De l’intuition à la validité : ce que la logique exige réellement

Sujet d'actualité Au Québec l'accommodement raisonnable, un sujet d'actualité.
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ronronladouceur

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Re: De l’intuition à la validité : ce que la logique exige réellement

Ecrit le 01 avr.26, 03:46

Message par ronronladouceur »

vic a écrit : 01 avr.26, 01:45 Justement : je conteste que la “validité” soit réduite à la seule validité formelle.
Cette définition est interne à un système abstrait, pas au raisonnement réel.

En pratique, une inférence se juge aussi à sa cohérence avec l’expérience et à sa pertinence.

Au fond, on ne parle pas de la même chose :

– Toi : validité = propriété formelle
– Moi : validité = qualité d’un raisonnement en situation

Réduire la logique à la seule logique formelle, c’est réduire le raisonnement humain à un cas particulier.
Pour la logique formelle, la question des critères nous ramène constamment à interroger le critère du critère, sans fin... Alors que la bonne foi invite tout de même à reconnaître un raisonnement en soi sans qu'il soit nécessaire de l'appuyer par des critères fixes...

Pour la logique naturelle, je trouve la piste de la probabilité intéressante parce qu'elle rejoint l'esprit de l'incomplétude, du toujours-plus, de l'ouvert, de la dynamique du vivant...

Le Wittgenstein dans sa maturité est dans cet esprit...

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Re: De l’intuition à la validité : ce que la logique exige réellement

Ecrit le 01 avr.26, 07:41

Message par J'm'interroge »

vic a écrit : 01 avr.26, 01:45 .
Tu évoque une vraie distinction, mais tu tires une mauvaise conclusion.

Oui, une inférence peut être formellement valide même si la conclusion est fausse dans le réel — cela signifie simplement que les prémisses sont fausses, pas que l’inférence est incorrecte. Cela montre précisément qu’il faut distinguer validité logique et vérité, pas redéfinir la validité.

Quand tu dis “validité = qualité du raisonnement en situation”, tu changes simplement le sens du mot. Ce que tu décris relève plutôt de la pertinence, de la plausibilité ou de l’adéquation empirique, pas de la validité logique.

Ton exemple de Smaug confirme justement le point :
- dans la fiction, on évalue la cohérence interne,
- dans le réel, on ajoute des critères empiriques.
Mais dans les deux cas, la validité logique (le fait que la conclusion suit des prémisses) reste la même. Ce qui change, ce sont les prémisses, pas les règles d’inférence.

Donc tu as raison de distinguer deux niveaux, mais tu te trompes en voulant fusionner leurs critères sous un même terme.


__________________

ronronladouceur répondant à vic a écrit : 01 avr.26, 03:46
Pour la logique formelle, la question des critères nous ramène constamment à interroger le critère du critère, sans fin... Alors que la bonne foi invite tout de même à reconnaître un raisonnement en soi sans qu'il soit nécessaire de l'appuyer par des critères fixes...

Pour la logique naturelle, je trouve la piste de la probabilité intéressante parce qu'elle rejoint l'esprit de l'incomplétude, du toujours-plus, de l'ouvert, de la dynamique du vivant...

Le Wittgenstein dans sa maturité est dans cet esprit...
Parler de “critère du critère” n’invalide pas l’existence de critères : ça montre seulement qu’il faut des points de départ explicités. Toute formalisation repose sur des règles posées, pas sur une régression infinie.

Dire ensuite qu’on peut “reconnaître un raisonnement en soi” sans critères revient à revenir au ressenti. Mais sans critères, tu ne reconnais rien objectivement : tu as simplement une impression de cohérence.

Même si tu parles de probabilité, d’ouverture ou d’incertitude, tu n’échappes pas aux règles.
Un raisonnement probabiliste fonctionne avec des principes précis (par exemple comment on évalue ou met à jour une probabilité).

Donc si tu refuses tout cadre explicite, tu ne fais plus un raisonnement structuré : tu exprimes simplement une manière de voir ou une attitude face au réel, mais sans critère pour dire si c’est correct ou non.
.
- La réalité est toujours beaucoup plus riche et complexe que ce que l'on peut percevoir, se représenter, concevoir, croire ou comprendre.
- Nous ne savons pas ce que nous ne savons pas.
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Re: De l’intuition à la validité : ce que la logique exige réellement

Ecrit le 01 avr.26, 07:51

Message par vic »

J'm'interroge a écrit : 01 avr.26, 07:41Donc tu as raison de distinguer deux niveaux, mais tu te trompes en voulant fusionner leurs critères sous un même terme.

Je ne mélange pas les critères, je distingue deux niveaux.
Je dis juste que le mot "logique" est utilisé dans les deux sens.
Et que le second (raisonnement en situation) ne se réduit pas au premier.
Seul le présent est “réel”, précisément parce qu’il ne peut être saisi, ni retenu.

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Re: De l’intuition à la validité : ce que la logique exige réellement

Ecrit le 01 avr.26, 07:56

Message par J'm'interroge »

vic a écrit : 01 avr.26, 07:51
Je ne mélange pas les critères, je distingue deux niveaux.
Je dis juste que le mot "logique" est utilisé dans les deux sens.
Et que le second (raisonnement en situation) ne se réduit pas au premier.
Dire que le mot “logique” est utilisé en deux sens est correct, mais ça ne règle pas le problème.

Si tu appelles “logique” à la fois la validité formelle et le raisonnement en situation, alors tu utilises un même mot pour deux choses différentes sans maintenir leur distinction. Et c’est précisément ce qui crée la confusion.

Personne ne dit que le raisonnement en situation se réduit à la logique formelle. Le point est autre :
- la logique formelle fixe les critères de validité,
- le reste (expérience, contexte, jugement) intervient ailleurs.

Donc oui, il y a deux niveaux, mais si tu les appelles tous les deux “logique” sans préciser, tu mélanges ce que tu prétends distinguer.
.
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Re: De l’intuition à la validité : ce que la logique exige réellement

Ecrit le 01 avr.26, 08:29

Message par vic »

Je ne mélange pas les niveaux.
Je conteste que la validité soit uniquement formelle.
Une inférence peut être valide formellement et fausse dans le réel , donc l’évaluation ne s’arrête pas là.
Seul le présent est “réel”, précisément parce qu’il ne peut être saisi, ni retenu.

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Re: De l’intuition à la validité : ce que la logique exige réellement

Ecrit le 01 avr.26, 08:37

Message par J'm'interroge »

vic a écrit : 01 avr.26, 08:29 Je ne mélange pas les niveaux.
Je conteste que la validité soit uniquement formelle.
Une inférence peut être valide formellement et fausse dans le réel , donc l’évaluation ne s’arrête pas là.
Tu ajoutes un critère, tu ne redéfinis pas la validité.

Une inférence valide n’est pas “fausse dans le réel” : c’est la conclusion qui peut être fausse si les prémisses sont fausses, pas l’inférence elle-même. L’inférence reste correcte du point de vue logique.

Oui, l’évaluation d’un raisonnement ne s’arrête pas à la validité formelle : il faut ensuite examiner la vérité des prémisses et leur adéquation au réel. Mais cela relève d’un autre niveau d’évaluation, pas de la validité elle-même.

Donc tu ne montres pas que la validité dépasse le formel, tu montres simplement qu’elle ne suffit pas à garantir la vérité.
.
- La réalité est toujours beaucoup plus riche et complexe que ce que l'on peut percevoir, se représenter, concevoir, croire ou comprendre.
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Re: De l’intuition à la validité : ce que la logique exige réellement

Ecrit le 01 avr.26, 14:35

Message par ronronladouceur »

J'm'interroge a écrit : 01 avr.26, 07:41 Parler de “critère du critère” n’invalide pas l’existence de critères : ça montre seulement qu’il faut des points de départ explicités. Toute formalisation repose sur des règles posées, pas sur une régression infinie.
Formalisation?? Pour quoi faire quand vous n'en avez pas besoin? Votre exigence d'explicitation est imaginaire... Considérez les enfants de la vidéo... La logique naturelle les mène droit au but...

Dans la vidéo des enfants, leurs divers gestes suivent un plan implicite... Ils sont pertinents, intelligents, performatifs, cohérents, ajustés à l'atteinte de l'objectif, etc. Tout cela est implicite...
Dire ensuite qu’on peut “reconnaître un raisonnement en soi” sans critères revient à revenir au ressenti. Mais sans critères, tu ne reconnais rien objectivement : tu as simplement une impression de cohérence.
C'est vrai que je n'ai qu'une impression de cohérence en vous lisant... Mais rien de la sorte avec la vidéo des enfants... Pour leur situation, cela signifie que vous n’avez pas besoin de faire la liste de critères ou de les identifier pour qu’ils soient là, tapis dans l’implicite...

L’erreur dirait peut-être Wittgenstein, c’est de juger à partir d’un modèle unique de justification... C’est réduire la richesse de la cognition...

Quant au ressenti, au senti ou à l’intuition, un Wittgenstein ou un Feynman pourraient vous surprendre...

Autant que le Qi de Feynman...
Donc si tu refuses tout cadre explicite, tu ne fais plus un raisonnement structuré : tu exprimes simplement une manière de voir ou une attitude face au réel, mais sans critère pour dire si c’est correct ou non.
En traçant les limites du cadre, il est normal que tout ce qui se trouve en dehors est nul et non avenu...

Lol

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Re: De l’intuition à la validité : ce que la logique exige réellement

Ecrit le 01 avr.26, 19:50

Message par J'm'interroge »

J'm'interroge a écrit : 01 avr.26, 07:41 Parler de “critère du critère” n’invalide pas l’existence de critères : ça montre seulement qu’il faut des points de départ explicités. Toute formalisation repose sur des règles posées, pas sur une régression infinie.
ronronladouceur a écrit : 01 avr.26, 14:35 Formalisation?? Pour quoi faire quand vous n'en avez pas besoin? Votre exigence d'explicitation est imaginaire... Considérez les enfants de la vidéo... La logique naturelle les mène droit au but...

Dans la vidéo des enfants, leurs divers gestes suivent un plan implicite... Ils sont pertinents, intelligents, performatifs, cohérents, ajustés à l'atteinte de l'objectif, etc. Tout cela est implicite...
Tu continues dans tes confusions.

Que les enfants atteignent un but montre une réussite pratique : leurs actions sont efficaces, adaptées, intelligentes au sens fonctionnel. Mais cela ne constitue pas une logique au sens strict.

La logique s’applique à des énoncés reliés par des règles d’inférence explicites. Or ici, il n’y a pas d’énoncés, pas de prémisses, pas de règles formulées — seulement une suite d’actions orientées vers un but. Parler de “logique implicite” est donc trompeur : il ne s’agit pas d’une logique cachée, mais d’un comportement que tu reconstruis après coup comme étant “cohérent”.

Tu passes ainsi d’une description (ça marche, c’est adapté) à une norme (donc c’est logique), sans critère. Le succès ne valide rien logiquement : une action peut réussir sans qu’aucune inférence valide n’ait été formulée.

Enfin, refuser l’explicitation revient à rendre toute évaluation impossible. Sans énoncés ni règles, tu peux constater que “ça fonctionne”, mais tu ne peux pas dire pourquoi c’est correct, ni distinguer un raisonnement valide d’un simple enchaînement efficace.

J'm'interroge a écrit :Dire ensuite qu’on peut “reconnaître un raisonnement en soi” sans critères revient à revenir au ressenti. Mais sans critères, tu ne reconnais rien objectivement : tu as simplement une impression de cohérence.
ronronladouceur a écrit : 01 avr.26, 14:35 C'est vrai que je n'ai qu'une impression de cohérence en vous lisant... Mais rien de la sorte avec la vidéo des enfants... Pour leur situation, cela signifie que vous n’avez pas besoin de faire la liste de critères ou de les identifier pour qu’ils soient là, tapis dans l’implicite...

L’erreur dirait peut-être Wittgenstein, c’est de juger à partir d’un modèle unique de justification... C’est réduire la richesse de la cognition...

Quant au ressenti, au senti ou à l’intuition, un Wittgenstein ou un Feynman pourraient vous surprendre...

Autant que le Qi de Feynman...
Tu confirmes exactement le point.

Dire que tu as “une impression de cohérence” en lisant et pas devant la vidéo montre que tu te bases sur un ressenti différencié, pas sur un critère. Tu juges deux situations selon ce qui te paraît évident ou non — ce n’est pas une évaluation logique, c’est une réaction.

Ensuite, dire que les critères sont “là sans être identifiés” ne résout rien. Sans explicitation, tu ne peux ni les formuler, ni les vérifier, ni les discuter. Dire qu’ils sont “tapis” revient à supposer ce qu’il faudrait justement établir.

Enfin, invoquer Ludwig Wittgenstein ou Richard Feynman ne change pas le problème : ni l’intuition ni le génie ne remplacent un critère de validité. Tu décris une richesse cognitive réelle, mais tu ne fournis toujours aucun moyen de distinguer rigoureusement un raisonnement valide d’un raisonnement erroné.

J'm'interroge a écrit :Donc si tu refuses tout cadre explicite, tu ne fais plus un raisonnement structuré : tu exprimes simplement une manière de voir ou une attitude face au réel, mais sans critère pour dire si c’est correct ou non.
ronronladouceur a écrit : 01 avr.26, 14:35 En traçant les limites du cadre, il est normal que tout ce qui se trouve en dehors est nul et non avenu...

Lol
Ce n’est pas une question d’exclure arbitrairement, mais de définir ce dont on parle.

Si tu parles de logique, tu dois accepter ses conditions minimales : des énoncés et des règles d’inférence. Sinon, tu changes d’objet sans le dire. Ce qui est hors cadre n’est pas “nul”, c’est simplement d’un autre ordre (psychologique, pratique, rhétorique…).

Le problème n’est donc pas la limite, mais la confusion : tu utilises le mot “logique” pour des choses qui ne relèvent pas des mêmes critères.

Autrement dit : tu peux élargir autant que tu veux, mais si tu ne distingues plus les cadres, tu ne sais plus ce que tu affirmes ni donc de quoi tu parles.

C'est la confusion et la porte ouverte au n'importe quoi.
.
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Re: De l’intuition à la validité : ce que la logique exige réellement

Ecrit le 02 avr.26, 00:13

Message par vic »

a écrit :J'minterroge a dit :Donc tu ne montres pas que la validité dépasse le formel, tu montres simplement qu’elle ne suffit pas à garantir la vérité.
La logique formelle valide les inférences dans son propre cadre,mais pas le réel, qui relève d’un autre niveau d’évaluation.

La logique formelle valide les inférences, pas le réel.
Seul le présent est “réel”, précisément parce qu’il ne peut être saisi, ni retenu.

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Re: De l’intuition à la validité : ce que la logique exige réellement

Ecrit le 02 avr.26, 01:06

Message par J'm'interroge »

vic a écrit : 02 avr.26, 00:13
La logique formelle valide les inférences dans son propre cadre,mais pas le réel, qui relève d’un autre niveau d’évaluation.

La logique formelle valide les inférences, pas le réel.
Oui, mais c’est une évidence, pas une objection.

La logique formelle ne “valide pas le réel” parce que ce n’est pas sa fonction. Elle valide la relation entre des énoncés, pas leur correspondance au monde.

Mais de là, tu ne peux pas conclure qu’elle est limitée ou secondaire. Au contraire, sans validation des inférences, tu ne peux même pas relier correctement tes prémisses à tes conclusions, même en parlant du réel.

Donc oui :
- 1) la vérité concerne le réel,
- 2) a validité concerne l’inférence.

Et tu as besoin des deux. Sans logique formelle, ton “autre niveau d’évaluation” devient inarticulé, parce que rien ne garantit que tes conclusions suivent réellement de ce que tu avances.
.
- La réalité est toujours beaucoup plus riche et complexe que ce que l'on peut percevoir, se représenter, concevoir, croire ou comprendre.
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Re: De l’intuition à la validité : ce que la logique exige réellement

Ecrit le 02 avr.26, 01:42

Message par vic »

J'm'interroge a écrit : 02 avr.26, 01:06 Oui, mais c’est une évidence, pas une objection.

La logique formelle ne “valide pas le réel” parce que ce n’est pas sa fonction. Elle valide la relation entre des énoncés, pas leur correspondance au monde.

Mais de là, tu ne peux pas conclure qu’elle est limitée ou secondaire. Au contraire, sans validation des inférences, tu ne peux même pas relier correctement tes prémisses à tes conclusions, même en parlant du réel.

Donc oui :
- 1) la vérité concerne le réel,
- 2) a validité concerne l’inférence.

Et tu as besoin des deux. Sans logique formelle, ton “autre niveau d’évaluation” devient inarticulé, parce que rien ne garantit que tes conclusions suivent réellement de ce que tu avances.
.
Non, le reproche qu’on te fait, c’est de définir la logique comme étant exclusivement égale à la logique formelle.

Pour avoir une définition complète de la logique, il faudrait prendre en compte l’ensemble des logiques( floue, paraconsistante, informelle ) et pas seulement la logique formelle.

Ta réponse revient à dire : “Comme vous ne pouvez pas définir des critères précis pour ce que vous entendez par logique, la logique n’est que formelle.”

C’est absurde : l’absence de critères précis pour toutes les logiques ne permet pas de réduire la logique à la seule logique formelle, simplement parce qu’elle dispose de critères plus nets pour sa définition.

Ensuite tu admets que la logique formelle ne peut évaluer les prémisses des d'inférences , tu admets donc par là même qu'une d'autres types de logiques doivent y contribuer .
Modifié en dernier par vic le 02 avr.26, 02:06, modifié 1 fois.
Seul le présent est “réel”, précisément parce qu’il ne peut être saisi, ni retenu.

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Re: De l’intuition à la validité : ce que la logique exige réellement

Ecrit le 02 avr.26, 02:01

Message par J'm'interroge »

vic a écrit : 02 avr.26, 01:42 Non, le reproche qu’on te fait, c’est de définir la logique comme étant exclusivement égale à la logique formelle.

Pour avoir une définition complète de la logique, il faudrait prendre en compte l’ensemble des logiques( floue, paraconsistante, informelle ) et pas seulement la logique formelle.

Ta réponse revient à dire : “Comme vous ne pouvez pas définir des critères précis pour ce que vous entendez par logique, la logique n’est que formelle.”

C’est absurde : l’absence de critères précis pour toutes les logiques ne permet pas de réduire la logique à la seule logique formelle, simplement parce qu’elle dispose de critères plus nets pour sa définition.

Ensuite tu admets que la logique formelle ne peut évaluer les prémisses des d'inférences , tu admets par là même qu'une d'autres types de logiques doivent y contribuer .
Tu déformes encore mon propos.

Personne ne dit que “la logique = uniquement la logique formelle”. Ce qui est dit, c’est que la validité logique — au sens strict — est définie par des règles explicites, qu’on retrouve justement dans les systèmes formels (classique, floue, paraconsistante, etc.).

Donc ton objection ne tient pas : les logiques que tu cites ne contredisent pas ce point, elles le confirment. Ce sont des systèmes formalisés, chacun avec ses règles d’inférence et ses critères de validité.

Ensuite, dire “il faut prendre en compte toutes les logiques” est juste… mais sans critère explicite, tu ne peux même pas dire en quoi elles diffèrent ni ce qui les constitue comme logiques.

Enfin, tu inverses le problème : ce n’est pas parce que certains usages du mot “logique” sont flous qu’on doit abandonner les critères — c’est précisément pour éviter cette confusion que la logique, au sens strict, est formalisée.
.
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Re: De l’intuition à la validité : ce que la logique exige réellement

Ecrit le 02 avr.26, 02:12

Message par vic »

J'm'interroge a écrit : 02 avr.26, 02:01 Tu déformes encore mon propos.

Personne ne dit que “la logique = uniquement la logique formelle”. Ce qui est dit, c’est que la validité logique — au sens strict — est définie par des règles explicites, qu’on retrouve justement dans les systèmes formels (classique, floue, paraconsistante, etc.).


.
Oh là attention !

Définir la validité logique uniquement comme respect de règles formelles ne suffit pas à garantir la validité au sens strict, c’est-à-dire la capacité à prouver ou valider quelque chose dans la réalité. Cette validité stricte dépend toujours d’un sujet capable d’interprétation et de vécu.
Il n'existe pas de validité au sens strict dans la logique formelle , tu utilises une formule trompeuse .
Seul le présent est “réel”, précisément parce qu’il ne peut être saisi, ni retenu.

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Re: De l’intuition à la validité : ce que la logique exige réellement

Ecrit le 02 avr.26, 02:45

Message par ronronladouceur »

J'm'interroge a écrit : 01 avr.26, 19:50 Que les enfants atteignent un but montre une réussite pratique : leurs actions sont efficaces, adaptées, intelligentes au sens fonctionnel. Mais cela ne constitue pas une logique au sens strict.
Au sens large, selon un autre cadre que le strictement formel... Vous confondez les cadres...

Et vous ne faites qu'affirmer sans prouver...
La logique s’applique à des énoncés reliés par des règles d’inférence explicites. Or ici, il n’y a pas d’énoncés, pas de prémisses, pas de règles formulées — seulement une suite d’actions orientées vers un but. Parler de “logique implicite” est donc trompeur : il ne s’agit pas d’une logique cachée, mais d’un comportement que tu reconstruis après coup comme étant “cohérent”.
Le critère ultime est là, justement.
Tu passes ainsi d’une description (ça marche, c’est adapté) à une norme (donc c’est logique), sans critère. Le succès ne valide rien logiquement : une action peut réussir sans qu’aucune inférence valide n’ait été formulée.
Vous faites pareil avec la logique formelle... Vous ne pouvez vérifier qu'après coup...
Enfin, refuser l’explicitation revient à rendre toute évaluation impossible. Sans énoncés ni règles, tu peux constater que “ça fonctionne”, mais tu ne peux pas dire pourquoi c’est correct, ni distinguer un raisonnement valide d’un simple enchaînement efficace.
Ce discours ne tient pas devant les faits accomplis...
Dire que tu as “une impression de cohérence” en lisant et pas devant la vidéo montre que tu te bases sur un ressenti différencié, pas sur un critère. Tu juges deux situations selon ce qui te paraît évident ou non — ce n’est pas une évaluation logique, c’est une réaction.
Bien sûr, puisque c'est le premier contact avec ce qui se passe. Feynman accorde une importance à son ressenti, en accord avec Wittgenstein pour l'intuition, tout comme moi d'ailleurs. Sentir que quelque chose ''ne va pas', est un indicateur (bien sûr à vérifier)...

Maintenant parlez-nous de Wittgenstein 2 par rapport à la logique formelle, etc.
Ensuite, dire que les critères sont “là sans être identifiés” ne résout rien. Sans explicitation, tu ne peux ni les formuler, ni les vérifier, ni les discuter. Dire qu’ils sont “tapis” revient à supposer ce qu’il faudrait justement établir.
Vous brassez du vent autour de l'accompli...
Enfin, invoquer Ludwig Wittgenstein ou Richard Feynman ne change pas le problème : ni l’intuition ni le génie ne remplacent un critère de validité. Tu décris une richesse cognitive réelle, mais tu ne fournis toujours aucun moyen de distinguer rigoureusement un raisonnement valide d’un raisonnement erroné.
Pour la vidéo, la preuve est dans l'accompli, les critères étaient en arrière-plan, et ils n'avaient pas besoin d'être explicités...
Ce n’est pas une question d’exclure arbitrairement, mais de définir ce dont on parle.
Caricature
Si tu parles de logique, tu dois accepter ses conditions minimales : des énoncés et des règles d’inférence. Sinon, tu changes d’objet sans le dire. Ce qui est hors cadre n’est pas “nul”, c’est simplement d’un autre ordre (psychologique, pratique, rhétorique…).
Je vous rappelle que ma perspective est la logique naturelle, informelle...
Le problème n’est donc pas la limite, mais la confusion : tu utilises le mot “logique” pour des choses qui ne relèvent pas des mêmes critères.
Vous ne faites qu'affirmer...
Autrement dit : tu peux élargir autant que tu veux, mais si tu ne distingues plus les cadres, tu ne sais plus ce que tu affirmes ni donc de quoi tu parles.
C'est pourtant ce que je fais, mais ne pas le voir ne signifie que votre refus de voir...
C'est la confusion et la porte ouverte au n'importe quoi.
Logique de la caricature...

CQFD

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Re: De l’intuition à la validité : ce que la logique exige réellement

Ecrit le 02 avr.26, 04:09

Message par J'm'interroge »

J'm'interroge a écrit : 02 avr.26, 02:01 Tu déformes encore mon propos.

Personne ne dit que “la logique = uniquement la logique formelle”. Ce qui est dit, c’est que la validité logique — au sens strict — est définie par des règles explicites, qu’on retrouve justement dans les systèmes formels (classique, floue, paraconsistante, etc.).
vic a écrit : 02 avr.26, 02:12 Oh là attention !

Définir la validité logique uniquement comme respect de règles formelles ne suffit pas à garantir la validité au sens strict, c’est-à-dire la capacité à prouver ou valider quelque chose dans la réalité. Cette validité stricte dépend toujours d’un sujet capable d’interprétation et de vécu.
Il n'existe pas de validité au sens strict dans la logique formelle , tu utilises une formule trompeuse
Tu redéfinis les termes au lieu de répondre au point.

La “validité au sens strict” en logique ne signifie pas “capacité à prouver quelque chose dans la réalité”. Elle signifie : une conclusion suit nécessairement de prémisses selon des règles d’inférence.

Ce que tu ajoutes — interprétation, vécu, rapport au réel — relève d’un autre niveau : celui de la vérité des prémisses, pas de la validité de l’inférence.

Dire qu’il n’existe pas de validité en logique formelle est donc simplement faux : c’est précisément là qu’elle est définie de manière rigoureuse. Ce que tu refuses, ce n’est pas la validité, c’est la définition logique du terme.

Encore une fois, tu mélanges :
- validité (relation formelle entre énoncés),
- vérité (rapport au réel),
- et compréhension (activité d’un sujet).

Et en les confondant, tu rends le concept de validité inutilisable.


_______________________


@ ronronladouceur,

Tu affirmes distinguer les cadres, mais dans ce que tu dis, ils sont constamment mélangés.

Quand tu dis que “la preuve est dans l’accompli”, tu prends un résultat réussi comme critère. Or un résultat peut être atteint par essai, habitude ou ajustement sans qu’aucune inférence valide n’ait été formulée. Le succès ne prouve pas la validité logique, il montre seulement une efficacité.

Ensuite, dire que “les critères sont en arrière-plan” ne résout rien : sans explicitation, tu ne peux ni les identifier, ni les tester, ni montrer qu’ils sont respectés. Tu supposes leur existence à partir du résultat — c’est circulaire.

Tu reproches aussi qu’on “ne prouve pas”, mais en logique formelle, justement, la preuve ne dépend pas du résultat observé : elle repose sur des règles explicites qui permettent de vérifier une inférence indépendamment du contexte. Ce n’est pas “après coup” au sens empirique, c’est vérifiable à chaque étape.

Enfin, invoquer une “logique naturelle” ne suffit pas à définir un critère. Tu décris un mode de fonctionnement réel (intuition, ajustement, réussite), mais tu ne fournis toujours aucun moyen de distinguer rigoureusement un raisonnement correct d’un raisonnement erroné. Tant que ce point manque, tu ne proposes pas une logique au sens strict, mais une description du comportement.


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@ d6p7,

Tu empiles ici plusieurs confusions et accusations sans les distinguer.

D’abord, dire que “la logique n’est rien sans l’expérience” est faux au sens strict. La logique ne dépend pas de l’expérience pour exister comme système de règles : elle dépend de l’expérience seulement pour savoir si les prémisses sont vraies.
> Tu confonds donc validité (structure) et vérité (rapport au réel).

Ensuite, affirmer que “le cadre est propre à chacun” détruit toute possibilité de discussion rationnelle. Si chacun a “sa logique”, alors plus rien ne permet de trancher entre deux raisonnements contradictoires. Dans ce cas, tout se vaut, y compris l’erreur.

Dire aussi que “la logique sert à dire le vrai” est encore une confusion : la logique ne dit pas ce qui est vrai, elle dit si une conclusion suit correctement de prémisses. Si tu utilises des prémisses issues de l’expérience, alors oui, la conclusion peut concerner le réel, mais ce n’est pas la logique qui garantit cela.

Enfin, l’accusation de “dogmatisme” repose sur une inversion : ce n’est pas imposer un dogme que de demander des critères explicites. Le vrai dogmatisme, c’est justement de se reposer sur “ce qui est vécu” ou “ce qui paraît vrai” sans pouvoir le justifier ni le discuter.

Tu décris un usage de la logique dans l’expérience, mais tu refuses les conditions qui permettent de vérifier si cet usage est correct. Sans ces conditions, il ne reste plus qu’un point de vue, pas une évaluation rationnelle.
.
Modifié en dernier par J'm'interroge le 02 avr.26, 04:59, modifié 3 fois.
- La réalité est toujours beaucoup plus riche et complexe que ce que l'on peut percevoir, se représenter, concevoir, croire ou comprendre.
- Nous ne savons pas ce que nous ne savons pas.
Humilité !
- Toute expérience vécue résulte de choix. Et tout choix produit son lot d'expériences vécues.
Sagesse !

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