La Vie - Comment définiriez-vous la vie
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L’athéisme peut être considéré comme une attitude ou une doctrine qui ne conçoit pas l’existence ou affirme l’inexistence de quelque dieu, divinité ou entité surnaturelle que ce soit. C'est une position philosophique qui peut être formulée ainsi : il n'existe rien dans l'Univers qui ressemble de près ou de loin à ce que les croyants appellent un « dieu », ou « Dieu ».
L’athéisme peut être considéré comme une attitude ou une doctrine qui ne conçoit pas l’existence ou affirme l’inexistence de quelque dieu, divinité ou entité surnaturelle que ce soit. C'est une position philosophique qui peut être formulée ainsi : il n'existe rien dans l'Univers qui ressemble de près ou de loin à ce que les croyants appellent un « dieu », ou « Dieu ».
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Re: La Vie - Comment définiriez-vous la vie
Ecrit le 08 févr.26, 04:42.
Il y a la définition de la vie biologique :
Je prends à mon compte celle de Francisco Varela :
« La vie est ce qui caractérise en propre tout système autopoïétique organisé comme un réseau de processus de production de structures ou éléments composants qui - (a) régénèrent continuellement par leurs transformations et leurs interactions le réseau qui les a produits, et qui - (b) constituent le système en tant qu’unité concrète dans l'espace où il existe, en spécifiant le domaine topologique où il se réalise comme réseau. Il s’ensuit qu'un tel système engendre et spécifie continuellement sa propre organisation. Il accomplit ce processus incessant de remplacement de ses structures ou éléments composants, parce qu'il est continuellement soumis à des perturbations externes, et constamment forcé de compenser ces perturbations. Ainsi, un système autopoïétique est un système à relations stables dont l’invariant fondamental est sa propre organisation (le réseau de relations qui la définit). »
Cette définition peut-être généralisable à d'autres processus et structures que celles abordées dans le cadre strict de la biologie.
Et il y a la définition de la Vie, avec une majuscule, qui peut se définir comme suit :
« La Vie c’est ce qui se vit, c’est nous qui le vivons et c’est ce qui fait nos vies et notre être avec notre participation, et c’est tout ce qui nous entoure, dont on a conscience ou non. Elle s’appréhende intellectuellement comme l’ensemble des structures de possibles mutuellement compatibles, et donc des processus, qui nous permettent et nous constituent comme sujets conscients participants, avec nos vécus. Elle n’est réductible ni à l’expérience subjective, ni aux seuls processus biologiques. »
Cette définition extrêmement générale, c'est celle que j'en propose, elle ne contredit pas la première, mais la complète.
.
Il y a la définition de la vie biologique :
Je prends à mon compte celle de Francisco Varela :
« La vie est ce qui caractérise en propre tout système autopoïétique organisé comme un réseau de processus de production de structures ou éléments composants qui - (a) régénèrent continuellement par leurs transformations et leurs interactions le réseau qui les a produits, et qui - (b) constituent le système en tant qu’unité concrète dans l'espace où il existe, en spécifiant le domaine topologique où il se réalise comme réseau. Il s’ensuit qu'un tel système engendre et spécifie continuellement sa propre organisation. Il accomplit ce processus incessant de remplacement de ses structures ou éléments composants, parce qu'il est continuellement soumis à des perturbations externes, et constamment forcé de compenser ces perturbations. Ainsi, un système autopoïétique est un système à relations stables dont l’invariant fondamental est sa propre organisation (le réseau de relations qui la définit). »
Cette définition peut-être généralisable à d'autres processus et structures que celles abordées dans le cadre strict de la biologie.
Et il y a la définition de la Vie, avec une majuscule, qui peut se définir comme suit :
« La Vie c’est ce qui se vit, c’est nous qui le vivons et c’est ce qui fait nos vies et notre être avec notre participation, et c’est tout ce qui nous entoure, dont on a conscience ou non. Elle s’appréhende intellectuellement comme l’ensemble des structures de possibles mutuellement compatibles, et donc des processus, qui nous permettent et nous constituent comme sujets conscients participants, avec nos vécus. Elle n’est réductible ni à l’expérience subjective, ni aux seuls processus biologiques. »
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- Nous ne savons pas ce que nous ne savons pas.
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- Toute expérience vécue résulte de choix. Et tout choix produit son lot d'expériences vécues.
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Re: La Vie - Comment définiriez-vous la vie
Ecrit le 08 févr.26, 05:09Le principe de la vie ou du vivant ; l’existence animée ou la durée de l’existence animée d’un individu. Pour ce qui est de la vie terrestre, physique, les choses qui possèdent la vie présentent généralement les phénomènes de croissance, de métabolisme, de réponse aux stimuli externes et de reproduction. Le mot hébreu employé dans les Écritures est ḥayyim, et le mot grec est zôê. Le mot hébreu nèphèsh et le mot grec psukhê, signifiant tous deux “ âme ”, sont également employés pour désigner la vie, non pas au sens abstrait, mais la vie en tant que personne ou animal (comparer les mots “ âme ” et “ vie ” tels qu’ils sont employés en Jb 10:1 ; Ps 66:9 ; Pr 3:22). La végétation possède la vie — le principe de la vie opérant en elle —, mais pas la vie en tant qu’âme. Au plein sens du terme, la vie, quand il s’agit de personnes dotées de l’intelligence, est l’existence parfaite avec le droit de l’avoir.
(Isaïe 30:15) Votre force résidera en ceci : dans le fait de rester calmes et [aussi] dans la confiance . AM - JW - Les Témoins de Jéhovah
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Re: La Vie - Comment définiriez-vous la vie
Ecrit le 08 févr.26, 07:02.
La Vie assurément, a une dimension physique, biologique et psychique irréductibles l'une à l'autre.
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Re: La Vie - Comment définiriez-vous la vie
Ecrit le 10 févr.26, 15:27La vie se définit dans la tradition aristotélicienne par ses différentes puissances (facultés) :
-végétatives : nutrition, croissance, reproduction
-sensible : les 3 végétatives + connaissance sensible (les 5 sens externes + mémoire, imagination, instinct) et appétit sensible
-rationnelle : le total ci-haut + intellect (connaissance rationnelle) et appétit rationnel (volonté)
-végétatives : nutrition, croissance, reproduction
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-rationnelle : le total ci-haut + intellect (connaissance rationnelle) et appétit rationnel (volonté)
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《J’ai toujours regardé l’athéisme comme le plus grand égarement de la raison》 (Voltaire , 1766)
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Re: La Vie - Comment définiriez-vous la vie
Ecrit le 11 févr.26, 00:32Autrement dit, tu définis la vie ainsi :ChristianK a écrit : 10 févr.26, 15:27 La vie se définit dans la tradition aristotélicienne par ses différentes puissances (facultés) :
-végétatives : nutrition, croissance, reproduction
-sensible : les 3 végétatives + connaissance sensible (les 5 sens externes + mémoire, imagination, instinct) et appétit sensible
-rationnelle : le total ci-haut + intellect (connaissance rationnelle) et appétit rationnel (volonté)
Vie : facultés végétatives et dérivées : faculté sensible puis faculté rationnelle.
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Re: La Vie - Comment définiriez-vous la vie
Ecrit le 11 févr.26, 03:33- J'm'interroge
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Re: La Vie - Comment définiriez-vous la vie
Ecrit le 11 févr.26, 03:40Tu ne définis rien ainsi.
C’est comme dire : la chaleur est le chaud en action — une reformulation poétique qui tourne autour du mot sans en donner ni critères, ni contours.
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Re: La Vie - Comment définiriez-vous la vie
Ecrit le 11 févr.26, 04:41Il me semble tout de même que parler de la vie sans mentionner le vivant rate tout de même le coeur du sujet...J'm'interroge a écrit : 11 févr.26, 03:40 Tu ne définis rien ainsi.
C’est comme dire : la chaleur est le chaud en action — une reformulation poétique qui tourne autour du mot sans en donner ni critères, ni contours..
Quant à une définition fonctionnelle, on conviendra que l'aspect mouvant de la vie ne peut être saisi dans une formule, même avec des mots à connotation ou consonnance dynamique. Ce qui montre qu'une définition ici quelque élaborée qu'elle soit n'est pas la chose...
Quant à votre analogie (chaleur-chaud), il y a tout de même une distinction... Certes l'analogie est symétrique dans sa forme, mais l’asymétrie apparaît quand on regarde le statut épistémologique de la chaleur en tant qu'elle a été comprise - grosso modo des particules qui vibrent... Or ce n'est pas le cas pour la vie avec son côté «débordement» qu'il n'est pas possible de capturer dans une formule consensuelle...
Ma définition pointe la vie en tant simplement qu'elle est processuelle... On ne peut pas la circonscrire en une définition complète sans la trahir...
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Re: La Vie - Comment définiriez-vous la vie
Ecrit le 11 févr.26, 05:14.
@ ronronladouceur,
Dire que « la vie est le vivant en acte » ne définit toujours rien, même si l’on ajoute ensuite des précisions discursives. Tu dis pointer la vie comme processuelle, mais tu la désignes sans jamais en expliciter les conditions d’intelligibilité. Nommer n’est pas définir. Dire « le vivant en acte » revient à renvoyer la vie au vivant, et le vivant à la vie, dans une circularité qui peut être suggestive, mais qui reste conceptuellement vide.
Tu affirmes ensuite que parler de la vie sans mentionner le vivant manquerait le cœur du sujet. C’est précisément là que nous divergeons. Le vivant est une modalité de la Vie, pas son équivalent. Confondre les deux, c’est rabattre la Vie sur une catégorie particulière de ses manifestations. Or une définition n’a pas pour fonction de reproduire l’objet qu’elle désigne, mais de rendre intelligible ce qui permet qu’il y ait du vivant, de l’expérience, et de la participation consciente.
Tu as raison sur un point essentiel : aucune définition n’est « la chose ». Mais cela vaut pour tous les concepts, y compris la chaleur. Dire que la chaleur n’est pas le chaud en acte ne nie pas le vécu thermique, cela distingue le phénomène vécu de son cadre intelligible. De la même manière, définir la Vie ne consiste pas à capturer son « débordement », mais à expliciter ce qui rend possible ce débordement sans l’ériger en mystère irréductible.
Lorsque tu invoques l’asymétrie épistémologique entre la chaleur et la vie, tu touches un point réel, mais tu en tires une conclusion discutable. Le fait que la vie ne soit pas réductible à un modèle consensuel n’implique pas qu’elle soit hors de portée conceptuelle. Cela signifie simplement qu’elle ne se laisse pas enfermer dans une définition fonctionnaliste ou strictement biologiste. Refuser une définition close ne conduit pas à renoncer à toute définition, cela impose de formuler une définition ouverte, non réductrice.
Dire que la vie est processuelle ne suffit pas davantage. Le processus n’est pas un critère, c’est une qualification vague, qui peut s’appliquer à tout et donc à rien en particulier. La question n’est pas de nier le caractère vécu, mouvant ou débordant de la Vie, mais de ne pas confondre ce caractère avec une impossibilité de penser. Une définition peut être lucide sans être totalisante, ouverte sans être tautologique.
En ce sens, définir la Vie comme ce qui se vit, ce qui nous constitue comme sujets participants, et comme l’ensemble des structures de possibles compatibles qui rendent cela possible, ne prétend pas enfermer la Vie. Cela permet simplement de ne pas la dissoudre dans une formule poétique qui, sous couvert de respect pour son « mystère », évite surtout de prendre position conceptuellement.
Autrement dit : refuser une définition close n’autorise pas à se contenter d’une désignation circulaire. La Vie peut déborder toute formule sans que la pensée doive, pour autant, renoncer à la comprendre.
.
@ ronronladouceur,
Dire que « la vie est le vivant en acte » ne définit toujours rien, même si l’on ajoute ensuite des précisions discursives. Tu dis pointer la vie comme processuelle, mais tu la désignes sans jamais en expliciter les conditions d’intelligibilité. Nommer n’est pas définir. Dire « le vivant en acte » revient à renvoyer la vie au vivant, et le vivant à la vie, dans une circularité qui peut être suggestive, mais qui reste conceptuellement vide.
Tu affirmes ensuite que parler de la vie sans mentionner le vivant manquerait le cœur du sujet. C’est précisément là que nous divergeons. Le vivant est une modalité de la Vie, pas son équivalent. Confondre les deux, c’est rabattre la Vie sur une catégorie particulière de ses manifestations. Or une définition n’a pas pour fonction de reproduire l’objet qu’elle désigne, mais de rendre intelligible ce qui permet qu’il y ait du vivant, de l’expérience, et de la participation consciente.
Tu as raison sur un point essentiel : aucune définition n’est « la chose ». Mais cela vaut pour tous les concepts, y compris la chaleur. Dire que la chaleur n’est pas le chaud en acte ne nie pas le vécu thermique, cela distingue le phénomène vécu de son cadre intelligible. De la même manière, définir la Vie ne consiste pas à capturer son « débordement », mais à expliciter ce qui rend possible ce débordement sans l’ériger en mystère irréductible.
Lorsque tu invoques l’asymétrie épistémologique entre la chaleur et la vie, tu touches un point réel, mais tu en tires une conclusion discutable. Le fait que la vie ne soit pas réductible à un modèle consensuel n’implique pas qu’elle soit hors de portée conceptuelle. Cela signifie simplement qu’elle ne se laisse pas enfermer dans une définition fonctionnaliste ou strictement biologiste. Refuser une définition close ne conduit pas à renoncer à toute définition, cela impose de formuler une définition ouverte, non réductrice.
Dire que la vie est processuelle ne suffit pas davantage. Le processus n’est pas un critère, c’est une qualification vague, qui peut s’appliquer à tout et donc à rien en particulier. La question n’est pas de nier le caractère vécu, mouvant ou débordant de la Vie, mais de ne pas confondre ce caractère avec une impossibilité de penser. Une définition peut être lucide sans être totalisante, ouverte sans être tautologique.
En ce sens, définir la Vie comme ce qui se vit, ce qui nous constitue comme sujets participants, et comme l’ensemble des structures de possibles compatibles qui rendent cela possible, ne prétend pas enfermer la Vie. Cela permet simplement de ne pas la dissoudre dans une formule poétique qui, sous couvert de respect pour son « mystère », évite surtout de prendre position conceptuellement.
Autrement dit : refuser une définition close n’autorise pas à se contenter d’une désignation circulaire. La Vie peut déborder toute formule sans que la pensée doive, pour autant, renoncer à la comprendre.
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Re: La Vie - Comment définiriez-vous la vie
Ecrit le 11 févr.26, 07:13Je ne dis certainement pas ça...J'm'interroge a écrit : 11 févr.26, 05:14 La question n’est pas de nier le caractère vécu, mouvant ou débordant de la Vie, mais de ne pas confondre ce caractère avec une impossibilité de penser.
C'est tautologique et le ''nous'' ne rend pas compte de la vie dans sa diversité...En ce sens, définir la Vie comme ce qui se vit, ce qui nous constitue comme sujets participants, et comme l’ensemble des structures de possibles compatibles qui rendent cela possible, ne prétend pas enfermer la Vie. Cela permet simplement de ne pas la dissoudre dans une formule poétique qui, sous couvert de respect pour son « mystère », évite surtout de prendre position conceptuellement.
Quant aux ''structures de possibles compatibles'', c'est pas clair...
''Sous couvert de respect pour son «mystère»'', c'est de la lecture psychique? En tout cas, ça y ressemble...
Au nom de quelle autorité s'en empêcher?Autrement dit : refuser une définition close n’autorise pas à se contenter d’une désignation circulaire. La Vie peut déborder toute formule sans que la pensée doive, pour autant, renoncer à la comprendre.
Vous essayez de comprendre la vie? Je dirais plutôt que vous tentez une définition suffisamment exhaustive pour l'encadrer
Plus sérieusement, disons que je prends plutôt le parti de ce qui déborde le cadre de la stricte définition, gardant ouverte la perspective. Tout autre point de vue est laissé à lui-même, etc.
De toute façon, définition qui, si j'ai bien compris, serait ''complète'' (?)...
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Re: La Vie - Comment définiriez-vous la vie
Ecrit le 11 févr.26, 08:23.
@ ronronladouceur,
Il y a manifestement un décalage, non pas tant sur le fond que sur ce que chacun entend par définir.
Quand je dis que la question n’est pas de nier le caractère vécu, mouvant ou débordant de la Vie, mais de ne pas confondre ce caractère avec une impossibilité de penser, je ne t’attribue pas l’idée que la Vie serait impensable. Je pointe simplement une conséquence fréquente de ce type de position : à force d’insister sur le débordement, on finit par disqualifier toute tentative de clarification conceptuelle comme illégitime ou vaine. Ce n’est pas ce que tu dis explicitement, mais c’est ce que ton refus de toute définition un peu structurée laisse entendre.
Sur la question de la tautologie : dire que la Vie est « ce qui se vit » n’est pas tautologique au sens logique, c’est un point de départ phénoménologique. Le « nous » n’est pas censé épuiser la diversité du vivant, mais situer l’énonciation. Toute définition est formulée depuis un point de vue situé, feindre de parler depuis nulle part serait bien plus problématique. Le fait que la Vie dépasse le « nous » est explicitement intégré, puisque la définition inclut aussi ce qui nous entoure, perçu ou non.
Quant aux « structures de possibles compatibles », elles ne sont pas floues par nature, elles sont abstraites par choix. Elles désignent ce sans quoi il n’y aurait ni vécu, ni vivant, ni continuité possible : un cadre de conditions, de relations et de compatibilités qui rendent l’existence et l’expérience possibles. Ce n’est pas une image poétique, c’est un effort de mise à plat conceptuelle. Qu’on le juge insuffisant ou perfectible est légitime, mais dire que ce n’est « pas clair » revient surtout à refuser le niveau d’abstraction requis.
Sur la remarque concernant le « mystère » et la lecture psychique : il ne s’agit pas de t’attribuer une intention cachée, mais de constater un effet rhétorique courant. Le recours au débordement, à l’horizon qui recule, à ce qui échappe par principe à la définition, sert souvent — consciemment ou non — à éviter de prendre position conceptuellement. Ce n’est pas une accusation psychologique, c’est une analyse de discours.
Enfin, personne n’invoque ici une autorité pour s’« empêcher » quoi que ce soit. Il ne s’agit pas d’interdire une posture ouverte, mais de rappeler qu’ouverture ne signifie pas suspension de la pensée ou indétermination conceptuelle. Chercher à comprendre la Vie ne revient pas à vouloir l’enfermer dans une définition complète ou définitive. Une définition peut être ouverte, non close, non totalisante, tout en étant autre chose qu’une simple désignation circulaire.
Tu dis prendre le parti de ce qui déborde la stricte définition. Très bien. Mais alors il faut accepter que ce parti pris laisse la question conceptuelle largement en friche. De mon côté, je prends le parti inverse : tenter de dire quelque chose de la Vie qui ne la réduise ni à un objet clos, ni à un mystère, ni à une formule poétique autosuffisante. Ce n’est pas une prétention à l’exhaustivité, c’est un refus de renoncer à l’intelligibilité sous prétexte que « l’horizon sourit et recule ».
En résumé : la Vie peut déborder toute définition sans que cela oblige la pensée à se tenir éternellement au seuil d'une compréhension. Garder la perspective ouverte n’implique pas de renoncer à tracer des contours — même s'ils sont provisoires et révisables. C’est précisément là que nos positions se distinguent.
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@ ronronladouceur,
Il y a manifestement un décalage, non pas tant sur le fond que sur ce que chacun entend par définir.
Quand je dis que la question n’est pas de nier le caractère vécu, mouvant ou débordant de la Vie, mais de ne pas confondre ce caractère avec une impossibilité de penser, je ne t’attribue pas l’idée que la Vie serait impensable. Je pointe simplement une conséquence fréquente de ce type de position : à force d’insister sur le débordement, on finit par disqualifier toute tentative de clarification conceptuelle comme illégitime ou vaine. Ce n’est pas ce que tu dis explicitement, mais c’est ce que ton refus de toute définition un peu structurée laisse entendre.
Sur la question de la tautologie : dire que la Vie est « ce qui se vit » n’est pas tautologique au sens logique, c’est un point de départ phénoménologique. Le « nous » n’est pas censé épuiser la diversité du vivant, mais situer l’énonciation. Toute définition est formulée depuis un point de vue situé, feindre de parler depuis nulle part serait bien plus problématique. Le fait que la Vie dépasse le « nous » est explicitement intégré, puisque la définition inclut aussi ce qui nous entoure, perçu ou non.
Quant aux « structures de possibles compatibles », elles ne sont pas floues par nature, elles sont abstraites par choix. Elles désignent ce sans quoi il n’y aurait ni vécu, ni vivant, ni continuité possible : un cadre de conditions, de relations et de compatibilités qui rendent l’existence et l’expérience possibles. Ce n’est pas une image poétique, c’est un effort de mise à plat conceptuelle. Qu’on le juge insuffisant ou perfectible est légitime, mais dire que ce n’est « pas clair » revient surtout à refuser le niveau d’abstraction requis.
Sur la remarque concernant le « mystère » et la lecture psychique : il ne s’agit pas de t’attribuer une intention cachée, mais de constater un effet rhétorique courant. Le recours au débordement, à l’horizon qui recule, à ce qui échappe par principe à la définition, sert souvent — consciemment ou non — à éviter de prendre position conceptuellement. Ce n’est pas une accusation psychologique, c’est une analyse de discours.
Enfin, personne n’invoque ici une autorité pour s’« empêcher » quoi que ce soit. Il ne s’agit pas d’interdire une posture ouverte, mais de rappeler qu’ouverture ne signifie pas suspension de la pensée ou indétermination conceptuelle. Chercher à comprendre la Vie ne revient pas à vouloir l’enfermer dans une définition complète ou définitive. Une définition peut être ouverte, non close, non totalisante, tout en étant autre chose qu’une simple désignation circulaire.
Tu dis prendre le parti de ce qui déborde la stricte définition. Très bien. Mais alors il faut accepter que ce parti pris laisse la question conceptuelle largement en friche. De mon côté, je prends le parti inverse : tenter de dire quelque chose de la Vie qui ne la réduise ni à un objet clos, ni à un mystère, ni à une formule poétique autosuffisante. Ce n’est pas une prétention à l’exhaustivité, c’est un refus de renoncer à l’intelligibilité sous prétexte que « l’horizon sourit et recule ».
En résumé : la Vie peut déborder toute définition sans que cela oblige la pensée à se tenir éternellement au seuil d'une compréhension. Garder la perspective ouverte n’implique pas de renoncer à tracer des contours — même s'ils sont provisoires et révisables. C’est précisément là que nos positions se distinguent.
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