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@ vic,
Tu me demandes de montrer, mais c'est ce que je ne cesse de faire. Je ne fais quasiment que ça d'ailleurs. Je peux montrer tout ce dont je parle, contrairement à toi qui postules des entités qui ne correspondent à rien de particulier d'identifiable dans ce qui se présente. Je peux te montrer un arbre, je peux te montrer un nuage, je peux te montrer une couleur, je peux te montrer aussi une phrase qui énonce un postulat, comme je peux te montrer une phrase qui désigne quelque chose d'identifiable dans ce qui se présente. Montrer, ce n'est pas que désigner du doigt quelque chose, c'est aussi décrire, quel que soit le mode de la description, quelque chose d'identifiable en particulier dans ce qui se présente, même si cela ne peut pas se montrer du doigt, comme une douleur ou une vision. Une représentation aussi se montre en ce qu'elle peut être décrite avec des éléments présentés identifiables en particulier dans ce qui se présente. Mais toi ? Que fais-tu en dehors d'affirmer des théories et des postulats ?
Tu me demandes d'arrêter de me masturber. Mais c'est toi qui pratiques la br..lette intellectuelle en postulant un fond de la conscience, un sujet observateur, et tout ce que j'ai déjà listé plusieurs fois.
Tu dis que répéter "c'est un constat" ça n'est pas montrer, mais ce que je te répète c'est la différence entre un constat et une théorie, et cette différence je l'ai montrée. Tu n'y réponds pas.
Tu parles de rhétorique, mais il n'y a rien de rhétorique dans ce que je dis.
Tu écris qu'on peut utiliser la même rhétorique que moi en disant que la présence des djinns est un constat et qu'ils se constatent, un point c'est tout. Mais c'est déformer complètement mon propos.
Quand tu parles de djinns, il se peut que quelque chose se présente : une sensation, une vision, une impression, même une représentation conforme aux récits, et que cela soit interprété comme la présence d’un djinn. Dans ce cas, je peux distinguer ce qui se présente de l’interprétation qui en est faite. Je ne dis pas que la sensation est fausse, je dis que l’interprétation est un ajout.
Mais quand tu parles d’un observateur, tu ne peux rien montrer. Un observateur ne se présente d’aucune manière particulière. Il n’y a pas une sensation, une vision ou une impression qui serait cet observateur à qui ou à quoi cela apparaîtrait. Il est purement postulé pour rendre compte de ce qui se présente. Il ne se présente pas lui-même.
C’est pourquoi l’analogie avec le djinn ne fonctionne pas. Dans un cas, il y a quelque chose à montrer, même si l’interprétation est contestable. Dans l’autre, il n’y a rien à montrer du tout. C’est un pur postulat creux, sans présentation constatable.
Tu écris que je répéterais que tous ceux qui disent le contraire sont dans la théorie et que j'invalide leurs propos. Mais ce n'est pas ce que je fais. Un propos n'est pas théorique parce qu'il dirait le contraire de ce que je dis, il est théorique s'il s'agit d'une interprétation conclusive, d'une explication, ou parce qu'il y est question d'entités ou de principes qui ne peuvent pas être montrés dans l'expérience. Et cela, ça se montre, ça se constate. Et il ne s'agit pas non plus d'invalider un propos théorique. Si tu affirmes que quelque chose se présente, c'est à toi de le montrer, pas à moi de le faire. Et si tu proposes une explication d'un phénomène, autrement dit : si tu en proposes une théorie, c'est à toi de l'étayer et de présenter une manière de la vérifier expérimentalement. Ce n'est pas à moi de te prouver qu'elle est fausse. Tu inverses tout.
Enfin, quand tu dis que j’utilise le mot « identifiable » et que cela renvoie à une entité, tu confonds. Identifiable signifie « que l’on peut reconnaître, distinguer, montrer ». Une couleur est identifiable. Un djinn ne l’est pas forcément, un sujet observateur, ne l'est pas du tout.
Je ne te demande pas de croire ce que je dis. Je te demande de regarder. Si tu regardes, tu verras ce que je montre. Si tu ne regardes pas, tu resteras dans tes mots, hommes de paille et affirmations creuses.
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Gérard C. Endrifel a écrit : 17 juil.26, 13:07
Vous êtes drôle. A vous lire ce qui se présente ne se présente à personne. Or, il y a forcément un observateur. Quand un truc se présente à vous tel qu'il se présente, vous êtes quoi ? Un observateur ou un touriste ? Votre théorie, qui fait l'impasse sur l'observateur parce qu'elle considère que ça y ajoute est totalement creuse.
ronronladouceur a écrit : 18 juil.26, 03:31
Je suis d'accord.
Qu'on le nomme comme on voudra, il y a une instance à qui se présente ce qui se présente...
Parce que tu le décrètes ?
Parce que tu le postules ?
Parce que tu y crois ?
Par définition, cet observateur n'est pas observable. C'est donc bien une entité que tu décrètes, que tu postules et à laquelle tu crois, mais en dehors de cela ?
Le truc c'est que tu ne peux ni le montrer, ni le démontrer. Tu peux seulement l'affirmer dogmatiquement. C'est précisément ce que je nomme un postulat creux.
ronronladouceur a écrit : 18 juil.26, 03:31
Et il y a forcément un arrière-plan, de l'implicite qu'il n'est pas nécessaire de montrer à tout prix pour qu'il soit là présent, sous-jacent, comme appui nécessaire...
Je te corrige, c'est plutôt : "pour qu'il soit là en théorie". Mais puisque tu ne peux ni le montrer, ni le démontrer. Tu peux seulement l'affirmer dogmatiquement.
C'est une théorie creuse.
ronronladouceur a écrit : 18 juil.26, 03:31
Ne pas le voir, c'est confondre ''ne pas être montré'' avec ''ne pas être impliqué''...
Les confondre revient à effacer la différence entre ajouter un contenu et reconnaître une structure (ce qui est déjà à l’œuvre dans le phénomène)... L'observateur et l'implicite ne sont pas ''ajoutés'' au phénomène : il sont ce qui le rend possible en tant que conditions minimales d'apparition...
Sinon rien, rhétorique vide, creuse...
Ne pas le voir ? Dis-tu ! Mais qu'y a-t-il à voir précisément ici ? Il n'y a rien à voir justement.
Et de quelle structure qu'il faudrait reconnaître parles-tu ? D'une structure qui n'apparaît pas ? Qui ne se présente pas ? Que tu ne montres ni ne démontres d'aucune manière ? D'une structure à laquelle il faudrait donc croire ?
Moi je n'observe que des structures apparentes. Cet observateur transcendant, je ne l'observe pas. Donc je ne le postule pas.
Je ne cherche pas à croire en une théorie invérifiable.
Et la cerise sur le gâteau : tu postules cette structure en soi, et tu déclares que ne pas y croire, ce serait effacer la différence entre ce qui est postulé et ce qui se présente ?
C'est vraiment le monde à l'envers...
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vic a écrit : 18 juil.26, 03:46
En fait il suit la fumisterie de l'advaïta dont il est devenu adepte , ce fameux "il n'y a personne" .
Il a rejoint la secte des zombis naïfs et idiots .
Dans l'advaïta , il y a négation du sujet .
C'est toi l'idiot. Ce que je dis n'a rien à voir avec le néo-advaïta ni même avec l'advaïta.
- N'observant ni l'une ni l'autre, je ne parle pas de dualité ni de non-dualité.
- Tu confonds dire "il n'y a personne" et "je ne postule pas d'entité creuse comme un sujet-observateur". Je ne dis pas qu'il n'y a personne, je reconnais des individus, des personnes, un moi phénoménal, mais rien qui ressemble de près ou de loin à un sujet transcendantal.
- Je ne nie pas le "moi", je ne postule pas un "Soi" ni de "soi". Ce n'est pas la même chose.
- J'identifie cette affirmation d'un "Soi" ou d'un "soi" comme un postulat métaphysique creux.
- Je ne parle pas non plus d'une réalité apparente illusoire en référence à une réalité en soi, ni d'absolu.
- Je ne postule pas une réalité en soi.
- Je ne défends aucune doctrine.
- Je ne parle pas d'un état à atteindre.
Etc.
Il y a encore de nombreuses autres différences incompatibles entre ma démarche et le néo-advaïta ou l'advaïta.
vic a écrit : 18 juil.26, 03:46
La différence avec le bouddhisme :
Dans le bouddhisme pas de négation ou d'affirmation du sujet . Parce que les deux points de vue entraineraient une incohérence de raisonnement .
Le sujet comme point d'origine (comme le "zéro" en mathématiques)
Tu ne l'affirmes ni ne le nies, mais pourtant tu l'affirmes dès que tu cesses de ne pas l'affirmer...
Lol.
vic a écrit : 18 juil.26, 03:46
Le chiffre zéro n'a pas de valeur en soi, il n'a pas de "particularité", mais il est absolument indispensable pour que la structure des nombres fonctionne.
Le sujet neutre, c'est pareil : c'est le point d'origine des coordonnées de l'expérience. Il n'a pas besoin d'être "quelqu'un" (avec un nom, un visage, des envies) ; il a juste besoin d'être le point de convergence où les pensées et les sensations s'enregistrent.
Baratin théorique.
Ce que tu présentes n'as rien à voir avec le bouddhisme.
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Ajouté 4 minutes 32 secondes après :
J'm'interroge a écrit : Comme je l'ai déjà dit : montrer c'est indiquer quelque chose d'identifiable en particulier dans ce qui se présente.
vic a écrit : 18 juil.26, 03:46
On demande à JM de localiser la présence et de la montrer .
Je ne sais pas de quelle présence tu parles.
Sois plus précis et je te répondrai précisément.
Ta demande semble celle d'un réaliste naïf.
Mais je peux déjà te dire que tout ce qui se présente n'est pas forcément localisable en terme de relations spatiale.
Ceci dit, tout est toujours situé par des configurations de représentations
vic a écrit : 18 juil.26, 03:46
Sachant que le passé est mort , le futur n'est pas encore né et que le présent ne dure pas .
Poésie ou baratin théorique creux ?
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1. S’en tenir au concret, c’est-à-dire à ce qui se présente, tel que cela se présente, sans ajout purement spéculatif.
2. Ne rien affirmer qui ne réfère à rien d’identifiable dans ce qui se présente.
3. Ne rien postuler qui ne puisse s’y vérifier.
4. Reconnaître toute construction théorique pour ce qu’elle est : une construction langagière.