Gérard a écrit :
La logique est une façon de penser, de raisonner. Chaque façon de penser est unique même si l'on peut trouver des similitudes. Il n'y a donc pas UNE logique prévaudrait sur toutes les autres, il y a autant de logique que de façon de penser. Si l'on croit J'm'interroge, un sociopathe ne serait pas logique. C'est pourtant sa logique qu'on étudie pour le comprendre, le démasquer et l'arrêter. Un psychiatre, son job, c'est de trouver votre logique pour comprendre pourquoi vous en êtes là. S'il y en avait qu'une qui prévaierait sur tout, les séances chez un psy durerait 10 minutes. On écouterait pas le patients, on le bombarderait d'enseignements.
Il n'y a rien qui prouve l'existence d'une logique unique que nous devrions tous adopter. une logique qui serait parfaite et capable de nous aider à répondre par nous même à toutes les questions de l'univers. On est tous logique à notre manière. Faire des biais, des raccourcis, des sophismes, des paralogisme dans certains de nos raisonnements, ça ne veut pas dire que nous sommes illogiques. Il convient de faire la distinction entre un raisonnement et son auteur. Personne n'est illogique absolument dans tout, mais tous, nous tenons parfois, des raisonnements incohérents. Cela arrive à tout le monde.
Cela ne veut pas dire que nous sommes illogiques, seulement que, malgré notre logique, il nous arrive d'avoir des raisonnements qui ne le sont pas. Les 3/4 du temps, pas pour les autres, puisque pour vous, ça coule de sources jusqu'à l'arrivée de nouvelles informations qui vous feront prendre conscience de votre erreur de raisonnements. Ici, on a quelqu'un qui passe tellement de dire que l'autre n'est pas logique, qu'il en arrive à faire fusionner la logique et la personne, oubliant complètement que la logique, c'est une faculté et qu'une faculté n'est pas un être vivant.
il confond l'individu et le discours, le privant de toute logique parce que sur UN sujet, il ne le serait pas. Bah bravo
Il n'y aurait pas 8 milliards de logique sur Terre, il n'y aurait qu'une poignée d'élus qui en serait doté, des étudiants en logique minimale, le Graal de la logique. Franchement, si étudier la logique rend le melon comme ça, je préfère encore ne rien savoir et suivre ma propre logique.
ChatGPT tiens.
Il n’y a pas un nombre de “personnes logiques” — tout le monde l’est… mais seulement par moments.
S'approprier la logique, la retirer aux autres en affirmant qu'il ne l'aurait pas pour mieux les enfoncer, se gargariser, jouer les pseudos enseignants, imposer une façon de penser, de raisonner, vivre dans le déni de tout... C'est quand même pas mal sophistique, toxique, narcissique.
Tu mélanges trois choses différentes, et c’est ça qui crée tout le malentendu.
La logique n’est pas une façon de penser parmi d’autres. Les façons de penser, elles, sont multiples : psychologie, habitudes, biais, styles cognitifs. Dire “chacun a sa logique” revient en réalité à dire que chacun a sa manière de raisonner. Ce n’est pas la même chose, et c’est précisément cette confusion qui brouille tout.
En revanche, tu as raison sur un point important : il faut distinguer la personne de ses raisonnements. Une personne n’est pas “logique” ou “illogique” en bloc. On n’évalue pas un individu, mais des énoncés et des enchaînements d’idées. Mais cette distinction implique justement qu’il existe un critère indépendant de la personne. Sinon, il devient impossible de dire qu’un raisonnement est incohérent.
L’exemple du psychiatre ou du sociopathe repose sur une autre confusion de niveau. Un psychiatre cherche des causes, une cohérence psychologique, un fonctionnement interne. Il interprète des comportements. Cela n’a rien à voir avec la validité logique d’un raisonnement. Comprendre pourquoi quelqu’un pense d’une certaine manière ne revient pas à valider ce qu’il dit.
Quand tu affirmes qu’il n’existe pas “une logique”, cela dépend du sens donné au terme. Il existe bien plusieurs systèmes logiques, mais chacun repose sur des règles explicites. Cela ne signifie pas qu’il y aurait autant de logiques que d’individus. Si c’était le cas, aucun désaccord ne serait possible, puisque chacun aurait toujours “raison selon sa logique”.
Enfin, tu évoques les biais, les sophismes, les erreurs, en disant qu’ils ne rendent pas une personne illogique. C’est juste. Mais appeler quelque chose une “erreur” suppose précisément qu’il existe un critère pour la reconnaître. Sans ce critère, il n’y a plus d’erreur, seulement des façons différentes de penser.
Au fond, tu défends une idée compréhensible : la diversité des raisonnements, l’importance du contexte, le refus de juger les personnes. Mais tu en tires une conclusion excessive en transformant la logique en propriété individuelle. Or la logique ne décrit pas comment on pense, elle sert à évaluer si ce qu’on dit tient ou non et à construire des raisonnements valides. Sans cette distinction, il ne reste plus qu’une chose : chacun a raison dans son propre cadre, et plus rien ne permet de trancher.
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