviction acquise antérieurement. Ces arguments peuvent être sincères et parfois rationnellement élaborés, sans pour autant constituer la véritable cause initiale de la croyance.
La rationalisation se distingue donc de la rationalité : être rationnel consiste à former ou réviser ses croyances en fonction de raisons pertinentes et des éléments disponibles, rationaliser consiste davantage à construire un système de raisons permettant de justifier une croyance déjà présente.
La rationalisation n’implique toutefois pas que la croyance soit nécessairement fausse. Elle révèle surtout que la justification consciente d’une croyance et les causes réelles de son adoption peuvent être deux choses différentes.
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1. S’en tenir au concret, c’est-à-dire à ce qui se présente, tel que cela se présente, sans ajout purement spéculatif.
2. Ne rien affirmer qui ne réfère à rien d’identifiable dans ce qui se présente.
3. Ne rien postuler qui ne puisse s’y vérifier.
4. Reconnaître toute construction théorique pour ce qu’elle est : une construction langagière.
2. Ne rien affirmer qui ne réfère à rien d’identifiable dans ce qui se présente.
3. Ne rien postuler qui ne puisse s’y vérifier.
4. Reconnaître toute construction théorique pour ce qu’elle est : une construction langagière.
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