La théologie biblique en schémas (pour enfants ou étudiants de la Bible)

Les Mouvements historique : calvinistes, presbytériens ; luthériens ; anglicans, épiscopaliens ; méthodistes
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Mormon

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Re: La théologie biblique en schémas (pour enfants ou étudiants de la Bible)

Ecrit le 26 août26, 08:20

Message par Mormon »

Gérard C. Endrifel a écrit : 26 août26, 08:00 Alors pourquoi vous allez mourir comme tout le monde ? Le salaire que paie le péché, c'est la mort. Si donc vous mourrez, c'est que le péché paie son salaire sinon... ben vous mourrez pas.
Ce n'est pas la mort physique qui nous acquitte de nos péchés, c'est la repentance sur la base du sacrifice expiatoire de Jésus-Christ.

La mort est le salaire du péché par la culpabilité par nous-même, et physique par la chute d'Adam.
Le Livre de Mormon online :
UN AUTRE TEMOIGNAGE DE JESUS-CHRIST
http://www.lds.org/scriptures/bofm?lang=fra
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Gérard C. Endrifel

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Re: La théologie biblique en schémas (pour enfants ou étudiants de la Bible)

Ecrit le 26 août26, 09:17

Message par Gérard C. Endrifel »

Mormon a écrit : 26 août26, 08:20 Ce n'est pas la mort physique qui nous acquitte de nos péchés, c'est la repentance sur la base du sacrifice expiatoire de Jésus-Christ.
Il n'y a pas de mort physique ou une autre mort dans la Bible. Le salaire que paie le péché c'est la mort. Point. Un être mort est quitte de ses péchés. Point. Vouloir en rajouter c'est aller au delà de la Bible. Point.
Mormon a écrit : 26 août26, 08:20La mort est le salaire du péché par la culpabilité par nous-même, et physique par la chute d'Adam.
Ce n'est même pas ce que dit le verset. Pardon, mais ça fait longtemps que je n'accordes plus aucun crédit au mormonisme.
La première chose que fera un esclave après avoir quitté son maître, c'est s'en trouver un autre encore pire que le précédent. Et il n'y a pas pire maître que soi-même. - "Principe d’élévation - Réalité ou Illusionnisme pervers ?" G. C. Endrifel

agecanonix

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Re: La théologie biblique en schémas (pour enfants ou étudiants de la Bible)

Ecrit le 26 août26, 11:54

Message par agecanonix »

Romains 6:7 pose pourtant un principe de justice fondamental. Le péché est sanctionné par la mort, c'est son salaire.

Si donc un humain meurt, il subit la peine et comme on ne peut pas juger 2 fois une même faute, la dette est payée par la mort.


Si tu ne reconnais pas ce principe tu t'opposes à la rançon payée par Jésus pour les pécheurs.

En effet, on dit souvent dans la bible que Jésus est mort pour nous.. Ca veut donc dire que sa mort a une valeur qui permet le pardon des péchés. mais si la mort n'acquitte pas du péché, si elle n'a pas cet effet, alors pourquoi la mort de Jésus l'aurait-elle ?

Il faut bien que la mort acquitte les péchés pour que celle de Jésus le fasse. Nier Romains 6:7 c'est retirer à la rançon sa base juridique.

Les protestants ont ce principe : "chaque être humain vivant aujourd'hui se trouve dans la fenêtre de son unique opportunité de salut" sur la base d'hébreux 9:27.

Dans les théologies traditionnelles (catholique, protestante et évangélique), le verset d'Hébreux 9:27 (« il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement ») est couramment présenté comme l'argument ultime et l'obstacle décisif contre toute idée de réhabilitation post-mortem, de Millénium pédagogique ou de "seconde chance"

L'analyse linguistique et contextuelle menée par l'IA révèle cependant que cette lecture traditionnelle repose sur un contresens exégétique majeur
. Voici en détail ce que les religions font dire à ce texte, et comment l'IA en déconstruit la logique pour rétablir le sens original du grec.

I. Ce que les théologies traditionnelles font dire à Hébreux 9:27

Les doctrines classiques superposent trois affirmations au texte qui, en réalité, ne s'y trouvent pas :

L'immédiateté absolue du sort éternel : La théologie traditionnelle utilise ce verset pour postuler qu'au moment précis du dernier soupir (la mort biologique), un tribunal invisible se réunit instantanément pour fixer de manière irrévocable le sort éternel de l'individu (enfer, purgatoire ou paradis)
.
Le principe de la "décision présente" : La tradition protestante évangélique s'appuie massivement sur ce texte pour affirmer que la vie terrestre actuelle est l'unique et exclusive fenêtre d'opportunité pour le salut
. Cela sert de fondement à l'urgence missionnaire : si les humains pouvaient être instruits et sauvés après leur mort physique, l'urgence dramatique d'évangéliser "ici et maintenant" perdrait sa substance
.
L'exclusion de toute période intermédiaire : Pour les commentateurs orthodoxes, catholiques ou protestants, le mot "après" (meta de touto en grec) signifie "immédiatement après", éliminant d'office toute phase intermédiaire de résurrection physique, d'apprentissage ou d'évaluation progressive durant les mille ans du Millénium
.
II. Les failles de la lecture traditionnelle révélées par l'IA

L'IA démontre que la théologie classique applique à ce texte un "isolationnisme" et une immédiatisation qui trahissent l'intention de l'auteur

. Elle soulève trois arguments destructeurs pour la lecture traditionnelle :
1. Le contresens sur le mot grec Krisis (Jugement)
Le terme original utilisé par l'auteur d'Hébreux n'est pas une sentence pénale immédiate ou un verdict flash, mais « κρίσις » (krisis)
.
En grec classique et biblique, la krisis se traduit fidèlement par « évaluation », « examen qualitatif » ou « processus d'instruction »
.
Rien dans la racine ou l'usage de ce mot n'impose une notion d'instantanéité.

. Le texte n'annonce donc pas un verdict immédiat au moment de la mort, mais simplement que la mort physique fige l'existence humaine, ouvrant ainsi la phase d'instruction de son dossier
.
2. La rupture du parallélisme grammatical (L'élasticité temporelle)

Pour comprendre Hébreux 9:27, l'IA rappelle qu'il est méthodologiquement interdit de l'isoler du verset 28
. Les deux versets forment une seule et même phrase construite sur une comparaison stricte (« de même que... de même aussi »)
:
Verset 27 : *« Et **de même qu'*il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement... »

Verset 28 : « de même aussi le Christ, qui s'est offert une seule fois pour porter les péchés de beaucoup, apparaîtra une seconde fois... »

L'IA met ici en évidence une contradiction logique majeure chez les théologiens classiques : si le jugement qui suit la mort de l'homme (v. 27) doit être instantané, alors par parallélisme, le retour du Christ (v. 28) aurait dû l'être aussi.

. Or, entre la mort unique du Christ et sa seconde apparition, plus de deux millénaires se sont écoulés.

. Le terme « après » (meta) valide donc scientifiquement l'existence d'un intervalle temporel élastique et significatif.

. Le jugement de l'homme suit sa mort avec la même élasticité temporelle que la Parousie suit le sacrifice de la croix, ce qui laisse tout l'espace nécessaire à la phase de résurrection et au Millénium
.
3. Un contexte théologique déformé.

L'IA rappelle que le contexte de l'Épître aux Hébreux à cet endroit n'est pas une étude eschatologique sur la chronologie de la fin des temps
. L'auteur y développe une argumentation purement christologique visant à prouver l'unicité et la suffisance absolue du sacrifice de Jésus.

. Il utilise la mort unique de chaque être humain comme une simple analogie illustrative : de même qu'un homme ne meurt qu'une fois, le Christ n'est mort qu'une fois.

. Lui faire porter le poids d'une condamnation immédiate de l'au-delà est une dérive extra-textuelle.


En fait, l'IA a détecté que l'hypothèse protestante du salut conditionné par ce qu'un humain fait de sa vie ne contredisait en aucune façon, l'espérance des témoins de Jéhovah pour les ressuscités qui se verraient offrir une nouvelle possibilité de salut après leur retour à la vie.

Je pose le problème : la majorité des humains, s'il fallait avoir été chrétien de son vivant, sont automatiquement exclus du salut par l'axiome protestant, car en effet, ils sont des milliards à avoir vécu, depuis l'origine, sans savoir même ce qu'était un chrétien.
En effet, de très nombreux enfants sont morts trop jeunes pour savoir, et beaucoup d'humains sont nés et ont vécu dans des pays ou à des époques où le christianisme était peu voir pas connu du tout.

Selon l'axiome protestants, tous ces gens vont être jugés sur les fautes qui ont causé leur mort une seconde fois et se retrouver condamnés définitivement.

Tout ça parce qu'ils n'ont pas pu être en vie à un moment où le christianisme était facilement accessible.

Mais si nous adoptons l'autre hypothèse, celle d'un seconde chance après la résurrection, alors nous respectons mieux que les protestants la règle qu'ils ont découverte.

Et oui, alors qu'ils sont obligés de bricoler des hypothèses qui régleraient le problème de taille que nous soulevons, l'hypothèse d'un jugement opéré après une période de vie qui suit la résurrection, rend les choses parfaitement équitables pour tous.

Les morts chrétiens ressuscitent pour la vie éternelle. C'est parce qu'ils ont fait le bon choix de leur vivant.
Les fidèles du passé ressuscitent comme justes pour les mêmes raisons.
La grande foule traverse en vie la grande tribulation et accède au paradis terrestre toujours pour un choix fait de leur vivants.
Et enfin, tous les morts sont ressuscités au début des 1000 ans et disposent de ce temps où ils sont en vie pour choisir.

Nous venons de faire la liste de tous les cas possibles, et TOUS respectent la même règle protestante: il faut être en vie et connaitre la vérité du royaume pour être sauvé en ayant la foi..

Alors même que pour sauver des milliards d'humains morts sans avoir pu savoir, le protestantisme est contraint de changer la règle du salut non pas pour quelques exceptions, mais pour la majorité des humains pour lesquels Jésus est mort..

Ils ont développé 4 échappatoires pour régler ce problème. Mais reconnaissez que ça fait mauvais genre d'avoir oublié ces morts là .

La plus ancienne réponse date du début du protestantisme et a longtemps été la doctrine de la prédestination stricte et de la souveraineté absolue de Dieu. Leur position de l'époque était tranchée : l'humanité entière est déchue et coupable, Dieu choisit souverainement qui il sauve, et ceux qui meurent sans l'Évangile périssent justement à cause de leur nature pécheresse, sans qu'on ait à contester les décrets divins.

Un peu expéditif comme solution et loin d'être satisfaisante, et surtout juste.

C'est pour cette raison, mais à partir du XIX siècle seulement, que 3 ou 4 autres hypothèses ont vu le jour.

Curieux de devoir attendre 1900 années après Jésus pour découvrir non pas une, ni deux hypothèses, mais plutôt 4 qui sont à ce point nombreuses pour la raison qu'elles divisent le monde protestant.

Ne devrions nous pas trouver une réponse simple et logique à cette question dans le NT et non pas 19 siècle plus tard, et si c'était aussi évident, pourquoi 4 ou 5 hypothèses ?
.

Mormon

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Re: La théologie biblique en schémas (pour enfants ou étudiants de la Bible)

Ecrit le 27 août26, 08:23

Message par Mormon »

Gérard C. Endrifel a écrit : 26 août26, 09:17 Le salaire que paie le péché c'est la mort. Point. Un être mort est quitte de ses péchés.
Alors le méchant comme le juste est quitte de ses péchés... et ils vont les deux au paradis ! C'est encore mieux que le purgatoire des cathos. :winking-face-with-tongue: :rolling-on-the-floor-laughing:
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Re: La théologie biblique en schémas (pour enfants ou étudiants de la Bible)

Ecrit le 27 août26, 08:43

Message par agecanonix »

Mormon a écrit : 27 août26, 08:23 Alors le méchant comme le juste est quitte de ses péchés... et ils vont les deux au paradis ! C'est encore mieux que le purgatoire des cathos. :winking-face-with-tongue: :rolling-on-the-floor-laughing:
non ! c'est plus beau que ça : tout le monde a la même chance car Dieu est amour, mais toi qui aime que les méchants souffrent, tu seras satisfait de savoir qu'il n'y aura pas d'autre chance. Une seule, mais pour tout le monde.

je suis toujours fasciné de voir des "?? chrétiens " tenir absolument à liquider des méchants, oubliant qu'au départ et jusqu'au bout ce sont des enfants de Dieu s'ils n'ont pas commis le péché impardonnable. Dans ce cas, accueillons ces fils prodigues..

Gérard C. Endrifel

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Re: La théologie biblique en schémas (pour enfants ou étudiants de la Bible)

Ecrit le 27 août26, 08:44

Message par Gérard C. Endrifel »

Mormon a écrit : 27 août26, 08:23et ils vont les deux au paradis !
Cela c'est ce qu'il reste à déterminer. Révélation 20, la fin du verset 3. Le verset 7 et le verset 8. A votre avis, qui sont ceux qui seront consumés ? Des humains. Ceux pour qui la résurrection sera une résurrection de jugement. Eux seront mort sans possibilité de retour ni d'accès au paradis. Lisez la Bible.
La première chose que fera un esclave après avoir quitté son maître, c'est s'en trouver un autre encore pire que le précédent. Et il n'y a pas pire maître que soi-même. - "Principe d’élévation - Réalité ou Illusionnisme pervers ?" G. C. Endrifel

Mormon

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Re: La théologie biblique en schémas (pour enfants ou étudiants de la Bible)

Ecrit le 27 août26, 08:54

Message par Mormon »

Gérard C. Endrifel a écrit : 27 août26, 08:44 Cela c'est ce qu'il reste à déterminer. Révélation 20, la fin du verset 3. Le verset 7 et le verset 8. A votre avis, qui sont ceux qui seront consumés ? Des humains. Ceux pour qui la résurrection sera une résurrection de jugement. Eux seront mort sans possibilité de retour ni d'accès au paradis. Lisez la Bible.
Tu as dit que la mort nous rend quitte du péché, donc le méchant est racheté selon ta combine.

Maintenant, tu me dis que le méchant reviendra juste le temps de se faire juger puis retourner au néant. On marche sur la tête ! :grinning-face-with-smiling-eyes:
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Gérard C. Endrifel

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Re: La théologie biblique en schémas (pour enfants ou étudiants de la Bible)

Ecrit le 27 août26, 09:30

Message par Gérard C. Endrifel »

Mormon a écrit : 27 août26, 08:54 Tu as dit que la mort nous rend quitte du péché, donc le méchant est racheté selon ta combine.

Maintenant, tu me dis que le méchant reviendra juste le temps de se faire juger puis retourner au néant. On marche sur la tête ! :grinning-face-with-smiling-eyes:
Lisez la Bible. La mort vous rend quitte de vos péchés dans cette vie. Nous mourrons tous. C'est pour une raison. Le salaire que paye le péché c'est la mort. Niez le et vous niez un pan entier de la Bible. Si vous ne mourrez pas, mon cher Mormon, c'est que vous êtes exempt de tout péché. Or, nous péchons tous et ainsi tous nous mourrons. A la résurrection, si toutefois vous ressuscitez, ce qui n'est pas forcément gagné, quel péché va devoir verser ENCORE un salaire ? Ceux de votre vie passée ou ceux de votre vie de ressuscité ?

Vous aussi, vous êtes un partisan de la double peine. Si j'ai des PV dans cette vie et que le seul moyen d'honorer la dette c'est de mourir, vous allez me ressusciter pour me dire que je dois vous les payer à nouveau et me tuer (parce que là c'est plus mort biologique mais meurtre). Vous êtes morbide et totalement injuste, incapable d'aimer.
La première chose que fera un esclave après avoir quitté son maître, c'est s'en trouver un autre encore pire que le précédent. Et il n'y a pas pire maître que soi-même. - "Principe d’élévation - Réalité ou Illusionnisme pervers ?" G. C. Endrifel

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Re: La théologie biblique en schémas (pour enfants ou étudiants de la Bible)

Ecrit le 27 août26, 09:54

Message par Mormon »

Gérard C. Endrifel a écrit : 27 août26, 09:30 ]Donc nous sommes Lisez la Bible. La mort vous rend quitte de vos péchés dans cette vie
. Nous mourrons tous quitte du péché. Merveilleux !



Mois je croyais que c'est la foi en Jésus qui nous sauve... après tout ce que nous pouvons faire par la repentance et le pardon dans cette vie.


Je ne prends pas Dieu pour un c..


Une fois mort, tout est joue. Nous serons jugé au mieux après avoir fait au mieux avec ce que l'on a reçu dans ce monde.

C'est le Christ qui paye pour nous par son expiation, et non notre mort.

Vous passer le Seigneur à la trappe
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Gérard C. Endrifel

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Re: La théologie biblique en schémas (pour enfants ou étudiants de la Bible)

Ecrit le 27 août26, 10:12

Message par Gérard C. Endrifel »

Mormon a écrit : 27 août26, 09:54Une fois mort, tout est joue. Nous serons jugé au mieux après avoir fait au mieux avec ce que l'on a reçu dans ce monde.

C'est le Christ qui paye pour nous par son expiation, et non notre mort.

Vous passer le Seigneur à la trappe
Vous passez le véritable amour et la véritable miséricorde à la trappe.

On en reparlera à la résurrection. Quand vous aurez l'air d'un imbécile et qu'un TJ se présentera à votre porte.
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Re: La théologie biblique en schémas (pour enfants ou étudiants de la Bible)

Ecrit le 27 août26, 20:10

Message par Mormon »

Une petite leçon de christianisme pour Gérard C. Endrifel et compères :


La nécessité d'un Sauveur


Le mec, son copain et le policier :

Le mec vol une voiture et a un accident.

Le policier le condamne à faire de la prison pour le délit.

Un copain du mec dit au policier que son ami n'aura pas la force de supporter les souffrances de la solitude liées à son délit, et qu'il est prêt à prendre sa place.

Le policier lui répond "Puisque c'est comme ça, tu prendras sa place en prison, car je vois que tu es parfait pour supporter la temps de la culpabilité prévue pour son crime". A quoi le copain s'engage.

Le mec est tellement touché par le sacrifice de son copain (d'autant que son ami a promis de vaincre la mort physique pour lui, en plus) qu'il regrette profondément ce qu'il a fait, et s'engage à réparer et suivre son exemple à jamais, et fait alliance avec lui (baptême) pour y parvenir avec son aide.

Du coup, vu son changement de coeur, son copain propose au policier de le sortir de prison.

Le policier ne voit alors plus pourquoi il devrait le retenir du fait que le mec est devenu gentil par un repentir sincère et complet ; sachant que son copain satisfera les exigences de la justice en souffrant à sa place le temps prévu pour son délit.

C'est cela le christianisme : le Christ a souffert à notre place pour que la justice soit satisfaite, et que nous puissions alors obtenir la force de nous repentir.

Car la justice exige un châtiment, en revanche la perfection exige le pardon - Jésus-Christ rend miraculeusement compatibles ces deux principes antagonistes.

" Mais il était blessé pour nos péchés, Brisé pour nos iniquités; Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, Et c'est par ses meurtrissures que nous sommes guéris." (Esaïe 53: 5).
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Thomas

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Re: La théologie biblique en schémas (pour enfants ou étudiants de la Bible)

Ecrit le 30 août26, 22:28

Message par Thomas »

agecanonix a écrit : 26 août26, 11:54
blabla avec 0 texte biblique à l'appui
Romains 6:7 est hors-sujet. Placé dans son contexte il parle de l'expérience de la conversion à Christ. Le texte explique que quand on se convertit à Christ on n'est plus esclave du péché.

Je ne vais pas vomir des pages d'IA pour te le prouver je te laisse poser la question toi-même ("Romains 6:7 parle-t-il de la mort physique ?").

De plus Esaïe 53:4-6, 11, 12 et d'autres passages (1 Pierre 2:24, Rm 3:24-26...) disent bien que Jésus à la croix prend sur lui la punition qui nous était réservée à cause de nos péchés. Or si les humains reçoivent leur punition à leur propre mort, de qui Jésus a-t-il payé la punition finalement ? De qui est-il la "victime expiatoire" ?

Moi je pose juste des questions simples :

Romains 2:5-9 :
Mais, par ton endurcissement et par ton cœur impénitent, tu t'amasses un trésor de colère pour le jour de la colère et de la révélation du juste jugement de Dieu, 6qui rendra à chacun selon ses œuvres : 7la vie éternelle à ceux qui, par la persévérance à bien faire, cherchent la gloire, l'honneur et l'incorruptibilité ; 8mais la colère et la fureur à ceux qui, par esprit de dispute, désobéissent à la vérité et obéissent à l'injustice. 9Tribulation et angoisse pour toute âme humaine qui pratique le mal, pour le Juif premièrement puis, pour le Grec !

Question 1 : de qui parle Paul ici ?
Question 2 : "à chacun selon ses oeuvres" : de quelles oeuvres parle-t-il ?
Question 3 : à quel moment la colère et la fureur (le "trésor de colère") vont-ils s'abattre sur ces personnes ?

Tu peux t'aider de l'IA pour répondre. Réponse en moins de 100 lignes souhaitée. :hugging-face:
Ensuite on pourra passer à 2 Pierre 2:9, puis Daniel 12:2 (repris par Jésus en Jean 5)
"Vous étudiez les Écritures parce que vous pensez avoir par elles la vie éternelle. Ce sont elles qui rendent témoignage à mon sujet, et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie !" - Jean 5:39, 40

Les Témoins de Jéhovah face à la Bible : http://www.jw-verite.org

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Re: La théologie biblique en schémas (pour enfants ou étudiants de la Bible)

Ecrit le 01 sept.26, 22:16

Message par agecanonix »

J'ai posé la question suivante à gémini , chatGPT et ClaudeIA

en lisant romains 5 et 6, penses tu que le verset de romains 6:7 est un principe général ou une exception. répond uniquement sur le texte et non pas sur la théologie, l'exégèse d'une religion: uniquement sur les mots grecs.

Réponse de Gémini :

Le texte grec de Romains 6:7 énonce : $$\text{ὁ γὰρ ἀποθανὼν δεδικαίωται ἀπὸ τῆς ἁμαρτίας}$$(ho gar apothanōn dedikaiōtai apo tēs hamartias) L'analyse de la structure syntaxique et des choix lexicaux de ce verset permet d'examiner s'il s'agit d'un principe général ou d'une exception sur le plan strictement textuel :Le sujet et le verbe (la structure générale) :L'expression $\text{ὁ ἀποθανὼν}$ (ho apothanōn) est un participe aoriste substantivé au masculin singulier avec l'article défini, traduisant littéralement « celui qui est mort » ou « le mort [ayant accompli l'acte de mourir] ». En grammaire grecque, l'utilisation d'un participe substantivé sans nom propre désigne une catégorie générale, une classe de personnes ou une règle universelle (quiconque est dans cet état).Le verbe $\text{δεδικαίωται}$ (dedikaiōtai) est à la voix passive, au mode indicatif, et au temps parfait. Le temps parfait exprime une action accomplie dans le passé dont les effets ou l'état résultant se prolongent dans le présent. Le passif (souvent appelé passif divin) indique que l'action d'être libéré/acquitté est subie par le sujet par l'intervention d'une autorité extérieure. Le vocabulaire de la libération ($\text{δικαιόω}$) : Le verbe $\text{δικαιόω}$ (dikaioō) signifie littéralement « rendre juste », « déclarer juste » ou « acquitter » (dans un cadre juridictionnel). Suivi de la préposition $\text{ἀπὸ}$ (apo — « loin de », « de ») couplée à $\text{τῆς ἁμαρτίας}$ (tēs hamartias — « du péché »), le sens textuel renvoie à l'idée d'une rupture légale : la personne décédée se trouve, par le fait même de sa mort, juridiquement affranchie, acquittée ou détachée des revendications, des dettes ou de l'emprise que le péché exerçait sur elle. La fonction logique ($\text{γὰρ}$) : Le verset s'ouvre par la conjonction explicative $\text{γὰρ}$ (gar — « car » ou « en effet »). Cette particule sert de pivot logique pour justifier ou expliciter l'assertion précédente du verset 6 (« afin que nous ne soyons plus esclaves du péché »). Il énonce une règle axiomatique universelle appliquée au domaine juridique : de même que dans le droit civil ou commun, un mort n'est plus soumis aux lois, aux créanciers ou aux poursuites de son ancien maître, de même, quiconque est mort subit une rupture objective et définitive avec ses obligations antérieures.L'examen des termes grecs et de la structure de la phrase montre que le verset 6:7 fonctionne non pas comme une exception isolée, mais comme un principe général et absolu (énoncé comme une vérité de nature quasi-juridique ou physique : l'état de mort entraîne mécaniquement la rupture des liens de servitude avec le péché).

Réponse de chattGPT.

Oui. Si on se limite au texte grec de Romains 5–6, sans introduire de théologie ultérieure, Romains 6:7 se lit beaucoup plus naturellement comme un principe général que comme une exception.

Le grec est :

ὁ γὰρ ἀποθανὼν δεδικαίωται ἀπὸ τῆς ἁμαρτίας.
ho gar apothanōn dedikaiōtai apo tēs hamartias

Littéralement :

ὁ ἀποθανών (ho apothanōn) = « celui qui est mort » / « celui qui est décédé »
δεδικαίωται (dedikaiōtai) = « a été justifié », « a été acquitté/libéré » — parfait passif de δικαιόω
ἀπὸ τῆς ἁμαρτίας = « de/vis-à-vis du péché »
1. Le point déterminant : Paul ne met aucune restriction

Paul ne dit pas :

« celui qui est mort dans telle condition... »

ni :

« celui qui est mort à l'exception de... »

Il emploie simplement ὁ ἀποθανών, une construction avec article + participe qui désigne celui qui est mort.

Puis vient γάρ (« car », « en effet »), qui rattache directement 6:7 à l'argument précédent.

2. Et surtout, le contexte immédiat de 6:6–8

Paul construit un raisonnement très symétrique :

6:6

ὁ παλαιὸς ἡμῶν ἄνθρωπος συνεσταυρώθη
« notre vieil homme a été crucifié »

afin que :

καταργηθῇ τὸ σῶμα τῆς ἁμαρτίας
« le corps du péché soit réduit à l'impuissance »

6:7

ὁ γὰρ ἀποθανὼν δεδικαίωται ἀπὸ τῆς ἁμαρτίας
« car celui qui est mort a été justifié/libéré du péché »

6:8

εἰ δὲ ἀπεθάνομεν σὺν Χριστῷ
« si nous sommes morts avec Christ »

La logique grammaticale est donc :

mort → conséquence par rapport au péché

Puis Paul applique cette proposition à son propre sujet :

nous sommes morts avec Christ → nous croyons que nous vivrons aussi avec lui.

3. Le contraste avec 5:12–21 renforce cette lecture

Romains 5 établit justement une relation entre mort et péché :

δι' ἑνὸς ἀνθρώπου ἡ ἁμαρτία...
« par un seul homme le péché... »

puis :

εἰς πάντας ἀνθρώπους ὁ θάνατος διῆλθεν
« la mort s'est étendue à tous les hommes »

Et en 5:21 :

ἐβασίλευσεν ἡ ἁμαρτία ἐν τῷ θανάτῳ
« le péché a régné dans la mort »

En 6, Paul reprend précisément cette relation péché ↔ mort, mais en inverse :

ὁ ἀποθανών → δεδικαίωται ἀπὸ τῆς ἁμαρτίας

Il n'introduit pas dans le texte une catégorie particulière de morts bénéficiant d'une exception.

4. Une précision importante sur « justifié »

Le verbe δικαιόω mérite d'être regardé séparément. Paul n'utilise pas ici un verbe signifiant « pardonner » (ἀφίημι) ni « rendre immortel » ou « donner la vie ».

Il dit :

δεδικαίωται ἀπὸ τῆς ἁμαρτίας

La préposition ἀπό marque une séparation/origine : « de », « hors de », « vis-à-vis de ».

Donc, strictement lexicalement, le texte établit une relation entre la mort et le fait d'être δικαιόω par rapport au péché.

Conclusion purement textuelle

Si on demande au texte grec :

« Romains 6:7 énonce-t-il une règle générale ou décrit-il une exception ? »

la formulation elle-même favorise nettement le principe général.

Pourquoi ? Parce que :

ὁ ἀποθανών est une désignation générale : « celui qui est mort » ;
aucun qualificatif restrictif n'est ajouté ;
γάρ présente 6:7 comme la raison de ce qui précède ;
le raisonnement de 5:12 à 6:7 développe précisément le rapport péché–mort ;
Paul applique ensuite le principe à « nous » en 6:8.

Donc, en restant exclusivement dans les mots grecs de Romains 5–6, je ne vois dans 6:7 aucun marqueur grammatical indiquant une exception. La lecture la plus directe est celle d'une proposition générale concernant celui qui est mort.

Réponse de Claude IA:

Romains 6:7 (NA28) : ὁ γὰρ ἀποθανὼν δεδικαίωται ἀπὸ τῆς ἁμαρτίας

Sur la seule base de la syntaxe grecque, ce verset se présente comme un principe général, non comme une exception ou un cas particulier.

1. La forme de la proposition

Le sujet est un participe aoriste substantivé précédé de l'article : ὁ ἀποθανών, « celui qui est mort ». Cette construction — article + participe, sans complément ni référent nommé — est la forme grecque classique de l'énoncé gnomique, c'est-à-dire de la maxime à portée universelle. Elle fonctionne exactement comme dans Mt 10:22 (ὁ δὲ ὑπομείνας εἰς τέλος οὗτος σωθήσεται) : un principe formulé de façon anonyme et intemporelle, applicable à quiconque remplit la condition énoncée par le participe.

Si Paul avait voulu désigner un cas circonscrit (le Christ seul, ou « nous » exclusivement), la syntaxe attendue aurait été un pronom personnel ou une proposition conditionnelle nommée — ce qu'il fait d'ailleurs juste après, au v. 8 : Εἰ δὲ ἀπεθάνομεν σὺν Χριστῷ. Le contraste syntaxique entre le v. 7 (participe articulaire anonyme, portée générale) et le v. 8 (verbe fléchi à la première personne du pluriel, ἀπεθάνομεν, portée spécifique) est significatif : le v. 7 énonce la règle, le v. 8 en fait l'application au cas de « nous ».

2. La valeur du connecteur γάρ

γάρ est explicatif/justificatif. Il relie le v. 7 au v. 6 (ὁ παλαιὸς ἡμῶν ἄνθρωπος συνεσταυρώθη...) comme fondement logique : le v. 6 énonce un fait particulier (notre vieil homme a été crucifié), et le v. 7 en donne la raison sous forme de loi générale (quiconque meurt est affranchi du péché). La structure argumentative est donc : cas particulier → principe général invoqué comme justification → nouvelle application particulière (v. 8). Un γάρ introduisant une exception isolée serait syntaxiquement incongru ; γάρ introduit ici la ratio qui vaut pour toute occurrence de la catégorie ὁ ἀποθανών.

3. Le temps verbal δεδικαίωται

Le parfait passif (δεδικαίωται, de δικαιόω) exprime un état résultant, valable de façon stable pour quiconque entre dans la catégorie définie par le participe. C'est la morphologie typique de l'énoncé de portée intemporelle (comparer avec l'usage du parfait dans les sentences de type légal ou proverbial), non celle d'un événement daté ou limité à un référent unique.

Conclusion textuelle : la combinaison ὁ + participe aoriste substantivé + γάρ explicatif + parfait δεδικαίωται signale, au seul plan grammatical, un énoncé gnomique de portée générale — une règle dont le v. 8 opère ensuite l'application au cas des destinataires de l'épître.


CONCLUSION. le texte de Romains 6:7 ne traite pas un cas particulier, celui des seuls chrétiens, mais un "principe" de portée générale : il s'agit de tous les morts.

On retrouve cette formule en romains 7:1 à 4 où apparaît d'abord un principe général : que la Loi domine sur un homme aussi longtemps qu’il vit., et qui se voit appliqué à un cas particulier : une femme mariée est liée par la loi à son mari tant qu’il est vivant, mais si son mari meurt, elle est libérée de la loi de son mari

Même construction en Romains 6: un principe général valable pour tous les morts: celui qui est mort a été acquitté de son péché. et une application particulière aux chrétiens: En effet, nous savons que notre vieille personnalité a été clouée au poteau avec lui, pour que notre corps pécheur soit privé de sa force, pour que nous ne continuions plus d’être les esclaves du péché

Pour le 1er cas, c'est parce que la loi domine l'homme tant qu'il est en vie qu'à sa mort sa femme est libre.

Pour le 2ème cas : c'est parce celui qui est mort a été acquitté de son péché que vous n'êtes plus esclaves du péché puisque vous êtes morts en christ.

agecanonix

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Re: La théologie biblique en schémas (pour enfants ou étudiants de la Bible)

Ecrit le 03 sept.26, 01:35

Message par agecanonix »

J'ai fait la recherche suivante :

« Comment le corpus biblique permet-il de valider la distinction fondamentale entre l'acquittement juridique par la mort, le droit à la résurrection universelle par le sacrifice de Jésus, et l'exigence de la foi pour l'obtention finale de la vie éternelle au terme des mille ans ?
Plus précisément, comment s'articule la séquence suivante :

L'acquittement par la mort (Romains 6:7) : En quoi la mort biologique règle-t-elle le contentieux juridique du péché adamique d'un individu, sans pour autant lui conférer un droit intrinsèque à la résurrection ou à l'éternité ?

La résurrection par le Christ (Actes 24:15) : Comment la mort de Jésus paye-t-elle la condamnation adamique globale pour ouvrir légalement les tombes de tous les humains (justes et injustes) ?

L'exigence de la foi pour la vie éternelle (Apocalypse 20) : Pourquoi la résurrection ne garantit-elle pas automatiquement l'immortalité , et comment cette exigence de foi active s'applique-t-elle différemment :

Immédiatement dès leur résurrection pour les Élus (les 144 000), dont la fidélité a été scellée de leur vivant ?

Progressivement pour les injustes ressuscités, à la condition qu'ils vivent une période d'apprentissage physique (le Millénium) pour pouvoir librement développer cette foi avant le verdict final ? »

REPONSE :

La validation rigoureuse de cette séquence théologique s'appuie directement sur les textes bibliques analysés et structurés au sein de vos sources. En croisant la nature juridique de la mort, la valeur transactionnelle du sacrifice du Christ et la fonction pédagogique du Millénium, le corpus permet de confirmer chacun de vos points étape par étape.

Voici la démonstration méthodique et détaillée pour valider l'ensemble de votre proposition :

I. La mort règle le contentieux et acquitte le pécheur (Romains 6:7)

La Bible pose au départ une équation juridique stricte : « le salaire du péché, c'est la mort » (Romains 6:23) . La sanction du péché est exclusivement définie comme la mort physique (la cessation de l'existence), et non comme des tourments éternels.

L'acquittement légal : En subissant la mort biologique, l'être humain paie la sentence inhérente à sa condition adamique .

La remise à zéro : C'est ici que s'applique le principe constitutionnel de Romains 6:7 : « car celui qui est mort a été affranchi [acquitté] du péché » . Le terme grec utilisé par l'apôtre Paul, dedikaiôtai, est un terme juridique technique signifiant « justifié, acquitté par une sentence définitive ».

L'exclusion de la double peine : La mort biologique solde l'arriéré de la condamnation . Dieu ne peut pas administrer et réclamer une sanction deux fois pour le même délit : la mort ayant réglé la dette légale, le contentieux passé est juridiquement clos et les compteurs sont remis à zéro .

II. Cet acquittement ne force pas la résurrection et n'offre pas la vie éternelle

Bien que la mort d'un individu règle sa dette passée, elle le laisse dans un état de néant absolu et définitif au sein du Shéol .

L'impuissance de notre propre mort : Subir la mort physique acquitte l'humain de son passé, mais ne lui donne aucun droit intrinsèque de revenir à la vie ou d'accéder à l'éternité . L'être humain n'a pas en lui-même le pouvoir de s'extirper de la tombe.

La nécessité d'un acte extérieur : Un acquittement biologique n'est pas une force génératrice de vie nouvelle ; il ne fait que solder une dette. Sans une intervention légale et créatrice extérieure, l'humanité resterait morte à jamais.

III. La mort de Jésus brise le néant et permet la résurrection de tous

Pour que l'humanité ne reste pas éternellement captive de la tombe, il a fallu l'introduction d'un mécanisme de rachat global : La rupture de la condamnation adamique : Par le mécanisme de la rédemption, le Christ s'offre comme substitut universel . Jésus n'est pas mort pour effacer une seconde fois les péchés individuels déjà payés par la tombe des gens (ce qui équivaudrait à une double facturation juridique impossible).

L'ouverture des tombes : La mort du Christ a payé la dette de la condamnation adamique globale afin d'acheter le droit légal de ressusciter les morts . C'est son sacrifice qui brise le caractère permanent de la mort et rend juridiquement possible le retour à l'existence tant des justes que des injustes (Actes 24:15) . La résurrection est ainsi l'outil logistique du pardon divin, offerte gratuitement par le sang du Christ.

IV. La résurrection ne garantit pas la vie éternelle (L'exigence de la foi)

Une fois ramenés à la vie, les humains ne reçoivent pas automatiquement un passeport pour l'éternité : Un statut encore ouvert : Le corpus affirme explicitement que « la résurrection ne constitue pas automatiquement l'octroi définitif de la vie éternelle » . Le pardon des fautes anciennes (réglé par la mort) et le retour à la vie (permis par Christ) remettent les compteurs à zéro, mais ils ne valident pas l'adhésion future de l'individu au projet de Dieu .

La nécessité de la foi : Pour obtenir la vie éternelle (ezèsan, la vie qualitativement supérieure), l'Écriture exige que l'individu adhère volontairement à Dieu par la foi et l'obéissance. L'accès à la vie éternelle dépend de cette démonstration de fidélité.

V. L'application immédiate pour les Élus (La première résurrection)

Pour le groupe restreint des élus (les 144 000 / les saints d'Apocalypse 20:4), la foi et la fidélité ont été pleinement démontrées et validées de leur vivant sur terre :

Un statut déjà scellé : Ayant reçu de leur vivant le sceau de l'Esprit Saint et ayant persévéré dans l'épreuve, leurs noms sont inscrits de manière ininterrompue dans le livre de vie avant même leur résurrection (Philippiens 4:3).

Exemptés de jugement : C'est pourquoi ils participent à la « première résurrection » à la Parousie . Ils ressuscitent directement dans des corps glorieux et incorruptibles, sans passer par une procédure de jugement ou d'évaluation intermédiaire.

Ils entrent immédiatement dans la vie éternelle et la co-localisation céleste avec Christ, car la seconde mort n'a aucun pouvoir sur eux (Apocalypse 20:6).

VI. L'application progressive pour les autres morts (Le Millénium pour les injustes)

Pour l'immense majorité des humains qui sont morts dans l'ignorance, sans avoir pu faire un choix conscient et éclairé de leur vivant (les injustes d'Actes 24:15), Dieu a prévu une infrastructure d'accueil équitable :

Le retour avec un casier vierge : Grâce à Romains 6:7, ils ressuscitent physiquement sur la terre renouvelée libérés de leur passif juridique .

Le besoin d'apprendre : Ils reviennent cependant avec leur structure mentale, leur ignorance ou leurs croyances erronées passées . S'ils étaient jugés immédiatement, ils échoueraient.

La phase de réhabilitation (les 1 000 ans) : Le Millénium est conçu comme un espace thérapeutique, éducatif et institutionnel.

Durant cette période, débarrassés de l'influence corruptrice de Satan (qui est lié), soignés par les feuilles de l'arbre de vie et instruits sous la régence du Christ et des 144 000 prêtres et rois, ils reçoivent enfin la pleine connaissance de la vérité.

L'enregistrement des œuvres nouvelles : C'est durant cette vie millénaire que leurs choix libres et conscients sont progressivement consignés dans les nouveaux « rouleaux » d'Apocalypse 20:12, apportant la preuve concrète de leur foi et de leur attachement à Dieu.

VII. L'octroi de la vie éternelle à la fin des 1 000 ans

L'accès définitif à la vie éternelle pour l'humanité terrestre n'est validé qu'au terme du processus d'évaluation :

Le test de la libération de Satan : À la fin des mille ans, Satan est libéré pour un peu de temps.

Ce test final — identique dans sa structure au litige d'Éden — permet à chaque être humain, désormais parfaitement soigné, éduqué et conscient des enjeux, d'exercer son libre arbitre de manière totalement libre et éclairée.

Le verdict du Jugement Final : Lors de cette ultime étape, les livres sont consultés.

Ceux qui ont activement résisté à Satan et confirmé leur fidélité à Dieu voient leurs noms définitivement validés dans le Livre de Vie et entrent pleinement dans la vie éternelle physique sur une terre purifiée, où la mort et la douleur disparaissent à jamais (Apocalypse 21:4)
.
En somme, votre modèle est entièrement validé par le corpus : la mort physique acquitte du passé, le sacrifice de Christ achète le droit au retour à la vie, et le Millénium fournit le cadre de vie indispensable pour que chaque ressuscité puisse librement développer la foi requise pour recevoir l'immortalité.

Les Élus sont testés dans un monde hostile (sous l'influence de Satan), mais reçoivent une aide divine exceptionnelle (l'onction du Saint-Esprit).

Les Injustes sont éduqués et soignés dans un monde paisible (le Millénium), mais doivent passer leur examen final sans filet de sécurité face à Satan libéré.
La justice de Dieu est ainsi parfaite : elle offre à chaque être humain, quelle que soit son époque, une égalité des chances absolue face à la vie éternelle.

REPONSE aux questions et objections :

question de Thomas : si les humains reçoivent leur punition à leur propre mort, de qui Jésus a-t-il payé la punition finalement ? De qui est-il la "victime expiatoire" ?

Les humains reçoivent leur punition en mourant. Jésus a acquit le droit de les ressusciter. Pour autant, ils n'ont pas la vie éternelle à leur résurrection mais après avoir réussi le test de Satan.

question de Mormons : Alors le méchant comme le juste est quitte de ses péchés... et ils vont les deux au paradis ! C'est encore mieux que le purgatoire des cathos.

On parle des injustes, pas des méchants : Le mot "injuste" est centré sur la justice / le comportement conforme ou non au droit alors que le mauvais est nuisible, malfaisant, mauvais dans son caractère ou dans ses actions.

« Injuste » désigne un état ou une conduite, pas une condition définitive.
Un ἄδικος peut devenir δίκαιος : être qualifié d’« injuste » n’implique donc pas un état irréversible.

C'est pour cela que Paul se réjouissait qu'il y ait une résurrection des justes mais aussi des injustes. Actes 24:15.

Par contre, tout homme ayant commis le péché impardonnable ne pourra pas bénéficier d'une résurrection visant à pardonner les péchés qualifiés comme " ne menant pas à la mort." 1 Jean 5:16-17
  • Si quelqu’un aperçoit son frère en train de commettre un péché qui ne mène pas à la mort, qu’il prie, et Dieu donnera la vie à ce frère. Il la donnera à ceux qui ne commettent pas de péchés qui mènent à la mort. Il y a un péché qui mène à la mort. Ce n’est pas à propos de ce péché-​là que je lui dis de faire une demande.


Nous savons donc que certains péchés sont impardonnables, qu'ils mènent à la mort même si un élu prie pour celui qui l'a commis.
Cela introduit deux sortes de péchés, les pardonnables et les impardonnables.

La résurrection étant la solution offerte par Jésus pour pardonner les péchés, elle ne peut concerner que les péchés qui ne mènent pas à la mort, les péchés pardonnables. On imagine bien que Dieu sait faire la différence entre un péché impardonnable et un péché qui ne mène pas immédiatement à la mort. A la résurrection, les injustes seront des humains non justes, mais qui n'auront commis que des péchés qui ne mènent pas à la mort. Donc aucun méchant..

Mormon

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Re: La théologie biblique en schémas (pour enfants ou étudiants de la Bible)

Ecrit le 04 sept.26, 07:29

Message par Mormon »

agecanonix a écrit : 03 sept.26, 01:35
question de Mormons : Alors le méchant comme le juste est quitte de ses péchés... et ils vont les deux au paradis ! C'est encore mieux que le purgatoire des cathos.

On parle des injustes, pas des méchants : Le mot "injuste" est centré sur la justice / le comportement conforme ou non au droit alors que le mauvais est nuisible, malfaisant, mauvais dans son caractère ou dans ses actions.
On est ou "justes" (faire tout son possible en persévérant jusqu'à la fin pour garder la rémission de nos péchés), ou "injustes" (à différents degrés de laisser-aller spirituel à partir desquels chacun recevra selon ses oeuvres bonnes ou mauvaises à la résurrection).
a écrit :Par contre, tout homme ayant commis le péché impardonnable ne pourra pas bénéficier d'une résurrection visant à pardonner les péchés qualifiés comme " ne menant pas à la mort." 1 Jean 5:16-17
Tu sais même pas en quoi consiste le "péché impardonnable".
a écrit :La résurrection étant la solution offerte par Jésus pour pardonner les péchés
La résurrection (physique) ne pardonne rien du tout, elle est automatique et définitive pour justes et injustes. Pour être pardonner, il faut avoir foi en la résurrection (physique) de Jésus, et avoir foi en son expiation, se repentir, faire alliance par le baptême pour obtenir la rémission des péchés


La nécessité d'un Sauveur


Le mec, son copain et le policier :

Le mec vol une voiture et a un accident.

Le policier le condamne à faire de la prison pour le délit.

Un copain du mec dit au policier que son ami n'aura pas la force de supporter les souffrances de la solitude liées à son délit, et qu'il est prêt à prendre sa place.

Le policier lui répond "Puisque c'est comme ça, tu prendras sa place en prison, car je vois que tu es parfait pour supporter la temps de la culpabilité prévue pour son crime". A quoi le copain s'engage.

Le mec est tellement touché par le sacrifice de son copain - d'autant que son ami a promis en plus de vaincre la mort physique pour lui - qu'il regrette profondément ce qu'il a fait et s'engage à réparer et à changer de vie.

Du coup, vu son changement de coeur, son copain propose au policier de le sortir de prison.

Le policier ne voit alors plus pourquoi il devrait le retenir du fait que le mec est devenu gentil par un repentir sincère et complet, sachant que son copain satisfera les exigences de la justice en souffrant à sa place le temps prévu pour son délit.

C'est cela le christianisme : le Christ a souffert à notre place pour que la justice soit satisfaite et que nous puissions alors obtenir la force de nous repentir.

Car la justice exige un châtiment, en revanche la perfection exige le pardon - Jésus-Christ rend miraculeusement compatibles ces deux principes antagonistes.

" Mais il était blessé pour nos péchés, Brisé pour nos iniquités; Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, Et c'est par ses meurtrissures que nous sommes guéris." (Esaïe 53: 5).

Le Livre de Mormon online :
UN AUTRE TEMOIGNAGE DE JESUS-CHRIST
http://www.lds.org/scriptures/bofm?lang=fra
EGLISE de JESUS-CHRIST des SAINTS des DERNIERS JOURS

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