S'en tenir à ce qui se présente tel qu'il se présente, sans en conclure n'importe quoi selon des croyances.Gaetan a écrit : 24 mai26, 00:30 Un Être t'apparait devant toi, ce que tu penses dépend de tes croyances.
.
S'en tenir à ce qui se présente tel qu'il se présente, sans en conclure n'importe quoi selon des croyances.Gaetan a écrit : 24 mai26, 00:30 Un Être t'apparait devant toi, ce que tu penses dépend de tes croyances.
Comme ça ton cerveau va arrêter de penser et se mettre en état contemplatif? Quand tu dis: Sans en conclure n'importe quoi selon des croyances'', ton mental te trompe.J'm'interroge a écrit : 24 mai26, 07:44 S'en tenir à ce qui se présente tel qu'il se présente, sans en conclure n'importe quoi selon des croyances.
.
Ici, il n'y a aucune tromperie. Ce qui me réfère à rien de particulier d'identifiable dans ce qui se présente et qui ne s'y vérifie pas n'est que pur baratin théorique creux, sans référent réel autre que des constructions verbales creuses.Gaetan a écrit : 24 mai26, 13:44 Comme ça ton cerveau va arrêter de penser et se mettre en état contemplatif? Quand tu dis: Sans en conclure n'importe quoi selon des croyances'', ton mental te trompe.
Bizarre les idées arrêtées que tu as .J'm'interroge a écrit : 23 mai26, 20:47 Justement non : je ne tranche pas ici sur une “réalité ultime”, ni sur ce qu’il y aurait “en soi”. Je pars simplement de ce que tu décris toi-même quand il y a un état méditatif : “une absence de pensée particulière”.
Nous parlions de la pratique de la méditation. Il se passe bien quelque chose durant cette pratique. En effet, même s'il s'agit de ne penser à rien en particulier, ce n’est pas un état d'indétermination dans le sens où rien ne se présente.
Quand j’utilise le mot “apparaître”, je ne parle pas forcément d’un objet fixe, d’un concept, ni d’une pensée déterminée. Je parle simplement du fait qu’il y a encore du vécu, des modalités, des variations, même diffuses. Elles ne sont peut-être pas interprétées mais elles sont pourtant présentes.
Donc je ne “tranche” pas métaphysiquement, je désigne simplement par le mot “apparaîtres”, ce qui continue de se présenter même durant la pratique méditative.
.
En fait , même l'instant présent est un concept douteux , vu que personne ne peut jamais le saisir .a écrit :J'minterroge a dit : De même : l’instant présent est fugace, mais il ne s’ensuit pas qu’il soit “ni présent ni non-présent”.
Oui mais c'st ton mental et en particulier tes préjugés qui te font penser cela, donc les croyances qu'on mis dans la tête.J'm'interroge a écrit : 24 mai26, 15:55 Ici, il n'y a aucune tromperie. Ce qui me réfère à rien de particulier d'identifiable dans ce qui se présente et qui ne s'y vérifie pas n'est que pur baratin théorique creux, sans référent réel autre que des constructions verbales creuses.
.
Moi je pense ceci ; comme tu ne sais traiter les informations que par analyse , tu as nécessairement besoin d'une conclusion analytique sur la question .a écrit :Et d’ailleurs ta propre description de la méditation confirme ce que je dis :
- “le cerveau continue de traiter”,
- “vous n’analysez plus”,
- “vous laissez tourner”.
Donc il y a bien encore :
- sensations,
- flux,
- variations,
- modalités vécues
- et même traitements dis-tu.
Simplement, il y a moindre saisie réflexive ou analytique. Ce n’est pas un “ni vécu ni non-vécu”. C’est un mode particulier du vécu.
Non , j'ai dit que je ne savais pas .a écrit : j'minterroge a dit : et même traitements dis-tu.
Mais dire que ce qui n'est pas vérifiable par la mesure est faux , c'est une pétition de principe , pas une démonstration j'minterroge .a écrit :J'minterroge a dit : Ce qui me réfère à rien de particulier d'identifiable dans ce qui se présente et qui ne s'y vérifie pas n'est que pur baratin théorique creux
En fait ce n' est pas ça, effectivement je porte plus loin la portée analytique, mais sans la porter au-delà de ce que le langage permet dans une démarche phénoménologique empiriste stricte.vic a écrit : 26 mai26, 04:22 Moi je pense ceci ; comme tu ne sais traiter les informations que par analyse , tu as nécessairement besoin d'une conclusion analytique sur la question .
En restant strictement dans une démarche empiriste, la distinction se fait aisément entre une impression sensorielle, un affect et une représentation sans avoir à passer par une analyse langagière.vic a écrit : 26 mai26, 04:22 Moi j'ai dit que je ne savais pas .
Quand on ne pense à rien de particulier , il y a peut être sensations sans sensations (= rien de particulier ), pensées sans penser ( = rien de particulier ou spécial ) , variations sans variations etc....
Non, je conçois la notion, comme tu le fais aussi, mais je n'en reste pas à cette conception, j'"observe" qu'il s'agit d'une conception. Autrement dit : ce n'est pas parce que je conceptualise la notion qu'il n'y a pas l'expérience de tout ce qui se présente hors construction langagière.vic a écrit : 26 mai26, 04:22 En fait tu n'arrives qu'a concevoir la notion "ne penser à rien de particulier " que par le concept .
Tu en fais donc quelque chose de particulier et de spécial conceptuel .
Il n'y a personne ici pour lâcher prise. Ici il n'y a que ce qui se présente comme il se présente.vic a écrit : 26 mai26, 04:22 C'est même souvent plus compliqué de lâcher prise et de méditer pour une personne très analytique .
Ton cerveau serait tout le temps entrain d'essayer d'enfermer le processus dans des découpages mentaux .
Empiriquement, mettre des mots et des étiquettes s'inscrit dans une démarche descriptive.vic a écrit : 26 mai26, 04:22 Mettre des mots et des étiquettes partout, c'est souvent un mécanisme de défense de l'égo. L'esprit rationnel a peur du vide. Si on lui dit « ne fais rien de spécial », il panique parce qu'il ne sait pas comment contrôler ça.
C'est une explication et donc une théorie. Je ne dis pas que c'est faux. Mais ça reste théorique.vic a écrit : 26 mai26, 04:22 Au fond, ce genre de débat montre exactement ce que la méditation essaie de calmer : ce besoin compulsif du cerveau de tout étiqueter, tout commenter, tout valider par la pensée. Sans le savoir, par sa rigidité, l'intellectuel nous donne la plus belle démonstration de pourquoi les gens ont besoin de méditer !
Mouais, quand tu dis que tu ne sais pas tu ne pointes pas grand-chose vic.vic a écrit : 26 mai26, 04:22 Non , j'ai dit que je ne savais pas .
Comme on dit dans le zen , "quand le sage montre la lune , l'idiot regarde le doigt ".
Je n'ai pas parlé de la mesure.vic a écrit : 26 mai26, 04:22 Mais dire que ce qui n'est pas vérifiable par la mesure est faux , c'est une pétition de principe , pas une démonstration j'minterroge .
Je n'ai rien affirmé de tel. J'ai parlé de ce qui se vérifie dans l'expérience. La mesure n'est qu'une manière de vérifier certaines choses relativement à des théories.
Le démontre-t-elle à partir de propos tels que "je ne sais pas" ou "il y a peut être sensations sans sensations", "pensées sans penser", "variations sans variations" etc.... ?vic a écrit : 26 mai26, 04:22 Ensuite la science démontre que cet état où on ne pense à rien de particulier existe.
Tu ne m'apprends rien vic.vic a écrit : 26 mai26, 04:22 En neurosciences, la preuve par l'imagerie médicale existe bel et bien. Quand on passe quelqu'un au scanner (IRMf) ou sous électroencéphalogramme (EEG) pendant qu'il dort profondément sans rêver (le sommeil paradoxal mis à part, on parle ici du sommeil profond à ondes lentes), on observe un phénomène fascinant :
Chute de l'activité du "Réseau du Mode par Défaut" (DMN) : Ce réseau cérébral est celui qui s'active quand on rumine, quand on planifie, quand on pense à soi, bref... quand on intellectualise ! Pendant le sommeil profond, ce réseau se déconnecte largement.
Les ondes Delta : Le cerveau est synchronisé sur des ondes très lentes et amples. Il n'y a plus aucun « objet de pensée particulier ».
C'est ce que 'en dit la neuroscience j'minterroge .
Oui je connais très bien tout ça.vic a écrit : 26 mai26, 04:22 On le constate aussi dans la méditation profonde , où les ondes cérébrales sont en fréquences delta .
On n'en est plus à la croyance ou aux hypothèses .
Du vécu de quoi ?a écrit :J'minterroge a dit : Ce que l'on nomme des "états méditatifs", et même ce que l'on nomme des "états de transes", c'est ici du vécu. Je peux en parler de manière non théorique.
Justement , dans l'absolu , rien de spécial ne se présente ou pas .a écrit :j'minterroge a dit : Il n'y a personne ici pour lâcher prise. Ici il n'y a que ce qui se présente comme il se présente.
J'm'interroge a écrit : Ce que l'on nomme des "états méditatifs", et même ce que l'on nomme des "états de transes", c'est ici du vécu. Je peux en parler de manière non théorique.
Quand je parle de vécu, je ne parle pas forcément d’un contenu conceptuellement déterminé ou d’un objet particulier clairement identifié. Je parle simplement de ce qui se présente dans sa richesse et sa variété, y compris lorsque cela est flou, diffus, peu structuré ou difficile à décrire, bien que ces vécus puissent être aussi clairement identifiables hors langage.vic a écrit : 27 mai26, 01:48 Du vécu de quoi ?
Du vécu sans contenu particulier c'est du vécu ?
Le mot vécu devient creux non ?
J'm'interroge a écrit :Il n'y a personne ici pour lâcher prise. Ici il n'y a que ce qui se présente comme il se présente.
Quand je dis “il n’y a personne ici pour lâcher prise”, je ne nie pas qu’il se présente des sensations, des affects, des représentations ou des états méditatifs. Je souligne simplement que l’idée d’un “moi” substantiel qui posséderait ou contrôlerait ces processus est déjà une construction théorique supplémentaire.vic a écrit : 27 mai26, 01:48 Il se présente quoi si il n'y a personne ?
Tu nous fais de gzabirdji ?
Donc le terme vécu n'a déjà plus de sens à être employé dans ces conditions .a écrit :j'minterroge a dit : Quand je parle de vécu, je ne parle pas forcément d’un contenu conceptuellement déterminé ou d’un objet particulier clairement identifié.
Donc , il n'y a pas de description empirique d'un vécu ou non en méditation profonde .a écrit :J'minterroge a dit : Enfin, sur les neurosciences :
Les corrélats neuronaux d’états méditatifs ou de sommeil profond ne valident pas tes formulations philosophiques. Ils montrent seulement :
- des configurations neurophysiologiques,
- pas l’existence de “pensées sans penser” au sens ontologique ou paradoxal que tu suggères parfois.
Je continuerais par conséquent de m'en tenir à ma ligne méthodologique stricte :
- description empirique du vécu : ________________________ oui
- théorisation métaphysique ou pseudo-paradoxale : _________ non
- reconnaissance des états méditatifs : ____________________ oui
- réification verbale de ces états en “ultime” indéterminé : _____ non
.
Ah bon ? Pourquoi ?vic a écrit : 27 mai26, 02:45 Donc le terme vécu n'a déjà plus de sens à être employé dans ces conditions .
Ca devient un terme vide .
Utilisateurs parcourant ce forum : Gérard C. Endrifel, InfoHay1915, prisca, ronronladouceur, vic et 11 invités