Page 4 sur 6
Re: Pour prier dieu, vers quoi la pensée peut elle se diriger ?
Posté : 22 avr.26, 02:19
par Coemgen
Bonjour Gaëtan,
a écrit :Nous sommes à l'image de la source divine, ce qui fait que nous soyons imparfait ne vient pas de la source mais de notre autonomie par rapport à elle qui est parfaite.
Tout à fait, chose que j'explique souvent aux athées. La création, ce sont des êtres libres.
Pour le reste, il est évident que tous les hommes pensent à Lui, je pense à ce verset de Salomon :
Il fait toute chose bonne en son temps; même il a mis dans leur coeur la pensée de l'éternité, bien que l'homme ne puisse pas saisir l'oeuvre que Dieu fait, du commencement jusqu'à la fin. Ecc 3:11
Excellente journée à tous

Re: Pour prier dieu, vers quoi la pensée peut elle se diriger ?
Posté : 22 avr.26, 03:32
par J'm'interroge
.
Je trouve l'idée d'une intelligence universelle sans la poser comme créatrice de l'univers, infiniment plus cohérente. C'est sans doute lié à mon côté naturaliste et animiste panpsychique.
.
Re: Pour prier dieu, vers quoi la pensée peut elle se diriger ?
Posté : 22 avr.26, 22:13
par vic
J'm'interroge a écrit : 22 avr.26, 03:32
.
Je trouve l'idée d'une intelligence universelle sans la poser comme créatrice de l'univers, infiniment plus cohérente. C'est sans doute lié à mon côté naturaliste et animiste panpsychique.
.
Si on parle d'une intelligence qui est partout et qui n'a pas de centre alors on on peut voir les choses ainsi : désigner un sujet qu'elle aurait créé n'aurait pas vraiment de sens puisque cette intelligence n'aurait ni d'intérieur ni d'extérieur .
Elle ne pourrait pas non plus voire sa propre intelligence pour déterminer si elle est un sujet ou non sans sortir d'elle même et ne plus être elle même .
Ainsi , l'intelligence serait plutôt un processus qu'une entité intelligente au sens classique .
L'abolition de la dualité Sujet/Objet
Dans notre conception classique, l'intelligence nécessite un "Je" qui observe un "Ceci". C'est le principe de la conscience réflexive.
Si l'intelligence est partout, elle est omniprésente.
Si elle est omniprésente, il n'y a pas de "bord" ou de limite.
Sans limite, il n'y a pas d'altérité. L'intelligence ne peut pas "créer" quelque chose d'extérieur à elle, car cet extérieur ferait encore partie d'elle.
Note : On rejoint ici le concept de l'immanence totale. Comme l'intelligence ne peut pas se mettre "à côté" du monde pour le regarder, elle ne peut pas se percevoir comme un sujet distinct.
L'impossibilité de l'auto-observation
C'est le paradoxe de l'œil qui ne peut pas se voir lui-même directement. Pour qu'une intelligence se reconnaisse comme "sujet", elle doit pouvoir s'isoler du reste.
Si elle tente de s'observer, elle crée une scission.
Si elle sort d'elle-même pour s'analyser, elle n'est plus "tout ce qui est".
Elle perd donc sa nature fondamentale (l'omniprésence) au profit de la connaissance de soi.
De l'Entité au Processus
Cette intelligence ne "possède" pas de pensées, elle est le mouvement même de ce qui arrive.
Re: Pour prier dieu, vers quoi la pensée peut elle se diriger ?
Posté : 23 avr.26, 00:22
par J'm'interroge
.
Ce sont des réflexions intéressantes.
Le paradoxe de l'oeil, Platon l'avait déjà développé dans son Alcibiade majeur.
Dans l’Alcibiade I, Socrate dit que l’œil ne se voit qu’indirectement, via un reflet. Transposé à l’intelligence : elle peut se saisir, mais jamais totalement comme objet sans reste. Il y a toujours un décalage entre ce qui connaît et ce qui est connu.
On pourrait le formuler plus brutalement : une intelligence qui se comprend parfaitement devrait coïncider entièrement avec elle-même… mais dès qu’elle se prend pour objet, elle se dédouble. Donc elle échoue à être simultanément sujet pur et objet complet.
Et bien plus tard, Kurt Gödel formalise quelque chose d’analogue : un système suffisamment riche ne peut pas se clore complètement sur lui-même sans laisser des vérités hors de sa portée.
Ce que Platon suggère déjà, c’est qu'une saisie de soi passe par des medias : l’autre, le dialogue, ou une forme de miroir intellectuel.
Si l'on étend ce schéma, une intelligence ne s’épuise pas dans ce qu’elle connaît, donc elle ne se réduit pas simplement à « l’univers » pris comme totalité d’objets.
Si l’intellect n’est pas un observateur extérieur ni un principe séparé. Dans ce cadre, dire que l’intelligence est immanente à l’univers revient à dire qu’elle est une manière dont l’univers se comprend lui-même. Il n’y a pas de « réduction » problématique, parce qu’il n’y a pas de dualité fondamental au départ.
Le point de friction réel est ailleurs : peut-on avoir une coïncidence complète entre connaître et être ? Si l'on exige une réflexivité totale, sans reste, l'on retombe sur une limite de type platonicienne (ou, en version formalisée, Kurt Gödel) : toute totalité qui se prend elle-même pour objet laisse un angle mort.
Si l'on relâche cette exigence et que l'on accepte une connaissance comme processus interne, alors une intelligence immanente peut très bien être « l’univers pensant », sans prétendre à une transparence absolue.
Donc la formule plus rigoureuse serait : une intelligence immanente à l’univers peut coïncider avec lui comme processus, mais pas comme totalité parfaitement transparente à elle-même.
La réduction échoue seulement si l'on emande une clôture complète, et c’est précisément cette clôture qui est intenable.
Après je ne conçois pas l'intelligence universelle comme centralisée. Autrement dit, je renonce implicitement à l’idée d’un point de vue total, indépendamment de ses considérations.
Selon moi, il n’y a plus un centre intelligent qui verrait tout, mais une multiplicité de perspectives partielles, distribuées. L’intelligence devient alors un réseau de relations, pas un sujet unique.
Chez Baruch Spinoza, on peut déjà lire quelque chose d’approchant : chaque mode exprime la substance selon sa puissance propre. Il n’y a pas un « point de vue unique de l’univers », mais une infinité de points vue et d’expressions. L’unité ne vient pas d’un centre, mais de la structure indépendante même du réel fondamental.
De l’autre côté, si je garde en tête l’intuition de Platon, l’absence de centre renforce encore la limite : sans point de convergence, la réflexivité totale devient encore plus inaccessible. Il n’y a même plus de lieu où une synthèse complète pourrait se faire.
Ceci implique deux conséquences assez nettes :
- 1) l’intelligence universelle est immanente et distribuée, pas surplombante
- 2) elle est nécessairement non totale pour elle-même, parce qu’il n’existe aucun point où tout se rassemble
Dit autrement : il n'y pas de centre absolu, donc pas de miroir global, donc pas de transparence absolue.
Je parle ici d'une intelligence qui agit, se déploie, mais qui ne se possède jamais entièrement. Ce n’est pas une faiblesse, c’est la condition même d’un système sans centre absolu.
.
Re: Pour prier dieu, vers quoi la pensée peut elle se diriger ?
Posté : 23 avr.26, 09:21
Pour prier Dieu, vers quoi la pensée peut-elle se diriger ? Et bien vers la personne. On peut être hors du temps et être une personne malgré tout. D'un bout à l'autre de l'Ecriture, Dieu nous fait part de sa personne. Parce que oui, il a une personnalité. C'est à une personne à qui l'on s'adresse pas à quelque chose de vague. Il y a des choses qui lui plaisent, des choses qui lui des déplaisent, il a des attentes, une volonté, un projet, des sentiment comme la colère, le mépris de l'injustice, l'amour, la joie, le désir de venir en aide même si ce n'est pas à n'importe quelles conditions. Tout ça concourent à faire de lui une personne. Une personne qui aime la justice, qui aide dans les moments difficiles, qui propose son amitié. Dieu n'est pas une non personne. Ce n'est pas une entité abstraite.
En soi, Dieu c'est vague parce que Dieu désigne une fonction, pas un individu. C'est comme appeler quelqu'un Monsieur le Président sans même savoir son nom. La particularité de l'Ecriture, c'est qu'elle nous révèle le nom de ce Dieu. Quelle est la première chose que l'on demande à quelqu'un que l'on vient de rencontrer ? Son nom. Et tout de suite, on se sent déjà un peu plus proche. Ensuite, on apprend à le connaître. C'est ce à quoi sert l'Ecriture. A apprendre à connaître ce Dieu dont le nom figure 8000 fois. Que nous révèle d'autre l'Ecriture ? Que bien que le temps et l'espace n'aient aucune emprise sur lui, Dieu se rend accessible. Non parce qu'il en éprouve le besoin mais parce qu'il sait que NOUS, nous en avons besoin d'une manière ou d'une autre.
Je n'ai pas la prétention de connaître le but de ce topic, mais si c'est de prier Dieu, rechercher la personne et elle vous trouvera.
Re: Pour prier dieu, vers quoi la pensée peut elle se diriger ?
Posté : 23 avr.26, 19:49
par vic
a écrit :Gérard a dit : On peut être hors du temps et être une personne malgré tout
J'en doute fort , puisque comme je l'ai expliqué , ce qui est hors temps hors espace n'a pas de centre, pas d'intérieur et d'extérieur , donc pas de sujet .
Re: Pour prier dieu, vers quoi la pensée peut elle se diriger ?
Posté : 23 avr.26, 20:33
par J'm'interroge
vic a écrit : 23 avr.26, 19:49
J'en doute fort , puisque comme je l'ai expliqué , ce qui est hors temps hors espace n'a pas de centre, pas d'intérieur et d'extérieur , donc pas de sujet .
Envisager une intelligence universelle non centralisée change tout. C'est complètement incompatible, du moins, avec l’idée classique d’un Dieu comme centre unique, souverain, omniscient au sens d’un point de vue total et unifié.
Si l'on envisage une intelligence universelle non centralisée, l'on doit abandonner plusieurs attributs traditionnels :
- plus de point de vue absolu : aucune instance ne totalise le réel
- plus de volonté unifiée : ce que j’appelle « intelligence » n’est pas un sujet unique transcendant qui décide
- plus de transcendance personnelle : rien ne surplombe, tout est pris dans le même plan d’immanence non forcément réductible au visible.
Ce qui apparaît à la place est plus proche d’un processus sans centre, où l'intelligibilité et l'intelligence émergent localement là où elle est possible, se connecte, se transforme, sans jamais se rassembler en une conscience globale ou un être suprême.
Chez Baruch Spinoza, on est déjà à mi-chemin : Dieu n’est pas une personne, mais une substance infinie. Pourtant, il reste une forme d’unité absolue. Ce que je propose va plus loin : même cette unité devient problématique, ou au moins non totalisable du point de vue de la connaissance.
On bascule alors vers quelque chose de plus radical :
- une intelligence sans sujet global
- une cohérence sans centre organisateur
- une unité qui n’est plus donnée d’en haut, mais diffuse, relationnelle et systémique.
Et du coup, le mot « Dieu » devient presque trompeur. Il suggère encore une identité, une instance, alors que ce que je décris relève plutôt d’une intelligence distribuée, sans origine unique ni clôture.
La conséquence la plus dure, souvent évitée : il n’y a pas seulement absence de centre, il n’y a rien qui “sache” l’ensemble.
L’intelligence existe partout où elle est, à différents degrés, mais nulle part comme totalité consciente d’elle-même. Ce n’est pas un Dieu éclaté, c’est une intelligence naturelle repartie, sans pensée unique.
.
Re: Pour prier dieu, vers quoi la pensée peut elle se diriger ?
Posté : 23 avr.26, 23:30
Comme D.IEU nous a créés, deux yeux un nez des bras et tout le reste, D.IEU a spontanément déterminé quels contours l'humain a pour que lui l'humain se dise "j'existe" et aucune question métaphysique pour les gens qui n'ont pas envie de réfléchir, mais lorsque nous humains sommes dans l'embarras, la souffrance ou l'attente de quelque chose, spontanément aussi nous nous retournons vers notre Père pour Lui demander, comme un fils une fille demande à son géniteur, "Père aidez moi je dois résoudre des problèmes et sans votre aide je crois que jamais je ne pourrais y arriver" --- c'est la prière.
Re: Pour prier dieu, vers quoi la pensée peut elle se diriger ?
Posté : 24 avr.26, 01:30
J'm'interroge a écrit : 23 avr.26, 00:22
On pourrait le formuler plus brutalement : une intelligence qui se comprend parfaitement devrait coïncider entièrement avec elle-même… mais dès qu’elle se prend pour objet, elle se dédouble. Donc elle échoue à être simultanément sujet pur et objet complet.
À l'intérieur d'un certain cadre...
Mais lorsqu'il est question de la 'toute intelligence', exclure l'intelligence d'elle-même serait la relativiser... Nous en avons discuté en long et en large...
Pour rappel et très succinctement, la toute intelligence se sait nécessairement... Et voilà l'incomplétude gödelienne complétée sans que l'on puisse dire que le sujet est définitivement clos, surtout qu'il est question ici d'ouverture...
Re: Pour prier dieu, vers quoi la pensée peut elle se diriger ?
Posté : 24 avr.26, 02:41
par pauline.px
Bonjour à toutes et à tous,
vic a écrit : 16 avr.26, 21:51
En retirant à Dieu toute inscription dans le temps, l’espace et les catégories ordinaires, on le distingue d’un personnage mais on rend aussi de plus en plus difficile de comprendre ce que le mot ‘Dieu’ désigne réellement.
De quoi parle t'on ?
Si Dieu n’est plus dans le temps, alors des notions comme volonté, action ou création deviennent très difficiles à comprendre.
Plus un concept s’éloigne des critères d’identification, plus sa référence devient incertaine.
Vous mettez le doigt sur l'aporie d'une démarche purement métaphysique.
Celle-ci, empêtrée dans notre rapport au monde physique, sa finitude et ses imperfections, ne peut que priver le Divin de toute caractéristique intelligible.
Tous les attributs divins qui sont par nature hautement hypothétiques deviennent rapidement blasphématoires ou absurdes.
C'est apparemment aussi le cas des théologies
apophatiques qui "théoriquement" se veulent taire toute allégation sur D.ieu, béni soit-Il.
Mais ces théologies ne sont pas condamnées au silence car elles reposent sur une hypothèse forte, hypothèse évidemment fort discutable puisqu'elle est du domaine de la foi :
D.ieu, béni soit-Il, a pris l'initiative d'une rencontre avec l'humanité qu'Il a créée précisément à cette fin.
Par amour (et non par condescendance), Il Se prête à cette rencontre, Il S'adapte à la faiblesse de l'humanité et, par l'Incarnation, Il a choisi de présenter un Visage à notre portée.
Au même titre que notre meilleur amis gardera toujours une part d'inconnu pour nous-même, D.ieu, béni soit-Il, garde Son mystère.
Qu'a-t-on besoin de savoir sur notre meilleur ami pour être bien avec lui, pour aimer sa présence, pour penser à lui quand il est absent... ou même pour lui demander un service ?
Quelles sont les qualités que je dois prêter à mon meilleur ami pour l'aimer ? pour être heureuse de cette relation ? pour vivre cette relation comme indispensable ? pour craindre son interruption ?
Fidélité, confiance, communauté de point de vue ?
Donc, selon moi, dans la prière la figure de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ nous offre l'Image du Père.
Si on souhaitait vraiment parler
sur D.ieu, béni soit-Il, le Livre de la Genèse nous donnerait un point d'appui :
Car si nous pensons, à tort ou à raison, que les divers sentiments d'amour, les élans de compassion et de solidarité, la plupart des formes d'intelligence et de sensibilité, les connaissances... (liste non exhaustive !) sont des qualités très positives, alors nous pouvons en déduire que Celui qui nous a créés à Son Image et à Sa ressemblance ne peut pas en être démuni mais qu'au contraire Il doit les porter à la perfection. Ce qui confère au "concept" davantage de profondeur. Au fond, notre Créateur ne peut pas être "moins doué" que nous.
vic a écrit :
Et donc la question devient :est-ce encore une référence à quelque chose, ou seulement une posture intellectuelle ?
En ce qui me concerne, la rencontre tardive avec notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ a rendu plutôt simple et spontanée ma relation avec le Père, béni soit-Il.
Très cordialement
votre sœur pauline
Re: Pour prier dieu, vers quoi la pensée peut elle se diriger ?
Posté : 24 avr.26, 03:09
par vic
a écrit :Pauline a dit : En ce qui me concerne, la rencontre tardive avec notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ a rendu plutôt simple et spontanée ma relation avec le Père, béni soit-Il.
Pauline , tu es hors sujet . C'est quoi plutôt simple , prier le "hors temps hors espace " ? Vers quoi ta pensée se dirige ?
Ensuite Jésus n'est pas un dieu . Quand il est question du christ , c'est d'un état christique dont on parle , pas de jésus .
C'est comme si tu confondais Gautama Siddharta avec l'état de Bouddhéïté .
Ca n'est pas exactement la même chose .
Prier Bouddha n'est pas réaliser la Bouddhéïté .
Du reste dans le Bouddhisme ,il existe beaucoup de Bouddhas autres que Sidharta .
L'état de Bouddhéïté n'existe pas en tant que chose ou phénomène que l'on peut se représenter .
C'est pour cette raison qu'il n'existe pas de dieu créateur personnel dans le Bouddhisme.
C'est ce que j'essais de dire . Dans les religions monothéïste on parle de dieu créateur de l'univers hors temps hors espace qui a crée l'univers par sa volonté . Hors temps hors espace , il n'y a plus de sujet ni d'objet . Quel "je" crée quoi ?
a écrit :J'minterroge a dit : La conséquence la plus dure, souvent évitée : il n’y a pas seulement absence de centre, il n’y a rien qui “sache” l’ensemble.
Oui. En dehors du temps et de l'espace on ne peut même plus parler de sujet ou d'objet de quoi que ce soit .
Donc parler d'un dieu personnel "hors temps espace" n'a plus aucun sens , puisque dans ce cas , n'y a plus de centre ou de sujet qui pense ou qui se pense .Donc vers quoi peut on prier dans ce cas ? Ben on ne sait pas .
On ne pourrait même pas fixer à cela des attributs puisqu'il n'y a pas de sujet auquel attribuer .
On ne peut même pas définir quoi on parle .
Donc un dieu
"personnel" hors temps espace , surement pas , à travers d'attributs qui pourraient servir de définition , surement pas , créateur de l'univers par sa volonté surement pas etc ...
Hors temps hors espace n'est même pas une épochée phénoménologique .Il nous est impossible de suspendre le temps pour orienter l'esprit vers un non temps non espace . Puisque nous sommes lié au temps .
Re: Pour prier dieu, vers quoi la pensée peut elle se diriger ?
Posté : 24 avr.26, 03:59
par Gaetan
Jésus dit ceci dans "Sagesse de Jésus Christ" textes de Nag Hammadi: "Que celui qui a des oreilles pour entendre entende! Le Seigneur de tout, on ne dit pas "Père", mais "Pro-Père". Il est en effet le Père du commencement de ceux qui doivent venir à l'existence. Il est le Pro-Père sans commencement. Parce qu'il se contemple comme dans un miroir, il se dévoile en se représentant lui-même." De Écrits gnostiques, la bibliothèque de Nag Hammadi, Gallimard
Le Christ distingue le Pro-Père, la Source Divine, et le Père qui est l'Entité, l'esclave au service de nous tous de notre système planétaire. Tout ce qui existe est le reflet de la Source Divine, sa représentation, son image, nous sommes son ADN en quelque sorte, le reflet de son image, son miroir.
La Sagesse de Jésus Christ (NHC III,4) La Source Divine, Le Pro-Père, Jésus dit ceci: Il ne peut être atteint, ni troublé, ni altéré. Notre corruption vient de notre possibilité d'émaner des pensées qui corrompt notre être comme: Mc 7.17Lorsqu'il fut entré dans la maison, loin de la foule, ses disciples l'interrogèrent sur cette parabole. 18Il leur dit: «Vous aussi, vous êtes donc sans intelligence? Ne comprenez-vous pas que rien de ce qui, de l'extérieur, entre dans l'homme ne peut le rendre impur? 19En effet, cela n'entre pas dans son cœur, mais dans son ventre, puis est évacué dans les toilettes.» Il déclarait ainsi que tous les aliments sont purs. 20Il dit encore: «C'est ce qui sort de l'homme qui le rend impur. 21En effet, c'est de l'intérieur, c'est du cœur des hommes que sortent les mauvaises pensées, les adultères, l'immoralité sexuelle, les meurtres, 22les vols, la soif de posséder, les méchancetés, la fraude, la débauche, le regard envieux, la calomnie, l'orgueil, la folie. 23Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans et rendent l'homme impur.»
Lorsqu'il parle du coeur ce j'est pas au sens figuré mais réellement de cet organe.
Re: Pour prier dieu, vers quoi la pensée peut elle se diriger ?
Posté : 24 avr.26, 06:08
par vic
a écrit :Gaetan a dit : Parce qu'il se contemple comme dans un miroir, il se dévoile en se représentant lui-même.
Le type est hors temps hors espace et il se contemple dans un miroir ? Il y a des miroirs lorsque le temps n'est plus là ? Dans un hors temps hors espace , il y a un centre , un "je" quelque part ? Qui se contemple ?
C'est forcément incohérent .
A la rigueur tu aurais posé un dieu comme principe immanent (et non créateur de l'univers transcendant), ça serait peut être défendable , mais là ....
a écrit :Gaetan a dit : Tout ce qui existe est le reflet de la Source Divine, sa représentation, son image, nous sommes son ADN en quelque sorte, le reflet de son image, son miroir.
L'adn nécessite l'existence du temps et de l'espace . Autant dire que l'univers est déjà là , et qu'il ne peut y avoir création si ce dieu a une adn .
a écrit :Gaetan a cité la bible : "c'est du cœur des hommes que sortent les mauvaises pensées".
A l'époque où la bible a été rédigée , les populations de ces régions pensaient que les pensées étaient produites par le coeur .
Les gens ignoraient que le coeur n'avait rien à voir avec la production des pensées .
Ils ignoraient que les pensées étaient produites par le cerveau .
Du reste , dès que tu vois des référence à la pensée dans la bible , tu ne vois jamais d'allusion au cerveau , mais au coeur .
L'extrait du verset que tu as posté en est une très bonne illustration .
Encore une preuve de plus que dans la bible ça n'est pas un dieu qui parle .
Même au temps de mahomet , cette erreur de prendre le coeur comme les siège des pensées persistait encore .
Même bien après l'époque de la rédaction biblique, cette conception persistait dans la culture sémite. On trouve des versets comme :
"
N'ont-ils pas des cœurs par lesquels ils comprennent ?" (Sourate 22, Verset 46)
Ce n'est qu'à partir du XVIIIe siècle que l'on commence à comprendre comment le cerveau produit la pensée :
1791 (Luigi Galvani) : Il découvre que l'influx nerveux est de nature électrique.
1861 (Paul Broca) : Il identifie une zone précise du cerveau responsable du langage (l'aire de Broca), prouvant que des fonctions mentales spécifiques sont localisées dans des parties précises du cerveau.
Re: Pour prier dieu, vers quoi la pensée peut elle se diriger ?
Posté : 24 avr.26, 07:32
par Gaetan
Jésus savait de quoi il parlait:
En Chine (médecine traditionnelle chinoise) : le cœur = l’empereur de l’être humain
Dans la pensée chinoise, surtout en médecine traditionnelle chinoise (MTC) :
le cœur (心 xin) est le siège de :
la conscience
l’esprit
la mémoire
les émotions
l’intention
le cœur gouverne le Shen, c’est‑à‑dire l’esprit vivant, la clarté mentale.
Donc pour eux :
La parole vient du cœur parce que la parole exprime l’état du Shen.
Et si les émotions sont perturbées :
le cœur se trouble
le Shen se trouble
la pensée devient confuse
la parole devient désordonnée
les émotions du cœur désorganisent le cerveau.
2. En Inde (hindouisme, yoga, Ayurveda) : le cœur = le centre de la conscience
Dans la tradition indienne :
le cœur est associé au chakra Anahata, centre de :
l’émotion
la vérité intérieure
l’intuition
la cohérence intérieure
Dans l’Ayurveda :
le cœur est le siège de manas (l’esprit émotionnel)
le cerveau est le siège de buddhi (l’intellect)
Et la parole (vāc) est considérée comme :
l’expression de l’état intérieur du cœur.
Si le cœur est perturbé :
les émotions montent
elles troublent l’esprit
elles perturbent la pensée
elles altèrent la parole
Encore une fois : le cœur influence le cerveau.
3. Pourquoi ces deux cultures disent la même chose ?
Parce qu’elles observent toutes les deux un phénomène réel :
✔ Le cœur réagit AVANT le cerveau
La physiologie moderne confirme :
le cœur possède 40 000 neurones
il envoie plus d’informations au cerveau que l’inverse
il influence :
l’attention
la mémoire
la perception
la prise de décision
Quand une émotion surgit :
le cœur change son rythme
il envoie un signal au cerveau
le cerveau se réorganise autour de cette émotion
la parole et la pensée changent
C’est exactement ce que les Chinois et les Indiens décrivent depuis 3000 ans.
4. Donc pourquoi disent‑ils que la parole vient du cœur ?
Parce que pour eux :
la parole exprime l’état intérieur
l’état intérieur est gouverné par le cœur
le cœur influence directement la pensée
la pensée influence la parole
Donc :
La parole vient du cœur parce que le cœur est la source des émotions qui modèlent la pensée.
Et quand les émotions sont fortes :
le cœur se dérègle
le cerveau perd sa cohérence
la parole devient confuse
Tu vois :
Ce que le Christ dit est cohérent avec la Chine, l’Inde et la science moderne.
Re: Pour prier dieu, vers quoi la pensée peut elle se diriger ?
Posté : 24 avr.26, 13:37
vic a écrit : 23 avr.26, 19:49
J'en doute fort , puisque comme je l'ai expliqué , ce qui est hors temps hors espace n'a pas de centre, pas d'intérieur et d'extérieur , donc pas de sujet .
Et pourtant, ce Dieu que vous reniez et sur qui ni le temps ni l'espace n'a d'emprise, a une personnalité qui lui est propre. Comme quoi, les lois humaines ont leurs limites, elles ne s'appliquent pas à tout dans l'Univers.
Car vos pensées ne sont pas mes pensées, et mes voies ne sont pas vos voies’, telle est la déclaration de Jéhovah. ‘En effet, comme les cieux sont plus hauts que la terre, ainsi mes voies sont plus hautes que vos voies, et mes pensées plus hautes que vos pensées. -
Esaïe 55:8, 9
Vous essayez de définir Dieu à partir de concepts humains, vous n'y arriverez jamais de cette façon. On applique pas des règles humaines à quelque chose qui n'est pas humain, surtout quand ce quelque chose est infiniment supérieur à soi dans tous les domaines. Votre démarche ressemble à quelqu'un qui essaie d'enfiler un rectangle dans un carré et comme il n'y arrive pas, il en conclue que le carré n'existe pas. Vous n'arriverez jamais à enfermer Dieu dans une case pour mieux le contrôler et l'appréhender. Toutes vos connaissances philosophiques et métaphysiques vous sont d'aucun secours pour comprendre et connaître la personne de Dieu. D'ailleurs, il se révèle uniquement aux tout petits donc comme ça... vous avez fait tout ça pour rien si ce n'est finir dans une impasse.
Bonne continuation, bonne route vers l'échec.