Noël en 1950 dans mon village de la vallée de l'Hérault était une fête religieuse. Dans les maisons les enfants réalisaient la crèche et les parents préparaient les cadeaux et le repas du réveillon. Le dîner du 24 était un repas maigre. Après la messe de minuit, célébrée à minuit dans une église pleine, chacun se dépêchait de rentrer chez lui pour jouir de son repas de fête. En 1950 il restait encore des restrictions dans le commerce d'alimentation: le menu n'était pas celui des "3 messes basses" d'Alphonse Daudet...
Le matin de Noël les enfants se précipitaient au pied de la cheminée pour découvrir les cadeaux dans leurs chaussures: une poupée, deux oranges ou un sachet de friandises...
A 10 heures, grand messe chantée avec la chorale du village...
24 décembre 2018: je viens zapper plusieurs fois sur les chaines de la télé.Aucune trace de la fête religieuse ! Il n'est question que du chiffre d'affaire des commerçants, des modes d'achats, des ruptures de stocks des cadeaux les plus populaires et d'autre part de la sécurité de tous les lieux où se rassemblent acheteurs, consommateurs et touristes. ND de Paris, le Vatican, Bethléem sont vus sous l'angle du tourisme et de la sécurité...les fidèles ne sont pas mentionnés...
Noël est devenu, comme toutes les fêtes populaires en France, une animation commerciale, la plus réussie peut-être de l'année, tandis que les origines catholiques sont passées sous silence. Le fric a tout écrasé ! Le bonheur s'achète pour un soir, en ligne ou en grande surface...Puis la fièvre acheteuse retombe pour ménager le succès de la prochaine .
1968 dénonçait cette illusion du bonheur par la consommation: la leçon n'a pas été plus entendue en 50 ans que le message chrétien en 21 siècle ! La France de 2018 veut consommer plus...sans s'encombrer l'esprit de justifications philosophiques...Le bonheur ? On s'en fout ! le plaisir ici et maintenant suffit...Même les gilets jaunes qui découvrent la solidarité à la chaleur des feux de bois des rond-points n'ont d'autre motivation que le pouvoir d'achat....
de la foi au fric
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de la foi au fric
Ecrit le 24 déc.18, 11:43Re: de la foi au fric
Ecrit le 24 déc.18, 23:14ahah tu les as piégés là ...Boemboy a écrit : 24 déc.18, 11:43 ..Même les gilets jaunes qui découvrent la solidarité à la chaleur des feux de bois des rond-points n'ont d'autre motivation que le pouvoir d'achat....
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Re: de la foi au fric
Ecrit le 25 janv.19, 13:31ce qu'il te manque c'est le discernement ! Tout n'est pas noir, tout n'est pas blanc.Boemboy a écrit : 24 déc.18, 11:43 Noël en 1950 dans mon village de la vallée de l'Hérault était une fête religieuse. Dans les maisons les enfants réalisaient la crèche et les parents préparaient les cadeaux et le repas du réveillon. Le dîner du 24 était un repas maigre. Après la messe de minuit, célébrée à minuit dans une église pleine, chacun se dépêchait de rentrer chez lui pour jouir de son repas de fête. En 1950 il restait encore des restrictions dans le commerce d'alimentation: le menu n'était pas celui des "3 messes basses" d'Alphonse Daudet...
Le matin de Noël les enfants se précipitaient au pied de la cheminée pour découvrir les cadeaux dans leurs chaussures: une poupée, deux oranges ou un sachet de friandises...
A 10 heures, grand messe chantée avec la chorale du village...
24 décembre 2018: je viens zapper plusieurs fois sur les chaines de la télé.Aucune trace de la fête religieuse ! Il n'est question que du chiffre d'affaire des commerçants, des modes d'achats, des ruptures de stocks des cadeaux les plus populaires et d'autre part de la sécurité de tous les lieux où se rassemblent acheteurs, consommateurs et touristes. ND de Paris, le Vatican, Bethléem sont vus sous l'angle du tourisme et de la sécurité...les fidèles ne sont pas mentionnés...
Noël est devenu, comme toutes les fêtes populaires en France, une animation commerciale, la plus réussie peut-être de l'année, tandis que les origines catholiques sont passées sous silence. Le fric a tout écrasé ! Le bonheur s'achète pour un soir, en ligne ou en grande surface...Puis la fièvre acheteuse retombe pour ménager le succès de la prochaine .
1968 dénonçait cette illusion du bonheur par la consommation: la leçon n'a pas été plus entendue en 50 ans que le message chrétien en 21 siècle ! La France de 2018 veut consommer plus...sans s'encombrer l'esprit de justifications philosophiques...Le bonheur ? On s'en fout ! le plaisir ici et maintenant suffit...Même les gilets jaunes qui découvrent la solidarité à la chaleur des feux de bois des rond-points n'ont d'autre motivation que le pouvoir d'achat....
depuis 1950 rien n'a changé, il y avais les riches et les moins riches, comme à ce jour
en 1950 il était difficile de zapper, c'était que la radio
les gilets jaunes c'est pas que le pouvoir d'achat, pour certains c'est a qui je paye en premier, loyer électricité chauffage...
le pouvoir d'achat c'est de pouvoir payer les charges sans devoir compter pour manger
le Noël c'est plutôt pour les enfants, maintenant c'est les congés grace à la religion qui sont intéressant, on ne vas pas craché dans la soupe.
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