J'm'interroge " a écrit :
Appeler les deux “logique” est possible au sens large, mais ça crée exactement les confusions qu’on est en train de démêler.
vic a écrit : 03 avr.26, 03:38
Oui, là je suis d'accord .
Ca élargie la définition du terme "logique " et ça résout le contentieux principal .
Non , ça ne crée aucune confusion puisqu'on distingue deux niveaux de la définition du terme "logique" possibles :
-logique en situation
- logique formelle .
Ce qui serait par contre confusionnel c'est de confondre "logique en situation" et "logique formelle" .
La "logique en situation" se sert comme son nom l'indique des situations , donc d'avantage de l'observation empirique .
La distinction que tu proposes est acceptable si elle est tenue rigoureusement, Mais c’est précisément là que la confusion réapparaît.
Dire “logique en situation” n’est pas faux au sens large, mais seulement si tu admets clairement que :
ce n’est pas une logique au sens normatif de l’inférence, mais une évaluation globale (empirique, contextuelle, probabiliste). Sinon, tu réintroduis implicitement de la validité là où il n’y en a pas au sens strict.
Le point critique est celui-ci :
Dans la “logique en situation”, il n’existe pas de critère permettant de trancher de manière non ambiguë si une conclusion suit d’autres énoncés. On juge que “ça tient”, “ça marche”, “c’est plausible”, mais ce ne sont pas des conditions de validité.
Donc oui, la distinction peut fonctionner, mais uniquement à condition de ne pas mettre sur le même plan :
- une norme de validité (formelle)
- et une appréciation pragmatique (en situation)
Sinon, tu ne distingues plus vraiment les deux niveaux de sens , tu changes simplement de sens sans t’en rendre compte.
Et c'est pourquoi j'insiste pour ne parler de logique qu'aux sens strict, si l'on veut rester sur une position cohérente, et surtout opératoire.
En réservant le terme “logique” au sens strict, j'évites précisément toutes les ambiguïtés qu’on vient de voir : je conserve un critère clair de validité, indépendant du contexte, du ressenti ou de l’efficacité.
Tout le reste (raisonnement en situation, intuition, empirique, plausibilité) peut être reconnu pour ce que c’est (c'est utile, indispensable même), mais sans brouiller le concept de logique.
Autrement dit :
- je nie pas la richesse du raisonnement humain,
- je refuse simplement d'appeler "logique" ce qui n'est pas de la logique au sens strict.
.
Ajouté 4 minutes 12 secondes après :
vic a écrit : 03 avr.26, 03:38
Pour exemple , l'homme saura naturellement reconnaitre le visage d'une personne et d'une autre naturellement, sans avoir à faire des calculs mathématiques de la topographie du visage ( écart entre les yeux etc ...) et valider avec précision logiquement une reconnaissance faciale .
Même si on peut difficilement expliquer quels sont les critères précis qui ont rendu possible ce fait , il n'en est pas moins réel .
Et cela sans passer par des règles formelles explicites .
Même si tu penses que la logique qui n'est pas formelle n'est pas précise , j'arrive quand même avec précision à reconnaitre mes proches sans les confondre avec quelqu'un d'autre .
C’est une façon très directe de montrer l’efficacité réelle de la logique en situation, même si elle n’est pas formalisée.
Ton exemple est bon, mais la conclusion que tu en tires ne l’est pas.
Reconnaître un visage sans calculs explicites ne relève pas de la logique, mais d’un processus perceptif et cognitif. C’est de la reconnaissance de formes, appuyée sur des mécanismes neurocognitifs très complexes. C’est efficace, mais ce n’est pas une inférence.
- La logique, au sens strict, concerne ceci : des énoncés reliés par des règles d’inférence explicites.
- Ici, il n’y a ni énoncés, ni règles, ni déduction. Donc pas de logique, même “en situation”.
Ce que ton exemple montre réellement, c’est :
- l’existence de compétences non explicites
- l’efficacité de l’intuition et de la perception
- la capacité du cerveau à traiter de l’information sans formalisation
Mais appeler ça “logique en situation” est un glissement : tu étends le mot “logique” à tout processus efficace de la pensée, et à ce moment-là, le terme perd sa spécificité.
Donc oui, l’exemple est pertinent pour montrer que l’intelligence humaine ne se réduit pas à des règles formelles.
Mais non, il ne montre pas qu’il existe une autre forme de logique.
Le fait que tu nommes cela "logique" est un choix personnel, mais il ne s'agit pas de logique au sens strict.
.
- La réalité est toujours beaucoup plus riche et complexe que ce que l'on peut percevoir, se représenter, concevoir, croire ou comprendre.
- Nous ne savons pas ce que nous ne savons pas.
Humilité !
- Toute expérience vécue résulte de choix. Et tout choix produit son lot d'expériences vécues.
Sagesse !