ronronladouceur a écrit : 13 mars26, 12:56
En aparté (pour le moment)...
@J'm'interroge : Dans votre structure logique, l'incomplétude est-elle admise comme une limite inhérente à votre propre fenêtre cognitive, ou considérez-vous que votre cadre d'analyse peut saturer la totalité du sujet sans laisser de place au non-encore-formulé?'
Ajouté 10 minutes 14 secondes après :
a écrit :j'minterroge a dit : Un enfant peut par exemple saisir qu’on ne peut pas être à la maison et dehors en même temps
Oui, mais ça n'est pas une raison pour en arriver à imaginer que des états intermédiaires n'existent pas .
Il peut être sans être dans sa maison en même temps .
C'est ce qu'on appelle l'esprit sans appui .
Il arrive que l'esprit soit en dehors de toute volonté de saisie et ne saisisse rien de spécial .
Autrement dit dans cet instant , l'esprit demeure un peu comme partout et nulle part ( on ne sait plus très bien ) .
C'est la grosse faille de la physique classique , pour laquelle tout et soit noir , soit blanc , mais sans réponses possibles intermédiaires .
C'est pour cette raison que le formalisme a ses limites et que la logique floue , la logique informelle etc ont toute leur place .
La logique formelle est celle qui expose que l'intérieur et l'extérieur à la pensée existe , les autres logiques lui montrent le problème que pose une telle vision sur la réalité .
La notion d'interdépendance des phénomènes montre le problème de raisonner en pensant l'intériorité ou l'extériorité d'un évènement comme en physique classique .
Les notions d’intérieur et d’extérieur peuvent être des découpages conceptuels, pas des structures fondamentales.
Autrement dit , une personne en méditation dont les pensées sont en mode " au delà des concepts ", ne validera pas ou non la physique classique et le principe de non contradiction .
Seul le présent est “réel”, précisément parce qu’il ne peut être saisi, ni retenu.
J'm'interroge a écrit : 13 mars26, 17:09
En effet, quand tu parles d’un « non-encore-formulé », tu formules quelque chose. Mais, tu ne dis rien de précis : c’est juste une déclaration vide, et c'est contradictoire.
Justement : non‑encore‑formulé signifie incomplétude. C’est un concept théorique, vide, tant qu’on n’en explicite pas le type de contenu. En d'autres mots, si ce n’est pas que théorique mais effectif, alors il suffit de donner des exemples concrets pour qu’on puisse en être informés — pas seulement en parler abstraitement.
J’attends donc que vous fournissiez quelques 'formulés' précis, et que vous les situiez clairement par rapport à votre cadre de la logique formelle et l'incomplétude.
Et au passage, attention au sens que vous donnez au mot logique. Je ne l’utilise pas au sens de logique formelle, mais au sens de logique naturelle ou informelle — pour bien distinguer les deux...
ronronladouceur a écrit : 13 mars26, 12:56
En aparté (pour le moment)...
@J'm'interroge : Dans votre structure logique, l'incomplétude est-elle admise comme une limite inhérente à votre propre fenêtre cognitive, ou considérez-vous que votre cadre d'analyse peut saturer la totalité du sujet sans laisser de place au non-encore-formulé?'
Tu « valides » surtout une confusion que tu entretiens toi aussi.
Vous ne distinguez pas l’application explicite, technique et méthodique d’un système logique formel et les inférences naturelles que nous produisons spontanément, notamment dans le langage ordinaire. Ce sont deux choses différentes.
Une logique formelle est un outil explicite et procédural qui permet de produire des raisonnements valides, d’examiner la validité de ceux qui sont présentés et plus généralement : d'examiner la cohérence de tout type d'énoncé.
Mais surtout : une logique formelle a cela d'utile qu'elle permet de neutraliser certains biais auxquels notre cognition est naturellement exposée.
L’inférence naturelle est une capacité cognitive spontanée, mais qui ne nous permet pas de produire automatiquement des raisonnements logiques valides.
L’inférence naturelle, elle, est une capacité cognitive spontanée. Elle nous permet certes de raisonner au quotidien, mais elle ne garantit pas du tout la validité logique des raisonnements que nous produisons.
C’est précisément pour cette raison que la logique formelle a été développée.
Naturellement nous ne raisonnons de manière logique que par accident ou par entrainement et cela dans certaines situations problématiques simples. Ceci a été abondamment mis en évidence scientifiquement.
En effet, les sciences cognitives ont largement montré que notre raisonnement spontané est régulièrement affecté par des biais et des erreurs systématiques.
Confondre l’application d’un système logique formel et les inférences naturelles que nous produisons spontanément conduit à croire que critiquer un cadre logique formel reviendrait à critiquer toute forme de raisonnement. Ce n’est évidemment pas le cas.
Tu valides donc une objection qui repose déjà sur une confusion de départ. Et tu la reproduis.
_
Par ailleurs, tu n’as même pas relevé le paradoxe qu'il y a à parler d'un « non-encore-formulé » que j'ai exposé plus haut. Je t’invite donc à relire attentivement mon message précédent.
Ça pourrait t'intéresser.
.
J'm'interroge a écrit : 13 mars26, 15:04
ronronladouceur,
Tu poses la question comme si la logique prétendait « saturer » le réel ou épuiser tout ce qui peut être pensé. Ce n’est pas le cas.
La logique ne prétend pas capturer la totalité du réel ni fermer l’espace du pensable. Elle fournit simplement des règles pour examiner la cohérence de ce qui est énoncé, produire des raisonnements valides et examiner la validité des raisonnements présentés.
L’incomplétude n’est donc pas un problème pour la logique. Au contraire, elle est reconnue depuis longtemps. Les travaux de Kurt Gödel ont précisément montré que tout système formel est limité dans ce qu'il permet de démontrer*. * Note : formulation valide en logique minimale.
Et comment le saurait-on sans un système logique formel ? C'est précisément par une logique formelle que nous le savons. Il ne s'agit pas que d'une supposition, nous le savons formellement. Et c'est complètement contre-intuitif.
C'est une limite intrinsèque à toute connaissance possible : il nous est impossible de tout savoir. Il y aura toujours des vérités qui nous échappent et qui échapperont à toute connaissance possible, si tant est qu'il soit envisageable qu'il existe des vérités non prouvées* (non construites). * Note : en logique minimale, l'idée de vérité non construite n'a aucun sens.
Cela signifie que l’on ne peut pas raisonner logiquement « au-delà » de la logique et que toute connaissance ne portant pas sur des domaines d'objets complets* a des limites internes liées au système d'inférences dont elle procède. * Note : domaines clos/complets, par opposition à domaines ouverts ou indéfiniment extensibles.
Autrement dit : la logique ne prétend pas tout dire du réel. Elle sert seulement à examiner si ce qui est dit est cohérent ou non, si un raisonnement présenté est valide ou non, et à produire des raisonnements valides.
Le « non-encore-formulé » n'est pas encore formulé. La logique n'interdit pas de le formuler, elle consiste simplement à le formuler proprement. Et dès qu’on commence à formuler quelque chose à son sujet, on entre déjà dans le domaine où la cohérence du discours peut être examinée.
.
J'm'interroge a écrit :Un enfant peut par exemple saisir qu’on ne peut pas être à la maison et dehors en même temps
vic a écrit : 14 mars26, 00:16
Oui, mais ça n'est pas une raison pour en arriver à imaginer que des états intermédiaires n'existent pas .
Il peut être sans être dans sa maison en même temps .
C'est ce qu'on appelle l'esprit sans appui .
Il arrive que l'esprit soit en dehors de toute volonté de saisie et ne saisisse rien de spécial .
Autrement dit dans cet instant , l'esprit demeure partout et nulle part ( on ne sait plus très bien ) .
C'est la grosse faille de la physique classique , pour laquelle tout et soit noir , soit blanc , mais sans réponses possibles intermédiaires .
C'est pour cette raison que le formalisme a ses limites et que la logique floue , la logique informelle etc ont toute leur place .
La logique formelle est celle qui expose que l'intérieur et l'extérieur à la pensée existe , les autres logiques lui montrent le problème que pose une telle vision sur la réalité .
La notion d'interdépendance des phénomènes montre le problème de raisonner en pensant l'intériorité ou l'extériorité d'un évènement comme en physique classique .
Les notions d’intérieur et d’extérieur peuvent être des découpages conceptuels, pas des structures fondamentales.
Autrement dit , une personne en méditation dont les pensées sont en mode " au delà des concepts ", ne validera pas ou non la physique classique et le principe de non contradiction .
vic,
Tu changes complètement de sujet.
L’exemple de l’enfant concerne une contradiction simple portant sur un état de choses : être à la maison et dehors en même temps. C’est un exemple élémentaire du principe de non-contradiction formulé depuis Aristote.
Ce principe ne dit absolument pas qu’il n’existe aucun état intermédiaire. Il dit seulement qu’une même chose ne peut pas être A et non-A en même temps et sous le même rapport.
Dire qu’une personne peut être :
- à l’intérieur
- à l’extérieur
ou
- entre les deux (sur le seuil)
ne viole aucune logique. Ce sont simplement trois états différents.
La logique floue, par exemple, n’abolit pas la logique classique. Elle change simplement la manière d’assigner des degrés de vérité à certaines propositions. Elle repose toujours sur des règles formelles d’inférence.
Tes références à la méditation, à « l’esprit sans appui » ou à un état « au-delà des concepts » n’ont donc aucun rapport avec la question. Dès que tu en parles, tu utilises déjà des concepts et des propositions, donc un discours qui peut être examiné rationnellement.
En résumé :
Tu confonds :
- contradiction logique
- existence d’états intermédiaires
- expérience subjective.
Ce sont trois choses différentes.
______________________
@ vic,
Je vais revenir sur la faille logique précise dans ton argument sur la “logique formelle qui n’existerait pas”. C’est une confusion assez grossière entre forme logique et forme géométrique, mais elle peut se démonter proprement.
La faille dans ton argument est simple : tu confonds le mot “forme” dans deux sens différents.
Ta confusion :
Tu raisonnes ainsi :
- « formel » vient de « forme »
- donc une forme serait quelque chose comme carré, rond, triangulaire
- la logique n’a évidemment pas une telle forme
- donc parler de « logique formelle » serait un abus de langage
Le problème est que ce raisonnement repose sur une équivoque lexicale : tu utilises le mot forme au sens géométrique ou matériel, alors que dans « logique formelle » le mot a un sens structurel.
Ce que signifie réellement “formel” :
Dans la tradition logique (depuis Aristote, puis chez Gottlob Frege et Bertrand Russell), la forme logique signifie :
----->la structure d’un raisonnement indépendamment du contenu des propositions.
Exemple :
- Tous les A sont B
- x est A
- donc x est B
Peu importe que A = hommes ou que B = mortels ou n’importe quoi d’autre. Ce qui compte est la structure du raisonnement.
La « forme » n’est donc pas une forme géométrique. C’est une structure abstraite d’inférence.
Exemple qui détruit ton objection :
Ces deux raisonnements ont la même forme logique :
- Tous les humains sont mortels
- Socrate est humain
- Donc Socrate est mortel
et
- Tous les chats sont des mammifères
- Félix est un chat
- Donc Félix est un mammifère
Le contenu change, mais la forme d’inférence est identique. C’est précisément ce que la logique étudie.
Conclusion :
Ton objection vic, repose donc sur une erreur très simple : tu prends “forme” au sens géométrique, alors que la logique formelle parle de forme structurelle des inférences.
C’est exactement comme si quelqu’un disait : « La structure d’une phrase n’existe pas parce qu’une phrase n’a pas la forme d’un triangle. »
On change simplement de sens au mot “forme” pour créer un faux problème.
En résumé :
Tu confonds deux sens du mot “forme”.
Dans « logique formelle », il ne s’agit pas d’une forme géométrique (carrée, ronde, etc.), mais de la structure d’un raisonnement indépendamment de son contenu.
La logique formelle étudie précisément ces structures d’inférence. Ton objection repose donc simplement sur une équivoque sur le mot « forme ».
______________________
J'm'interroge a écrit : 13 mars26, 17:09
En effet, quand tu parles d’un « non-encore-formulé », tu formules quelque chose. Mais, tu ne dis rien de précis : c’est juste une déclaration vide, et c'est contradictoire.
ronronladouceur a écrit : 14 mars26, 02:37
Justement : non‑encore‑formulé signifie incomplétude. C’est un concept théorique, vide, tant qu’on n’en explicite pas le type de contenu. En d'autres mots, si ce n’est pas que théorique mais effectif, alors il suffit de donner des exemples concrets pour qu’on puisse en être informés — pas seulement en parler abstraitement.
J’attends donc que vous fournissiez quelques 'formulés' précis, et que vous les situiez clairement par rapport à votre cadre de la logique formelle et l'incomplétude.
Et au passage, attention au sens que vous donnez au mot logique. Je ne l’utilise pas au sens de logique formelle, mais au sens de logique naturelle ou informelle — pour bien distinguer les deux...
ronronladouceur,
Tu changes simplement le sens des mots au fil de la discussion.
Tu dis maintenant que « non-encore-formulé » signifie incomplétude. Mais ce n’est pas la même chose. L’incomplétude concerne les limites d’un système formel donné, pas l’existence d’un mystérieux contenu théorique encore indéterminé.
Les résultats de Kurt Gödel montrent qu’un système formel suffisamment riche possède des limites internes de démontrabilité. Cela signifie simplement qu’il existe des propositions que ce système ne peut pas démontrer. Cela ne renvoie pas à un « non-encore-formulé » indéterminé : ces propositions sont au contraire parfaitement formulées.
Autrement dit, l’incomplétude n’est pas un domaine vague ou ineffable : elle concerne des énoncés précis qui peuvent être explicitement construits.
Quant à ta distinction entre logique formelle et « logique naturelle », elle ne change rien au point discuté. La logique formelle est simplement un outil permettant d’expliciter et d’examiner les inférences que nous faisons spontanément dans le langage ordinaire, la cohérence de ce qui est dit en général et de produire des raisonnements valides. Elle n’a jamais prétendu remplacer l’usage ordinaire du langage, mais seulement rendre analysables les raisonnements qui s’y trouvent.
Donc non : parler de « non-encore-formulé » n’explique rien. L’incomplétude ne renvoie pas à un contenu vague ou indéterminé, elle concerne des énoncés formulables et examinables rationnellement.
______________________
Rappels :
vic, .
@ vic,
Tu pédales dans la choucroute, tu mélanges plusieurs registres :
Dire que la logique est née de pratiques empiriques ne signifie pas qu’une fois formalisée elle continue à dépendre de l’expérience pour fonctionner. C’est le cas des mathématiques et de la logique. Tu confonds autonomie ontologique et autonomie opératoire.
(C'est sans doute lié chez toi à une certaine croyance persistante en une forme de réalisme naïf.)
Quand on parle de logique formelle, le mot formel ne renvoie pas à une « forme du réel ». Il signifie simplement que l’on considère la structure des inférences indépendamment du contenu des propositions. C’est une distinction classique en logique.
Exemple simple :
- Si A alors B
- A
- Donc B
La validité de l’inférence ne dépend pas de ce que signifient A ou B. Elle dépend uniquement de la structure du raisonnement. C’est précisément cela que l’on appelle « formel ».
Dire ensuite que les relations « n’ont pas de forme » n’a pas de sens ici. En logique, la forme désigne justement le schéma de l’inférence, pas une forme physique ou une propriété du réel.
Enfin, le fait que la logique utilise des symboles abstraits n’implique pas qu’elle soit subjective. Au contraire : ces symboles servent précisément à éliminer l’ambiguïté du langage ordinaire afin que n’importe qui puisse vérifier la validité d’un raisonnement.
Quant à l’idée que la « réalité serait incertaine », cela ne change rien au rôle de la logique. La logique ne décide pas de ce qui est réel ou non. Elle examine simplement si ce qui est affirmé est cohérent avec ce qui est posé.
vic a écrit : 09 mars26, 22:40
En conclusion , la logique n'est pas formelle , en tous cas c'est très contestable de le dire , puisqu'elle permet de sortir d'un cadre pour en entrevoir ses limites . Et si la logique peut empreinter plusieurs cadres formels , c'est qu'elle n'est pas un cadre spécifique ou particulier Tu réduis la logique à des règles dans un cadre , c'est juste ridicule .
C'est toi qui affirmes qu'il existe une logique en dehors de tout cadre logique (formel). Mais tu ne précises pas laquelle, ni en quoi elle consisterait en termes de règles d'inférence.
En fait je te place devant ton paradoxe :
- Si tu ne le fais pas, tu blablates dans le vide et affirmes n'importe quoi, sur une base de n'importe quoi et dans ce cas tu me donnes raison.
- Si tu parviens à le faire, tu produirais un formalisme logique, autrement dit : tu définirais une logique formelle et dans ce cas tu me donnes raison.
Dans les deux cas tu me donnes raison.
Or, il n'y a pas d'autre cas.
CQFD.
.
ronronladouceur, .
J'm'interroge a écrit : 11 mars26, 03:18
Tu continues à déplacer le problème.
ronronladouceur a écrit : 11 mars26, 13:43
Il n'y a pas de déplacement de problème, puisqu'il n'y a pas de problème.
C'est vous qui le créez en partant d'une prémisse supposée et non prouvée, une perspective que vous croyez sans défaut et complète... Ni plus ni moins qu'une croyance, une dimension ou un niveau de l'être dont vous n'auriez aucune expérience(?)...
Bien sûr qu'il y a un problème, celui précisément que j'énonce depuis le début et que tu ne comprends pas ou fais mine d'ignorer, cherchant maladroitement à attirer l'attention ailleurs, par tous les moyens dont tu disposes.
Tu peux sans doute espérer ainsi berner ton monde, ou te berner toi-même, mais ça ne fonctionne pas avec moi.
Voici le point problématique :
Le point n’est pas de savoir si ce dont tu parles existe ou non.
Le point c'est que tu prétends en parler et me l'opposer tout en disant que cela échappe à toute analyse rationnelle et logique.
Or un discours qui prétend référer ou parler de quelque chose de précis et d'opposable, qui ne soit pas qu'une idée vague, est nécessairement soumis aux exigences minimales de cohérence logique.
Sinon ce n’est plus un discours rationnel, c’est simplement du verbiage confus et performatif, un assemblage de mots creux, sans contenu, sans caractère descriptif, totalement gratuit et immunisé contre toute critique.
Tu ne peux pas à la fois :
- dire que ce dont tu parles est au-delà du rationnel,
et
- prétendre tenir un discours cohérent à son sujet.
C’est cette contradiction que je pointe depuis le début. Dire « c’est au-delà » ne résout rien : cela sert seulement à soustraire ton discours à toute évaluation critique, et à te prétendre « au-delà ».
.
.
Modifié en dernier par J'm'interroge le 14 mars26, 06:40, modifié 1 fois.
- La réalité est toujours beaucoup plus riche et complexe que ce que l'on peut percevoir, se représenter, concevoir, croire ou comprendre.
- Nous ne savons pas ce que nous ne savons pas.
Humilité !
- Toute expérience vécue résulte de choix. Et tout choix produit son lot d'expériences vécues.
Sagesse !
J'm'interroge a écrit : 14 mars26, 04:07
Tu « valides » surtout une confusion que tu entretiens toi aussi.
Vous ne répondez pas à ma demande...
''Justement : non‑encore‑formulé signifie incomplétude. C’est un concept théorique, vide, tant qu’on n’en explicite pas le type de contenu. En d'autres mots, si ce n’est pas que théorique mais effectif, alors il suffit de donner des exemples concrets pour qu’on puisse en être informés — pas seulement en parler abstraitement.
J’attends donc que vous fournissiez quelques 'formulés' précis, et que vous les situiez clairement par rapport à votre cadre de la logique formelle et l'incomplétude.
Et au passage, attention au sens que vous donnez au mot logique. Je ne l’utilise pas au sens de logique formelle, mais au sens de logique naturelle ou informelle — pour bien distinguer les deux...''
ronronladouceur a écrit : 14 mars26, 05:21
Vous ne répondez pas à ma demande...
''Justement : non‑encore‑formulé signifie incomplétude. C’est un concept théorique, vide, tant qu’on n’en explicite pas le type de contenu. En d'autres mots, si ce n’est pas que théorique mais effectif, alors il suffit de donner des exemples concrets pour qu’on puisse en être informés — pas seulement en parler abstraitement.
J’attends donc que vous fournissiez quelques 'formulés' précis, et que vous les situiez clairement par rapport à votre cadre de la logique formelle et l'incomplétude.
Et au passage, attention au sens que vous donnez au mot logique. Je ne l’utilise pas au sens de logique formelle, mais au sens de logique naturelle ou informelle — pour bien distinguer les deux...''
Je t'ai déjà répondu mais visiblement tu n'as pas compris..
Tu inverses simplement les rôles.
Tu utilises l’expression « non-encore-formulé » comme si elle désignait un domaine réel qu’il faudrait ensuite illustrer par des exemples. Or c’est précisément l’inverse : tant qu’aucun contenu n’est formulé, il n’y a rien à exemplifier. On ne peut donner des exemples que de ce qui est déjà formulé.
L’incomplétude, elle, n’a rien de vague. Les résultats de Kurt Gödel concernent des énoncés parfaitement définis dans un système formel donné. Ce sont des propositions formulées dans le langage du système, mais que ce système ne peut pas démontrer. Il ne s’agit donc pas d’un « non-encore-formulé », mais au contraire d’énoncés explicitement formulés.
Autrement dit, l’incomplétude ne renvoie pas à un contenu théorique indéterminé : elle concerne des limites internes de démontrabilité pour des énoncés bien définis.
Quant à ta distinction entre « logique formelle » et « logique naturelle », elle ne change rien au point discuté. La logique formelle sert simplement à produire des raisonnements valides, expliciter et examiner les inférences que nous produisons dans le langage ordinaire ainsi que plus généralement : la cohérence de ce qui est dit. Elle ne prétend pas remplacer la pensée ordinaire, mais rendre les raisonnements analysables et vérifiables.
Tout ceci, je te l'ai déjà expliqué clairement. Tu ne peux ou ne veux simplement pas le comprendre. .
- La réalité est toujours beaucoup plus riche et complexe que ce que l'on peut percevoir, se représenter, concevoir, croire ou comprendre.
- Nous ne savons pas ce que nous ne savons pas.
Humilité !
- Toute expérience vécue résulte de choix. Et tout choix produit son lot d'expériences vécues.
Sagesse !
J'm'interroge a écrit : 14 mars26, 06:31
Je t'ai déjà répondu mais visiblement tu n'as pas compris..
Tu inverses simplement les rôles.
Quels rôles?
Classique : Avoir une compréhension ou opinion différente de vous correspond à incompréhension. Inverser les rôles, et blabla,
Chacun joue le rôle qu'il joue... Je pose des questions, vous ne répondez pas... Votre truc!! Vos règles, blabla, toujours dans le même sens...
Alors, je ne joue plus selon vos règles, je veux avancer... Si vous ne voulez pas clarifier, aller plus loin, dégager l'horizon fermé, je vous considère dans le pur théorique en circuit fermé, rien donc à voir avec la réalité, ces constituants réels qui demandent un regard honnête à travers l'incomplétude, qui demandent à être vus... Mais ça, ça semble vous être impossible...
J'en comprends que vous préférez le confort du cadre, mais moi, ça ne m'intéresse plus de vous lire théoriser en rond dans votre mouise abstraite...
" Partie de la linguistique qui regroupe la phonologie, la morphologie et la syntaxe. "
La morphologie et la syntaxe relève de l'écriture, la phonologie de l'oral. Donc comme je le dis, la grammaire concerne davantage l'écriture que le parler. Si vous vouliez un exemple plus parlant, l'orthographe aurait été bienvenu. Parce qu'on sait écrire, c'est pas pour autant qu'on sait écrire bien. Oups vous aviez tort ici ouuuh
Le sujet du topic ne porte pas sur ma personne, mais sur le pourquoi je dis que j'ai toujours raison lorsque je dis que j'ai toujours raison.
Ah le déni quand même... Avec vous il atteint des sommets insoupçonné
La première chose que fera un esclave après avoir quitté son maître, c'est s'en trouver un autre encore pire que le précédent. Et il n'y a pas pire maître que soi-même. - "Principe d’élévation - Réalité ou Illusionnisme pervers ?" G. C. Endrifel
a écrit :j'minterroge a dit : Le « non-encore-formulé » n'est pas encore formulé. La logique n'interdit pas de le formuler, elle consiste simplement à le formuler proprement. Et dès qu’on commence à formuler quelque chose à son sujet, on entre déjà dans le domaine où la cohérence du discours peut être examinée.
Ton erreur : Pour toi la logique est logique a partir du moment où elle peut être formulée par le langage .
La logique sans langage : arguments en faveur
a) La logique comme structure mentale pré-linguistique
Exemple : La pensée mathématique
Un enfant de 3 ans peut comprendre que 2 pommes + 1 pomme = 3 pommes avant de savoir le formuler en mots.
Les animaux (corbeaux, singes, dauphins) résolvent des problèmes logiques (ex. : trier des objets par taille, anticiper des causes/effets) sans langage symbolique.
Conclusion : La logique opératoire (addition, soustraction, inférence causale) semble antérieure au langage.
Neurosciences :
Des études en IRMf montrent que des réseaux neuronaux dédiés à la logique (cortex préfrontal, lobe pariétal) s’activent indépendamment des zones du langage (aire de Broca/Wernicke) lors de tâches de raisonnement abstrait.
Conclusion : Autant le langage est un outil pour développer la logique , autant réduire la logique aux langages et à des règles de langage est absurde en soi .Le langage est comme un marteau pour un charpentier : indispensable pour construire, mais qui n’est pas la maison...
Seul le présent est “réel”, précisément parce qu’il ne peut être saisi, ni retenu.
Tant que tu te comporteras comme un vulgaire troll, n'espère pas que je te réponde.
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J'm'interroge a écrit :Le « non-encore-formulé » n'est pas encore formulé. La logique n'interdit pas de le formuler, elle consiste simplement à le formuler proprement. Et dès qu’on commence à formuler quelque chose à son sujet, on entre déjà dans le domaine où la cohérence du discours peut être examinée.
vic a écrit : 14 mars26, 07:48
Ton erreur : Pour toi la logique est logique a partir du moment où elle peut être formulée par le langage .
Non. Il n'y a aucune erreur dans ce que j'ai dit.
Je n'ai jamais dit ce que tu tentes de me faire dire ici. J'ai été, je le pense, très précis dans mes termes.
- J'ai parlé d'inférence naturelle et j'ai parlé de logique formelle.
- J'ai dit aussi que notre capacité naturelle à raisonner souffre de biais logiques, si l'on se base sur ce qui est logiquement valide en termes de raisonnements formels.
- Et j'ai dit que pour ce qui est des inférences naturelles, l'on ne peut parler de logique que si l'on parvient à formuler ces règles d'inférence naturelles, ce que que fait précisément une logique formelle. Dans une forme de langage par conséquent.
C'est très précis.
vic a écrit : 14 mars26, 07:48
Les animaux (corbeaux, singes, dauphins) résolvent des problèmes logiques (ex. : trier des objets par taille, anticiper des causes/effets) sans langage symbolique.
J'en ai parlé dans un topic consacré.
vic a écrit : 14 mars26, 07:48Conclusion : La logique opératoire (addition, soustraction, inférence causale) semble antérieure au langage.
Tout à fait.
vic a écrit : 14 mars26, 07:48
Des études en IRMf montrent que des réseaux neuronaux dédiés à la logique (cortex préfrontal, lobe pariétal) s’activent indépendamment des zones du langage (aire de Broca/Wernicke) lors de tâches de raisonnement abstrait.
Oui.
vic a écrit : 14 mars26, 07:48Conclusion : Autant le langage est un outil pour développer la logique , autant réduire la logique aux langages et à des règles de langage est absurde en soi .Le langage est comme un marteau pour un charpentier : indispensable pour construire, mais qui n’est pas la maison...
@vic,
Tu continues à répondre à une position que je n’ai jamais défendue.
Je n’ai jamais dit que la logique se réduisait au langage ni que le langage produisait la logique. Au contraire, j’ai explicitement reconnu que des formes d’inférences existent avant et indépendamment du langage. Les animaux en donnent effectivement des exemples, et certaines capacités de raisonnement sont bien documentées en sciences cognitives.
Donc sur ce point, nous sommes d’accord : il existe des capacités d’inférence naturelles, antérieures au langage.
Là où tu glisses, c’est quand tu confonds deux choses différentes :
- la capacité cognitive d’inférer (présente chez les humains et certains animaux)
et
- l’explicitation formelle des règles d’inférence
La logique formelle ne prétend pas créer la logique.
Elle sert simplement à expliciter, formaliser et examiner les structures d’inférence que nous utilisons spontanément.
Ton analogie du marteau est en réalité assez bonne, mais elle va plutôt dans mon sens : le langage et les systèmes formels sont des outils d’explicitation et de vérification. Ils permettent de rendre les raisonnements analysables et critiquables, ce que l’inférence spontanée ne garantit pas toujours.
Autrement dit : l’inférence naturelle existe sans langage, mais l’examen critique d’un raisonnement exige qu’il soit formulé. Et c’est exactement ce que je disais au départ : dès que l’on formule quelque chose, on entre dans un domaine où la cohérence du discours peut être examinée formellement.
Donc non, je ne réduis pas la logique au langage.
Je distingue simplement la capacité d’inférer et l’analyse explicite des inférences. Ce sont deux choses différentes.
-
Autre chose que tu laisses de côté :
Quand je dis qu’une logique formelle repose sur une forme de langage, je ne dis pas que la logique naît du langage ni qu’elle s’y réduit. Je dis simplement quelque chose de beaucoup plus précis : pour formaliser des règles d’inférence, il faut nécessairement passer par un système symbolique.
Autrement dit, une logique formelle repose toujours sur :
- un vocabulaire de symboles
- des règles de formation des expressions
- des règles d’inférence
Et tout cela constitue précisément un langage formel.
Par exemple, quand on écrit quelque chose comme :
- Si 𝐴 → 𝐵
- et 𝐴
alors 𝐵
on utilise un système symbolique où :
- 𝐴 et 𝐵 sont des propositions,
- → est un connecteur logique,
- et certaines règles disent comment passer de certaines formules à d’autres.
C’est exactement ce que des logiciens comme Gottlob Frege ont introduit : un langage formel permettant de représenter explicitement les structures d’inférence.
Donc oui, l’inférence peut exister avant le langage chez un animal ou chez un enfant. Là-dessus je suis d’accord avec toi. Mais dès que tu veux expliciter, analyser ou vérifier ces inférences, tu dois les représenter dans un système symbolique.
Et c’est précisément cela qu’on appelle une logique formelle : un cadre linguistique et symbolique qui permet de rendre les inférences explicites, manipulables et vérifiables.
Donc encore une fois, je ne confonds pas logique et langage.
Je dis simplement que la formalisation logique passe nécessairement par un langage formel. C’est une condition technique, pas une thèse philosophique sur l’origine de la logique. .
- La réalité est toujours beaucoup plus riche et complexe que ce que l'on peut percevoir, se représenter, concevoir, croire ou comprendre.
- Nous ne savons pas ce que nous ne savons pas.
Humilité !
- Toute expérience vécue résulte de choix. Et tout choix produit son lot d'expériences vécues.
Sagesse !
J'm'interroge a écrit : 14 mars26, 10:32
Tant que tu te comporteras comme un vulgaire troll, n'espère pas que je te réponde.
Tant que je mettrais le doigt sur ce qui fait mal est ce qu'il faut comprendre... Vous étiez à côté de la plaque sur la grammaire, vous me traitez de troll. Ce sujet fait de vous ipso facto un sujet mais vous êtes tellement embourbé dans votre propre guêpier que me traiter de troll pour faire de moi un homme de paille est le seul sophisme que vous avez trouvé. Être ignoré de votre part ne me pose aucun problème. J'écris, on me lis, on juge pertinent ou pas. Votre avis d'homme qui s'assume pas et qui passe son temps à nier tout je m'en fiche royal.
La première chose que fera un esclave après avoir quitté son maître, c'est s'en trouver un autre encore pire que le précédent. Et il n'y a pas pire maître que soi-même. - "Principe d’élévation - Réalité ou Illusionnisme pervers ?" G. C. Endrifel
J'm'interroge a écrit : 14 mars26, 10:32
Je dis simplement que la formalisation logique passe nécessairement par un langage formel. C’est une condition technique, pas une thèse philosophique sur l’origine de la logique.
Trivial et à coloration tautologique : «Pour formaliser logiquement, il faut un langage formel, exactement comme pour faire une addition, il faut additionner.»
Gérard C. Endrifel a écrit : 15 mars26, 01:03
Tant que je mettrais le doigt sur ce qui fait mal est ce qu'il faut comprendre... Vous étiez à côté de la plaque sur la grammaire...
blablabla.
L’analogie avec la grammaire ne portait pas sur l’écriture ou l’orthographe, mais sur le rôle d’un cadre explicite pour analyser et corriger ce que l’on produit spontanément.
De même que la grammaire permet de structurer et vérifier le langage, la logique formelle permet de structurer nos raisonnements et de corriger les biais cognitifs naturels. Sans ce cadre, nos raisonnements sont approximatifs et sujets à l’erreur, même si nous pensons raisonner correctement selon ce qui nous paraît évident.
La logique formelle n’est pas un instrument qui crée la capacité de raisonner : elle rend simplement possible l’examen, la transmission, la production de raisonnement fiables, la critique des raisonnements présentés et plus généralement l'évaluation de la cohérence de ce qui est dit.
Sans elle, il n’existe pas de méthode fiable pour distinguer ce qui est cohérent de ce qui ne l’est pas, ni de ce qui est construit comme preuve de ce qui est gratuit.
-
Par ailleurs, tu refuses de reconnaître que tu avais dit une ânerie : la grammaire ne se limite pas à l’écriture : elle décrit la structure d’une langue, qu’elle soit parlée ou écrite. La phonologie concerne l’oral, la morphologie et la syntaxe décrivent la formation des mots et des phrases dans tous les usages de la langue, y compris le parler.
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J'm'interroge a écrit : 14 mars26, 10:32
Je dis simplement que la formalisation logique passe nécessairement par un langage formel. C’est une condition technique, pas une thèse philosophique sur l’origine de la logique.
ronronladouceur a écrit : 15 mars26, 03:04
Trivial et à coloration tautologique : «Pour formaliser logiquement, il faut un langage formel, exactement comme pour faire une addition, il faut additionner.»
D'accord, je sors...
C’est vrai que dit comme ça, ça peut sembler trivial. Mais l’idée clé, c’est que formaliser un raisonnement nécessite une codification explicite des inférences, ce qui permet de vérifier, transmettre et critiquer les raisonnements de façon rigoureuse. Sans ça, il n’y a pas de logique vérifiable : ce qui n’est pas explicitement formulé ne peut pas être considéré comme une logique, et il n’existe donc pas à proprement parler de “logique informelle”.
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Petit récapitulatif :
La logique n’est pas une propriété privée ni une invention personnelle. Il s'agit d'un outillage formel opératoire construit sur des siècles, enseigné et utilisé pour produire des raisonnements valides, examiner la validité de ceux présentés et plus généralement la cohérence de ce qui est exprimé. Elle n'a pas pour fonction de décrire le réel ou le vécu subjectif. Elle porte sur des énoncés langagiers et ne traite directement de rien d'autre.
La capacité naturelle d’inférence des humains, bien que remarquable, est imparfaite. Nous raisonnons spontanément, intuitivement, mais ces inférences naturelles sont souvent biaisées et ne garantissent pas la validité des conclusions. La logique formelle intervient précisément pour pallier ces déficiences : en expliciter les règles, en corriger les biais et en rendre les raisonnements analysables et vérifiables.
L’évidence et l’intuition ne sont pas des critères de validité logique. Ce qui paraît évident peut être faux, et ce que l’intuition suggère ne suffit pas à établir une conclusion rationnelle. La logique formelle offre un outil pour organiser ces intuitions et perceptions, en les soumettant à des règles explicites et partagées, distinctes des préférences individuelles et invulnérables aux croyances.
Parler d’un « au-delà de la logique » ou d’une « logique informelle » sans préciser les règles revient à énoncer des notions vides. Dès que l’on formule quelque chose, cela entre dans le champ de l'examen critique où sa cohérence peut être examinée. Ce qui n’est pas formulé n’existe pas pour l’analyse rationnelle, et ce qui est formulé sans règles claires ne constitue pas une logique et ne se distingue pas d'affirmations gratuites. Toute logique doit donc reposer sur des règles explicites pour être analysable, même si elle s’inspire de raisonnements naturels.
Toute forme de langage n'exprime pas nécessairement une logique, mais toute logique proprement nommée nécessite une symbolisation qui est une forme de langage. Elle ne réduit pas le raisonnement humain à un code linguistique : elle rend simplement possible la vérification, la transmission et la critique des raisonnements par leur formulation. Les capacités cognitives des animaux et des humains montrent que certaines inférences peuvent se produire sans langage, mais pour que ces inférences soient examinées de manière rigoureuse, elles doivent pouvoir être formalisées.
Enfin, l’incomplétude est une limite intrinsèque à tout système formel : aucun cadre logique, même minimal, ne peut permettre de démontrer tout ce qui est énonçable. Cette incomplétude n’est pas un échec, mais une reconnaissance que toute connaissance est intrinsèquement limitée. Elle reste un outil pour produire, vérifier et clarifier des raisonnements, et non un instrument pour abolir l’incertitude ou prétendre formuler ce qui ne l'est pas ou ne peut pas l'être. .
- La réalité est toujours beaucoup plus riche et complexe que ce que l'on peut percevoir, se représenter, concevoir, croire ou comprendre.
- Nous ne savons pas ce que nous ne savons pas.
Humilité !
- Toute expérience vécue résulte de choix. Et tout choix produit son lot d'expériences vécues.
Sagesse !
a écrit :j'minterroge a dit : La logique n’est pas une propriété privée ni une invention personnelle. Il s'agit d'un outillage formel opératoire construit sur des siècles, enseigné et utilisé pour produire des raisonnements valides, examiner la validité de ceux présentés et plus généralement la cohérence de ce qui est exprimé. Elle n'a pas pour fonction de décrire le réel ou le vécu subjectif. Elle porte sur des énoncés langagiers et ne traite directement de rien d'autre.
Si la logique n'a pas pour fonction de décrire le réel ou la réalité subjective , c'est qu'elle ne sert à rien .
Ca ressemblerait juste à un truc masturbatif dans le désert .
Mais en réalité c'est une pure hypocrisie , parce qu'on sait très bien que la logique et la langage logique ont été justement mis au point pour décrire le réel et le vécu subjectif , donc c'est bien leur fonction 1ère .
C'est comme si tu nous expliquais qu'une fourchette n'a jamais été créée pour manger .
ronronladouceur a écrit : 15 mars26, 03:04
Trivial et à coloration tautologique : «Pour formaliser logiquement, il faut un langage formel, exactement comme pour faire une addition, il faut additionner.»
D'accord, je sors...
Exactement ronron , sa définition de la logique est circulaire .
C'est le langage qui se définit lui même et qui tourne à l'intérieur de lui même pour ne rien dire , y compris sur la réalité , ou même l'expérience subjective .
Gérard C. Endrifel a écrit : 15 mars26, 01:03
Tant que je mettrais le doigt sur ce qui fait mal est ce qu'il faut comprendre... Vous étiez à côté de la plaque sur la grammaire, vous me traitez de troll. Ce sujet fait de vous ipso facto un sujet mais vous êtes tellement embourbé dans votre propre guêpier que me traiter de troll pour faire de moi un homme de paille est le seul sophisme que vous avez trouvé. Être ignoré de votre part ne me pose aucun problème. J'écris, on me lis, on juge pertinent ou pas. Votre avis d'homme qui s'assume pas et qui passe son temps à nier tout je m'en fiche royal.
Oui gérard , son sujet est un bourbier dans lequel il s'enfonce toujours d'avantage .
On n'a jamais vu autant une personne parler pour ne rien dire et s'écouter parler en se trouvant génial .
Seul le présent est “réel”, précisément parce qu’il ne peut être saisi, ni retenu.
medico a écrit : 16 mars26, 01:46
Pourquoi discuter evec une personne qui a toujours raison?
A mon avis c'est perdre son temps.
@ medico,
Tu n'apportes rien par ce genre de remarque.
Ce n’est pas une question de « toujours avoir raison ». Dans une discussion rationnelle, la seule chose qui compte est la validité des arguments présentés.
Si quelqu’un montre qu’un raisonnement est invalide, on peut :
- soit répondre sur le fond et montrer où est l’erreur,
- soit dire que c’est « perdre son temps ».
La première option relève d’une discussion. La seconde consiste simplement à éviter la question posée.
Si j’ai tort sur un point, il suffit de le montrer. La logique a précisément cette fonction : examiner les arguments, pas les personnes.
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@ vic,
Tu continues à confondre deux choses différentes : la fonction de la logique et l’usage que l’on peut en faire.
La logique ne décrit pas le réel. Elle examine la structure des raisonnements portant sur des énoncés. C’est une discipline qui traite de validité d’inférence, pas de la vérité empirique des propositions.
Autrement dit, ce n’est pas la logique qui dit si une proposition sur le monde est vraie ou fausse. Elle dit seulement : si ces prémisses sont admises, la conclusion suit-elle ou non. La question de la vérité relève ensuite de l’observation, de l’expérience, de la physique, de la psychologie, etc.
Ton analogie de la fourchette est donc à côté de la plaque. Une meilleure analogie serait plutôt celle-ci : la logique est comme la grammaire d’un raisonnement. La grammaire ne décrit pas le monde non plus ; elle décrit la structure correcte des phrases. Pourtant personne ne prétend que la grammaire est « inutile ».
Quant à l’idée que la définition serait circulaire, elle ne l’est pas. Dire qu’une formalisation logique nécessite un langage formel n’est pas une définition de la logique, c’est simplement une condition technique de la formalisation. C’est exactement comme dire que pour écrire des mathématiques il faut un système de symboles. Ce n’est ni circulaire ni profond : c’est simplement la structure même de ce type d’outil.
Bref, tu critiques une position que je n’ai jamais défendue. La logique n’est pas un outil pour « décrire le réel » directement, ce qui n'empêche pas qu'elle sert sert à examiner si ce que l’on dit du réel est cohérent et si les conclusions tirées suivent effectivement des prémisses. Et c’est précisément pour cela qu’elle est utile.
Bref, tes remarques ne sont pas très sérieuses, elles tombent lamentablement à côté vic. .
- La réalité est toujours beaucoup plus riche et complexe que ce que l'on peut percevoir, se représenter, concevoir, croire ou comprendre.
- Nous ne savons pas ce que nous ne savons pas.
Humilité !
- Toute expérience vécue résulte de choix. Et tout choix produit son lot d'expériences vécues.
Sagesse !