indian a écrit :Sois svp patient et indulgent avec moi... mes préjugés mettent un énorme ''filtre'' à mon écoute et ma compréhension des choses.
Alors je vais emprunter votre vocabulaire mystique et l'humaniser. L'arbre de la connaissance est un principe humain qui relie la sensibilité (physique).à la conscience. C'est le symbole du sentiment d'être humain. Pourquoi devoir y renoncer? Il y le sentiment d'être et sa culture. Bragon agit en doctrinaire en mettant un copyright sur toute connotation spirituelle ou philosophique. L'athéisme a contribué au développement de l'humanisme remettant souvent en question un moralisme absolu, répressif et dominateur. Pour un rigoriste l'humanisme est un nivellement par le bas ce qui aux yeux de Bragon le justifie de parler de surhomme et de sous-homme sous le regard passif de brebis qui ne regardent jamais vers les portes de l'enclos convaincues d'avoir la plus belle herbe à brouter. Le moralisme n'emprunte pas toujours la meilleure voie du sens humain. Qu'est-il?
Au moins l'humanisme se donne le droit de se poser ou reposer la question. Le moralisme non, figé dans ses prédicats. C'est au nom de l'humanisme qu'on a remis et remet encore toujours en question les absolus et l'autoritarisme. C'est au nom du sens humain et non du moralisme qu'on a aboli l'esclavage et la ségrégation. Le moralisme social et religieux encourageaient au contraire ce clivage bons croyants et sous hommes. L'esclavage semble redevenir un fait sous l'égide de moralistes rigoristes et fondamentalistes. Une coïncidence ou un sens de valeurs morales partagées? Des humanistes sonnent l'alarme mais des Bragon font tout pour en étouffer la résonnance.
Toute culture est porteuse d'esprit, c'est normal puisqu'elle reflète l'état d'être d'une nature humaine. La culture est un produit de la nature humaine.Par conséquent une culture est vivante. Elle est faite de traditions et d'innovations. L'humanisme est un libéralisme philosophique, c' est même une des bases de la coexistence des croyances. Le moralisme,par contre, condamne tout ce qui s'en écarte et voue à l'anathème ou pire tout autre confession ou philosophie.
L'inquisition des temps modernes. Bragon, en tant que fondamentaliste n'a pas de droit d'auteur sur la culture, sauf s'il se prend pour dieu. La culture est une épopée historique et collective. Elle n'appartient à personne. Le moralisme ne favorise pas les changements de société qui deviennent parfois nécessaire en temps de crise.
Moralisme ou humanisme? Les athées ont contribué à repenser certains moules sacrés de la culture religieuse. Ils ont contribué en tant que libre penseur au développement et à l'évolution de la culture. Il est facile d'accuser une perte des valeurs morales pour décrier l'État du monde tout en sachant que c'est notre conception de l'absolu qui pose fondamentalement problème. Tout cela encore une fois est abordé en termes d'absolu (Bragon) et manque de perspective. Croire ou comprendre? On ne fait pas les mêmes lectures.
J'espère avoir été plus clair au qu'obscur? Encore plus simple? Tout dépend, tout dépend du moralisme et de sa rigidité.
Humainement!
Parfois "avoir l'esprit ouvert " est un manque de discernement. La lumière s'enfuit plus vite qu'elle n'y entre!
Je n'ai rien contre la foi. C'est juste que la mauvaise foi l'emporte trop souvent sur la bonne foi!
En vérité je vous le dis : Jésus était un humain parmi les surhumains!
