Si évident et pourtant..

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Re: Si évident et pourtant..

Ecrit le 03 avr.26, 07:54

Message par vic »

d6p7 a écrit : 03 avr.26, 07:51 Sur le tchat :

d6p7 • il y a 9 minutes
vic a dit : La présence c'est l'absence de l'absence , c'est l'absence absolue .

d6p7 • il y a 9 minutes
C'est une phrase stupide

d6p7 • il y a 9 minutes
L'absence de l'absence c'est pas l'absence absolue. C'est l'absence totale et donc à savoir un néant d'absence

d6p7 • il y a 9 minutes
L'absolu est forcément la présence puisqu'il est plein de lui-même

d6p7 • il y a 2 minutes
L'absence de l'absence, ben c'est qu'il n'y a pas d'absence mdr
:laugh:


C’est une formulation circulaire qui joue sur les mots sans vraiment définir quoi que ce soit.

Un même mot ou une même phrase porte plusieurs sens.

C'est pour démontrer le problème de l'utilisation du langage pour décrire les choses .
Seul le présent est “réel”, précisément parce qu’il ne peut être saisi, ni retenu.

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Re: Si évident et pourtant..

Ecrit le 03 avr.26, 08:07

Message par d6p7 »

Non, du tout. Il semble que tu te mélanges les pédales.
Le mot absence à un sens particulier que tu sembles mélangé avec celui de présence.
Il n'y a rien de sérieux en cela ni de très intéressant.

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Re: Si évident et pourtant..

Ecrit le 03 avr.26, 08:10

Message par vic »

d6p7 a écrit : 03 avr.26, 08:07 Non, du tout. Il semble que tu te mélanges les pédales.
Le mot absence à un sens particulier que tu sembles mélangé avec celui de présence.
Il n'y a rien de sérieux en cela ni de très intéressant.
Il n'y a pas de règle, chacun y verra ce qu'il souhaite y voir ou en conclure .

par exemple l'idée de néant peut être vue comme une opposition formelle stricte à l'être .
autre option : Ni rien ni quelque chose = absolument rien , nouvelle définition du néant , mais sans l'opposition dualiste précédente .

Néant = non être .
ou
Néant = ni être ni non être ( soit vraiment rien) .

Le néant ne peut pas être défini sans être transformé en concept.
Donc toute tentative de le décrire (être, non-être, ni l’un ni l’autre) est déjà une construction du langage.
C'est le piège que je dénonce chez l'auteur du sujet .
Seul le présent est “réel”, précisément parce qu’il ne peut être saisi, ni retenu.

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Re: Si évident et pourtant..

Ecrit le 03 avr.26, 09:20

Message par J'm'interroge »

vic a écrit : 03 avr.26, 07:34
J'ai dis qu'il n'y avait ni rien ni quelque chose . Donc il n'y a vraiment rien .
L'expérience de chacun y compris la tienne te dément.

vic a écrit : 03 avr.26, 07:34
Je te taquine , mais le problème c'est que tant que tu utilises les mots , tu peux jouer avec le langage .
Ce n'est pas une raison pour dire n'importe quoi.

vic a écrit : 03 avr.26, 07:34
Tu peux dire tout ce que tu veux avec le langage ,
Même remarque que plus haut.

vic a écrit : 03 avr.26, 07:34 en tournant inlassablement en rond dans un jeu qui ne te fera pas d'avantage capturer la réalité .
Si le langage ne permettait que de dire que n'importe quoi, il ne se serait pas développé un langage.

Même les cris de corbeaux ce ne sont pas n'importe quoi.
.
- La réalité est toujours beaucoup plus riche et complexe que ce que l'on peut percevoir, se représenter, concevoir, croire ou comprendre.
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Re: Si évident et pourtant..

Ecrit le 03 avr.26, 10:33

Message par ronronladouceur »

J'm'interroge a écrit : 03 avr.26, 09:20 Si le langage ne permettait que de dire que n'importe quoi, il ne se serait pas développé un langage.
Le commentaire lui-même est un exemple de « dire un peu n’importe quoi » tout en utilisant parfaitement le langage.

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Re: Si évident et pourtant..

Ecrit le 03 avr.26, 11:20

Message par J'm'interroge »

J'm'interroge a écrit : 03 avr.26, 09:20
Si le langage ne permettait que de dire que n'importe quoi, il ne se serait pas développé un langage.
ronronladouceur a écrit : 03 avr.26, 10:33
Le commentaire lui-même est un exemple de « dire un peu n’importe quoi » tout en utilisant parfaitement le langage.
Il faudrait deviner ce que tu veux dire, ainsi que le rapport avec le sujet ou mon propos ?

Il faudrait chercher à le, comprendre alors que tu ne précises même pas de quoi tu parles et ne présente aucune justification ?

Tu dis que mon commentaire est un exemple de “dire un peu n’importe quoi”, mais tu ne précises ni en quoi, ni pourquoi.

Donc concrètement, tu n’argumentes pas, tu poses juste une étiquette.

Si tu veux contester ce que je dis, il faut au minimum montrer où est l’erreur, expliquer en quoi ça ne tient pas
et faire le lien avec le sujet.

Sinon, oui, on pourrait “deviner”, mais ça reviendrait à faire le travail à ta place, et pour le coup, là oui : ce serait aussi n'importe quoi.
.
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Re: Si évident et pourtant..

Ecrit le 03 avr.26, 20:44

Message par vic »

ronronladouceur a écrit : 03 avr.26, 10:33 Le commentaire lui-même est un exemple de « dire un peu n’importe quoi » tout en utilisant parfaitement le langage.
Exactement , je n'ai rien voulu faire d'autre .
Le terme "néant" est un terme flou et très mal défini en réalité .
Quand un terme est aussi flou et mal défini , on peut jouer comme on veut avec .
Mais on ne pourrait pas faire ça avec tous les mots du langage .
j'minterroge pose l'idée du néant comme n'existant pas , ou comme l'inverse de l'être , et ça reste une position contestable .
On pourrait tout autant répondre oui et non , "ni existant ni non existant ".

Thèse :Néant = ni rien ni quelque chose .

Définition "Néant" =" rien " ou " valeur nulle " dans le dico .

"ni rien ni quelque chose" = valeur nulle .
On peut même dire que c'est ça l'absolument rien .


Hors paradoxalement , dans l'esprit occidental , le néant a pris comme unique sens " l'inverse de l'être ".

Donc si on reprend cela dans la thématique du sujet de j'minterroge , si le néant ça n'est " ni rien ni quelque chose " , alors rien ne peut venir à l'être ou bien périr .

Et donc l'idée d'un créateur de l'univers n'a aucun sens puisqu'il n'y a que le néant ( ni être ni non être) et qu'il n'existe jamais " être ou non être" .
Ca peut reprendre un peu la thématique aussi de j'minterroge sur le présent mais vu d'une toute autre façon , le présent n'est ni être ni non être ( il n'y a que ce qui nous semble apparaitre )

Ensuite on constate que bouddha disait que l'erreur c'est de croire en l'être ou le non être .
Hors Bouddha ne croyait pas en un dieu créateur , ce qui est parfaitement logique avec sa thèse .
L'idée d'un dieu créateur ne fonctionne que si on considère le néant comme l'inverse de l'être .

Pour les maths , le zéro en tant que ni existant ni non existant en logique formelle .

On peut noter que la logique formelle étant un système artificiel est tout autant "ni existant ni non existant" .
Le zéro peut être vu comme n'étant "ni rien ni quelque chose" au lieu d'une traditionnelle opposition à l'être .

Implication sur la notion du temps :

Rien ne se passe ou pas dans le temps .

Quand est il de la sensation d'action :

Dire que le présent est ni actif ni non-actif ne signifie pas que les événements semblent absents :
on peut percevoir des phénomènes, des changements, des mouvements, mais ces apparences ne constituent pas un « être » ou un « agir » au sens ontologique absolu.

Même si une action « semble se dérouler », elle n’a pas d’existence propre comme être ou non-être.

Cela rejoint le zéro et le néant :

Comme le zéro n’est ni quelque chose ni rien, le présent peut être « plein » d’apparences sans jamais devenir réellement actif ou inactif.
Cette formulation permet de déconstruire la fausse objection classique :

« Si rien n’existe, comment quelque chose peut-il se passer ? »
La réponse : les phénomènes apparaissent dans le cadre des apparences, mais sans jamais relever de l’être ou du non-être absolu.

Pourquoi c'est plus plausible que la thèse chrétienne ou musulmane de la création :

Dans l'idée de ces religions , le néant s'oppose à l'être = problème de la création ex nihilo , comment passe t'on du néant à l'être ?
Dans ma thèse , il n'existe ni être ni non être = problème résolu .

Dans les religions classiques, la création à partir du néant pose un problème logique : comment passer du strict rien à l’être ?
Dans la perspective « ni être ni non-être », ce problème disparaît : il n’y a pas de passage à franchir, car il n’existe jamais d’être ni de non-être, seulement le néant absolu.
Seul le présent est “réel”, précisément parce qu’il ne peut être saisi, ni retenu.

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Re: Si évident et pourtant..

Ecrit le 03 avr.26, 23:38

Message par J'm'interroge »

vic a écrit : 03 avr.26, 20:44
j'minterroge pose l'idée du néant comme n'existant pas , ou comme l'inverse de l'être , et ça reste une position contestable .
On pourrait tout autant répondre oui et non , "ni existant ni non existant ".
Non. Je ne pose pas l'idée du néant comme n'existant pas, c'est ce que j'en conclus d'après la définition commune. Et je ne pose ni ne définit le néant comme étant l'inverse de l'être.

Tu donnes une définition bien peu commune au terme "néant". Pour moi, ce terme signifie "un rien absolu". C'est comme ça qu'on définit habituellement ce terme, et c'est pourquoi je dis, me basant sur cette définition, que c'est un concept creux, incohérent et qui ne correspond à rien. Ce qui me permet d'ajouter qu'il n'existe rien de tel que ce que l'on nomme communément "néant".

Tu mélanges plusieurs choses, et à force de tout vouloir neutraliser, tu finis par dire… un peu n’importe quoi, justement.

Oui, la définition commune du mot "néant" est floue en ce qu'il est question d'un absolu, un autre concept bien flou et qui est lui-même creux. Mais ce flou ne t’autorise pas à lui faire dire tout et son contraire. Sinon, tu ne clarifies rien, tu dissolves juste les distinctions.

Quand tu poses : “néant = ni rien ni quelque chose”, tu crois sortir du problème, mais en réalité tu fabriques encore une formule creuse. Pourquoi ? Parce que “ni A ni non-A”, ça ne décrit rien de plus profond qu'une contradiction. Ça suspend juste la possibilité de dire quoi que ce soit de déterminé. Ce n’est pas une thèse sur le réel, c’est une neutralisation du langage.

Ensuite, tu fais un glissement constant : tu critiques les concepts (être / non-être), ok. Puis tu en tires des conclusions sur le réel (rien ne vient à l’être, rien ne périt, etc.) Mais si tu refuses les catégories, tu ne peux plus t’en servir pour conclure quoi que ce soit. Sinon, tu réintroduis exactement ce que tu prétends dépasser.

Sur le zéro, même problème. Dire : “le zéro est ni rien ni quelque chose” c’est faux en mathématiques. Le zéro est parfaitement défini : c’est un élément précis dans une structure formelle. Il a des propriétés exactes, il sert à compter, mesurer, calculer. Ce n’est pas une zone floue entre être et non-être. C’est au contraire un objet rigoureux.

Donc utiliser le zéro pour justifier une indétermination ontologique, c’est plaquer une confusion philosophique sur un outil qui, lui, est clair.

Même chose quand tu dis : “la logique formelle est ni existante ni non existante”. Là, tu vides complètement les mots de leur sens. La logique formelle : existe comme système symbolique, et applicable et a des règles définies.

Que ce soit “construit” ne la rend pas “ni existante ni non existante”. Sinon, tout devient indéterminé, car indéfini et plus rien ne distingue quoi que ce soit.

Sur le temps et l’action, tu fais le même mouvement. Tu dis : “rien ne se passe ou pas dans le temps”
puis : “on perçoit des phénomènes, des changements, des mouvements”. Donc en pratique : il y a des apparences de changement, mais tu refuses de dire qu’il “se passe” quelque chose.

C’est juste un refus de vocabulaire, pas une description différente.

Et ton point sur le Bouddha est partiellement juste, mais mal utilisé. Oui, il critique les vues “être” et “non-être”. Mais il ne dit pas : “il n’y a ni rien ni quelque chose” comme une thèse plate. Il pointe une erreur de saisie conceptuelle, pas une négation du donné. Toi, tu transformes ça en position globale, ce qui est exactement le genre de vue qu’il critiquait.

Au fond, ton schéma est toujours le même : tu refuses les oppositions (être / non-être), puis tu produis des formules comme “ni ceci ni cela”. Puis tu en tires des conclusions générales. Mais ces conclusions ne reposent sur rien de solide, parce que tu as vidé les termes de départ.

Et surtout, tu ne touches jamais le point central :
Tu peux dire :
- “ni être ni non-être”
- “ni actif ni inactif”
- “ni rien ni quelque chose”
Mais tu ne peux pas faire disparaître le fait qu’il y a des apparences.

Même toi, tu le dis :“on peut percevoir des phénomènes, des changements, des mouvements”. Donc au minimum : il y a de l’apparaître (au-moins des apparences). Et ça, toutes tes formules ne l’annulent pas. Elles ne font que refuser de le qualifier.

Donc au lieu d’empiler des “ni… ni…”, sois cohérent jusqu’au bout :
- soit tu décris quelque chose (et tu assumes des termes)
- soit tu suspends vraiment (et tu ne conclus rien).

Mais là, tu fais les deux en même temps. Et c’est exactement comme ça qu’on commence à dire n’importe quoi avec le langage.
.
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Re: Si évident et pourtant..

Ecrit le 03 avr.26, 23:50

Message par vic »

a écrit :j'minterroge a dit : Donc au lieu d’empiler des “ni… ni…”, sois cohérent jusqu’au bout :
- soit tu décris quelque chose (et tu assumes des termes)
- soit tu suspends vraiment (et tu ne conclus rien).

1. Les mots ne capturent pas la réalité en soi

> J’ai déjà précisé que les mots ne peuvent pas décrire la réalité en soi. C’est toi qui, en lançant ce sujet, tentes de saisir et de capturer la réalité avec le langage. Moi, je peux très bien me contenter de méditer et de suspendre les mots. Les concepts et les catégories sont "ton besoin", pas le mien.

2. « Ni rien ni quelque chose » n’est pas un point de vue

> Contrairement à toi, qui pense en termes de « points de vue » et de cases binaires, « ni rien ni quelque chose » ne relève pas d’une position arbitraire : c’est une observation de l’absence absolue de catégories.

3. Le piège de la dualisation par le langage

> Pour toi, tout doit être ceci ou cela, parce que le langage impose des cases. Quand quelque chose échappe aux cases, tu en déduis qu’il s’agit d’un principe illogique ou faux. Mais qui te dit que la réalité se plie aux cases du langage ? Ce n’est pas la réalité qui dualise, c’est l’homme par le langage.

4. La logique formelle n’est pas universelle

> À t’entendre, la logique suivrait des règles absolues. Or la logique formelle est "une fabrication artificielle humaine", conçue pour structurer le raisonnement et non pour imposer l’existence ou la nature des choses.
Seul le présent est “réel”, précisément parce qu’il ne peut être saisi, ni retenu.

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Re: Si évident et pourtant..

Ecrit le 04 avr.26, 01:07

Message par J'm'interroge »

.
@ vic,

.
.


Tu dis beaucoup de choses justes… mais tu en tires des conclusions qui ne suivent pas.

Sur le premier point :
“les mots ne capturent pas la réalité en soi”
Évidemment. Personne ne dit le contraire. Mais ça ne te donne pas le droit de dire n’importe quoi ensuite.
Le langage ne capture pas parfaitement → ok
Mais il permet quand même :
- de distinguer
- de corriger
- d’éviter les contradictions
Sinon, même dire “les mots sont insuffisants” n’aurait aucun sens.
Et surtout :
Tu dis pouvoir “suspendre les mots”… mais tu ne le fais pas, tu continues à parler. Donc tu es déjà dans l’usage du langage, avec ses contraintes minimales.

Sur le deuxième point :
“ni rien ni quelque chose n’est pas une position”
Si. Dès que tu l’énonces, c’en est une.
Tu peux dire que c’est une façon de pointer une limite, une impossibilité de catégoriser, très bien. Mais dans ce cas, ça ne décrit rien, à la limite ça suspend.
Or toi, tu fais plus que suspendre. Tu dis :
- que ça correspond au réel
- que ça permet de tirer des conséquences (sur le temps, l’action, etc.)
Donc tu l’utilises comme une thèse… tout en disant que ce n’en est pas une. C’est incohérent.

Sur la dualisation :
Tu dis que je force “ceci ou cela”. Non.
Je dis simplement qu’il y a un point minimal que tu ne touches pas : il y a des apparences.
Pas “être”, pas “substance”, pas “catégorie”. Juste ça.
Et même toi tu le reconnais :
“on peut percevoir des phénomènes, des changements, des mouvements”
Donc tu ne dépasses pas la dualité, tu refuses juste de nommer ce qui est pourtant admis.

Sur la logique :
“la logique formelle est une fabrication humaine”
Oui. Et alors ?
Le langage aussi est une fabrication humaine. Ça ne le rend pas arbitraire ou inutilisable.
La logique ne “crée” pas la réalité, mais elle impose une contrainte minimale : éviter de dire simultanément une chose et son contraire sans distinction.
Et c’est exactement ce que tu fais quand tu dis :
“ce n’est pas une position” tout en développant une position complète avec implications.

Au fond, ton geste est toujours le même :
- 1) Tu critiques les catégories → légitime
- 2) Tu refuses les termes → ok
- 3) Tu produis des formules comme “ni… ni…” → pourquoi pas…
- 4) Puis tu en fais une description du réel → là ça déraille.

Et le point que tu n’arrives pas à éviter reste simple :
Tu peux suspendre tous les concepts, refuser tous les mots, critiquer toute logique.
Mais tu ne peux pas faire disparaître ceci :
Il y a du donné, de l’apparaître, sans avoir besoin de le qualifier.
Ce n’est pas une “case”, ce n’est pas une théorie, ce n’est pas une capture du réel.
C’est la condition minimale pour que :
- tu parles
- tu refuses de parler
- tu médites
- tu dis “au-delà des mots”

Donc médite si tu veux, suspends si tu veux, aucun problème.
Mais dans ce cas, ne reviens pas ensuite avec des phrases qui prétendent dire ce qu’il en est du réel.
Sinon tu fais exactement ce que tu critiques : tu réutilises le langage… en faisant comme s’il n’avait plus aucune contrainte.
.
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Re: Si évident et pourtant..

Ecrit le 04 avr.26, 02:25

Message par vic »

a écrit :j'minterroge a dit : Tu dis pouvoir “suspendre les mots”… mais tu ne le fais pas, tu continues à parler. Donc tu es déjà dans l’usage du langage, avec ses contraintes minimales.
Franchement , si tu n'as que ça comme argument , c'est que tu n'as vraiment plus rien sous le pied .
Je n'ai utilisé le langage que pour montrer du doigt le fait de confondre réalité et langage .
Je te laisse croire qu'on peut capturer la réalité par le langage puisque toi tu continues à utiliser le langage dans cet objectif .
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Ecrit le 04 avr.26, 02:28

Message par J'm'interroge »

vic a écrit : 04 avr.26, 02:25
Franchement , si tu n'as que ça comme argument , c'est que tu n'as vraiment plus rien sous le pied .
Je n'ai utilisé le langage que pour montrer du doigt le fait de confondre réalité et langage .
Je te laisse croire qu'on peut capturer la réalité par le langage puisque toi tu continues à utiliser le langage dans cet objectif .
Tu déformes ce que je dis.

Je ne prétends pas capturer la réalité avec le langage. Je dis juste que si tu l’utilises, tu ne peux pas dire n’importe quoi sans contradiction.

Dire que tu “montres du doigt” la confusion, très bien. Mais alors contente-toi de dissoudre, pas d’affirmer. Parce que des phrases comme : “ni rien ni quelque chose” ou “rien ne se passe”, ce sont des thèses, pas une simple suspension.

Donc soit tu suspends vraiment, soit tu affirmes. Mais pas les deux à la fois.

Et quoi que tu fasses, tu ne peux pas éliminer ce point minimal : il y a de l’apparaître. Sinon, il n’y aurait même pas de discours pour le nier.
.
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Re: Si évident et pourtant..

Ecrit le 04 avr.26, 03:15

Message par vic »

J'm'interroge a écrit : 04 avr.26, 02:40 Tu déformes ce que je dis.

Dire que tu “montres du doigt” la confusion, très bien. Mais alors contente-toi de dissoudre, pas d’affirmer. Parce que des phrases comme : “ni rien ni quelque chose” ou “rien ne se passe”, ce sont des thèses, pas une simple suspension.

.

Déjà répondu à ça plus haut.

"Ni rien ni quelque chose "n'est pas un point de vue, mais une déconstruction de tous les points de vue qu'on peut émettre par le biais du langage y compris le point de vue de ne pas en avoir .
Modifié en dernier par vic le 04 avr.26, 03:27, modifié 1 fois.
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Re: Si évident et pourtant..

Ecrit le 04 avr.26, 03:25

Message par J'm'interroge »

vic a écrit : 04 avr.26, 03:15 Déjà répondu à ça plus haut.

"Ni rien ni quelque chose "n'est pas un point de vue .
Si "quelque chose" s'oppose à "rien", c'est juste une contradiction en effet.

Comme "ni être ni non-être".
.
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Re: Si évident et pourtant..

Ecrit le 04 avr.26, 03:31

Message par vic »

J'm'interroge a écrit : 04 avr.26, 03:25 Si "quelque chose" s'oppose à "rien", c'est juste une contradiction en effet.

Comme "ni être ni non-être".
.
"Ni être ni non être" n'est pas plus une contradiction qu'une non contradiction en soit .
Contradiction et non contradiction sont internes au langage .

Tu parles de contradiction, mais la contradiction est une règle interne au langage.
Moi, je parle de quelque chose qui ne relève pas du langage.
Donc ce n’est ni contradictoire ni non-contradictoire , ces catégories ne s’appliquent pas.

Erreur : Penser langage = la réalité .

Je ne confonds pas réalité et langage .
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