Quand un texte ou une théorie utilise des métaphores souples, du langage poétique ou des réinterprétations symboliques à posteriori, il devient infalsifiable : il est impossible de prouver qu'il a tort, car toute contradiction apparente est réinterprétée comme une image, une allégorie ou une pédagogie adaptative.
Ce mécanisme repose sur deux leviers majeurs :
1)L'hypothèse ad hoc (ou le changement de règles en cours de route) : Si la prédiction ou la description au sens littéral s'avère fausse scientifiquement, on déplace le texte du champ littéral vers le champ figuré.
2)L'effet Barnum et le biais de confirmation : En utilisant des formulations suffisamment vagues ou poétiques, le lecteur croyant y lira une vérité profonde adaptée à son époque, tandis que le lecteur critique y verra un anachronisme ou une erreur empirique.
C'est ce qui sépare fondamentalement la démarche scientifique de la démarche théologique ou métaphysique :
La science cherche à émettre des propositions précises et réfutables. Si une observation contredit la théorie, la théorie est fausse ou doit être révisée.
La herméneutique religieuse cherche à préserver l'infaillibilité du texte source. Le texte étant considéré comme parfait par définition, toute incohérence apparente provient nécessairement d'une mauvaise lecture de l'homme, ce qui permet de réadapter l'interprétation à l'infini.
En appliquant ce cadre d'interprétation élastique, n'importe quel mythe antique, poème ou texte sacré peut en effet être rendu « toujours vrai » face aux découvertes de chaque époque.
La notion du texte creux en terme de connaissance vu comme "puit de connaissance" imaginaire capable de guider les hommes .
L'illusion de la profondeur (l'effet de puit)
Plus un énoncé est vague, plus l'esprit humain lui attribue une profondeur symbolique. En sciences cognitives, on observe que face à un texte obscur mais investi d'une autorité (divine, philosophique ou poétique), le cerveau humain suppose par défaut que l'obscurité cache une sagesse supérieure. On cherche alors du sens là où il y a de l'ambiguïté, ce qui transforme un texte creux en un générateur infini d'interprétations.
Principe de réfutabilité de karl Popper
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L’athéisme peut être considéré comme une attitude ou une doctrine qui ne conçoit pas l’existence ou affirme l’inexistence de quelque dieu, divinité ou entité surnaturelle que ce soit. C'est une position philosophique qui peut être formulée ainsi : il n'existe rien dans l'Univers qui ressemble de près ou de loin à ce que les croyants appellent un « dieu », ou « Dieu ».
L’athéisme peut être considéré comme une attitude ou une doctrine qui ne conçoit pas l’existence ou affirme l’inexistence de quelque dieu, divinité ou entité surnaturelle que ce soit. C'est une position philosophique qui peut être formulée ainsi : il n'existe rien dans l'Univers qui ressemble de près ou de loin à ce que les croyants appellent un « dieu », ou « Dieu ».
- vic
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Principe de réfutabilité de karl Popper
Ecrit le 14 sept.26, 22:59Seul le présent est “réel”, précisément parce qu’il ne peut être saisi, ni retenu.
Celui qui dépose les armes s'aperçoit que la forteresse qu'il défendait n'avait pas de murs. En abandonnant toute position, le combattant s'efface, et avec lui, le combat lui-même.
Celui qui dépose les armes s'aperçoit que la forteresse qu'il défendait n'avait pas de murs. En abandonnant toute position, le combattant s'efface, et avec lui, le combat lui-même.
- ronronladouceur
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Re: Principe de réfutabilité de karl Popper
Ecrit le 15 sept.26, 03:48Effectivement, c'est ce que l'on constate... Le principe qui fonde cette idée est l'inerrance...vic a écrit : 14 sept.26, 22:59 La herméneutique religieuse cherche à préserver l'infaillibilité du texte source. Le texte étant considéré comme parfait par définition, toute incohérence apparente provient nécessairement d'une mauvaise lecture de l'homme, ce qui permet de réadapter l'interprétation à l'infini.
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P.S. Constat récent : Garder l’esprit ouvert au possible, et aimer la recherche pour elle‑même, conduit naturellement à des découvertes inattendues. C’est dans cet état d’esprit que je consulte les IA: non pour qu’elles pensent à ma place, mais pour voir ce qu’elles permettent de mettre en lumière...
Elles révèlent parfois des angles restés invisibles, des perspectives que je n'aurais spontanément envisagées. Non seulement elles disposent d'une capacité à structurer, relier, reformuler, mais elles ouvrent aussi des angles nouveaux qui enrichissent la réflexion...
Pourquoi s’en priver, si elles peuvent éclairer des zones d’ombre, faire émerger des pistes, ou stimuler l’exploration intellectuelle?
Même si elles peuvent se tromper, leur apport demeure précieux : elles élargissent le champ du pensable...
Pensée parfois élaborée au fil d’un dialogue réflexif...
Re: Principe de réfutabilité de karl Popper
Ecrit le 15 sept.26, 07:51vic a écrit : 14 sept.26, 22:59 Quand un texte ou une théorie utilise des métaphores souples, du langage poétique ou des réinterprétations symboliques à posteriori, il devient infalsifiable : il est impossible de prouver qu'il a tort, car toute contradiction apparente est réinterprétée comme une image, une allégorie ou une pédagogie adaptative.
Ce mécanisme repose sur deux leviers majeurs :
1)L'hypothèse ad hoc (ou le changement de règles en cours de route) : Si la prédiction ou la description au sens littéral s'avère fausse scientifiquement, on déplace le texte du champ littéral vers le champ figuré.
2)L'effet Barnum et le biais de confirmation : En utilisant des formulations suffisamment vagues ou poétiques, le lecteur croyant y lira une vérité profonde adaptée à son époque, tandis que le lecteur critique y verra un anachronisme ou une erreur empirique.
C'est ce qui sépare fondamentalement la démarche scientifique de la démarche théologique ou métaphysique :
La science cherche à émettre des propositions précises et réfutables. Si une observation contredit la théorie, la théorie est fausse ou doit être révisée.
La herméneutique religieuse cherche à préserver l'infaillibilité du texte source. Le texte étant considéré comme parfait par définition, toute incohérence apparente provient nécessairement d'une mauvaise lecture de l'homme, ce qui permet de réadapter l'interprétation à l'infini.
En appliquant ce cadre d'interprétation élastique, n'importe quel mythe antique, poème ou texte sacré peut en effet être rendu « toujours vrai » face aux découvertes de chaque époque.
La notion du texte creux en terme de connaissance vu comme "puit de connaissance" imaginaire capable de guider les hommes .
L'illusion de la profondeur (l'effet de puit)
Plus un énoncé est vague, plus l'esprit humain lui attribue une profondeur symbolique. En sciences cognitives, on observe que face à un texte obscur mais investi d'une autorité (divine, philosophique ou poétique), le cerveau humain suppose par défaut que l'obscurité cache une sagesse supérieure. On cherche alors du sens là où il y a de l'ambiguïté, ce qui transforme un texte creux en un générateur infini d'interprétations.
excellent constat ... plus on est vague et abstrait plus il est difficile d'etre refuté et pris a defaut
et les musulmans jouent beaucoup sur l'interpretation en utilsant cette ambiguité du texte coranique et des mots qui le compose c pour cela que l'on trouve tout et son contraire en islam ...
et cela repond à une ancienne question que je me posé pourquoi il est difficile de prouvé qu'une religion est fausse ? car elle n'offre pas de prise reele ...
B:ec/g/ergosystem-phenom-stimung-Heidegger :T:dma:emr:osv:cnv:aprem:cfsys:sfie:boite:4E:5R:hr
jambaynDod
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