J'm'interroge a écrit : 26 juin26, 23:22
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L'esprit, la Vie, c'est ce qui se présente comme il se présente. C'est une p***** de bonne définition strictement empiriste.
Si par ces mots "esprit", "Esprit" ou "Vie" avec un grand "V" l'on n'y entend autre chose, l'on y entend des entités postulées creuses.
ronronladouceur a écrit : 02 juil.26, 10:51
C'est une définition assez naïve, vide, creuse, selon votre terme, qui ne tient pas compte du fait qu'il y a un bagage qui accompagne ce qui se présente, une entité à qui elle se présente, qui n'est pas neutre non plus...
Ici, ce qui se présente, c'est votre perception, votre histoire, votre langage, votre théorie, votre angle, votre lorgnette...
Bref,
c'est vous, personne d'autre...
@ ronronladouceur,
Tu réintroduis précisément ce que j'identifie comme une entité postulée creuse.
Tu affirmes qu'il y a « un bagage », « une entité à qui cela se présente », « une histoire », « une théorie », etc.
Or, ce que je demande est toujours le même : comment cela se présente-t-il concrètement ?
Que se présente-t-il exactement ?
Qu'il se présente des souvenirs, des représentations, des émotions, des habitudes, des raisonnements ou des attentes, je n'ai aucune difficulté à le reconnaître. Tout cela appartient à ce qui se présente et peut être décrit.
En revanche, lorsque tu affirmes qu'il y a une « entité à qui cela se présente », tu n'es plus dans la description. Tu postules une entité supplémentaire que tu ne montres pas.
Comment se présente-t-elle concrètement ? Comment l'identifies-tu ? Qu'est-ce qui permet de la distinguer d'une simple hypothèse ou postulat métaphysique ?
De même, lorsque tu écris : « Bref, c'est vous », tu ne décris pas un phénomène. Tu parles d'un sujet supposé derrière les phénomènes.
Or, dans ma démarche, un tel sujet n'est pas présupposé. Ce qui se présente peut parfaitement inclure un « moi » phénoménologique : des sensations, des associations de représentations, un sentiment d'identité, des souvenirs, une continuité vécue. Tout cela est descriptible.
Mais cela ne permet pas, à lui seul, de justifier l'existence d'une entité substantielle, d'un sujet transcendant distinct de ce qui se présente.
C'est précisément cette observation que je maintiens.
Ma démarche n'est donc pas de nier quoi que ce soit. Elle consiste à ne pas ajouter, sous forme de postulats, ce qui ne se présente pas lui-même et ne se vérifie pas dans l'expérience.
Il n'y a ici aucune théorie, angle ou lorgnette...
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1. S’en tenir au concret, c’est-à-dire à ce qui se présente, tel que cela se présente, sans ajout purement spéculatif.
2. Ne rien affirmer qui ne réfère à rien d’identifiable dans ce qui se présente.
3. Ne rien postuler qui ne puisse s’y vérifier.
4. Reconnaître toute construction théorique pour ce qu’elle est : une construction langagière.