Espilon a écrit :Je vois que j'ai beaucoup de mal à transmettre ma notion de néant, J'm'interroge.
Tu dis que l'univers n'est qu'apparaitre. Bien, nous sommes d'accords. Mais le néant, c'est alors l'absence d'apparaitre. Et tu dis que c'est une négation impossible, et bien soit, c'est ce que je me tue de dire

. Étant impossible
il y aura toujours une conscience, autrement dis un "apparaitre".
Il y aura toujours de l'apparaître c'est exact, il ne peut en être autrement. Mais de là à en conclure une conscience qui serait un néant dans lequel se profilerait l'apparaître, ou donc une conscience qui serait plus que cet apparaître, c'est un pas que je ne franchis pas.
-----> Je suis d'accord pour admettre une conscience mais alors celle-ci ne sera qu'aperceptions en d'autre terme l'apparaître lui-même.
Espilon a écrit : Que je te montre le néant ? Non, il n'existe pas.
Que je te dise comment l’imaginer ? Tout autant impossible. La conscience ne peut pas contenir le néant.
On peut totalement évacuer ces notions superflues de néant et de conscience, car le néant n'est qu'absence constatée de quelque chose que l'on recherche dans un océan d'apparaître, quant à la conscience: celle-ci n'est
rien de plus que cet apparaître.
Pion a écrit :Quand je suppose qu'il n'y ait que la conscience dans le néant, cela sous-entend qu'il n'y a que la conscience et rien d'autre, ou si on préfère il y a et la conscience ou si on on veut son ''soi-même''(1) et le néant (0), donc 1+0=?
La conscience n'est pas dans le néant Pion, c'est un néant relatif qui peut parfois se trouver dans la conscience, mais qu'en apparence...
1. S’en tenir au concret, c’est-à-dire à ce qui se présente, tel que cela se présente, sans ajout purement spéculatif.
2. Ne rien affirmer qui ne réfère à rien d’identifiable dans ce qui se présente.
3. Ne rien postuler qui ne puisse s’y vérifier.
4. Reconnaître toute construction théorique pour ce qu’elle est : une construction langagière.