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@ vic,
Tu fais contresens sur contresens et tu m'attribues des thèses que je ne soutiens pas.
- Tu écris que je confonds l'image de la pipe avec un pipe. C'est n'importe quoi. L'image représente bien une pipe. De quelle pipe parles-tu ?
- Tu ajoutes que la pipe elle même ne se décrit pas. De quelle pipe elle-même parles-tu ? D'une pipe invisible ? C'est encore n'importe quoi.
- Tu poursuis en disant que je confonds la désignation et l'objet. C'est encore n'importe quoi. Je ne confonds certainement pas la désignation avec ce qui est désigné.
Quand je dis « ceci est rouge », je ne dis pas que le mot « rouge » est la chose. Je dis que la chose se présente, et que le mot la désigne. Je ne confonds pas l’image de la pipe avec la pipe. Je dis simplement qu’une pipe se présente, et qu’on peut la montrer.
Là où je te rejoins, c’est que la chose désignée n’est pas le mot, mais je n'ai jamais dit ni suggéré le contraire. Là où je ne te suis pas du tout, c’est quand tu utilises cette distinction pour justifier que l’observateur existerait même s’il ne se décrit pas. Car, s'il est vrai qu'une chose qui se présente peut être difficile à décrire, elle peut toutefois être montrée. Une couleur, une forme, une émotion, une sensation, une impression, on peut les indiquer, même si les mots pour le faire sont imprécis.
L’observateur, lui, ne se montre pas. Il ne se désigne pas. Il ne se présente sous aucune forme identifiable. Tu dis qu’il ne se décrit pas, comme l’espace. Mais l’espace se constate par des relations, des distances, des positions. L’observateur, lui, ne se constate par rien. Il est simplement postulé.
Ce n’est pas une question de difficulté de description. C’est une question de présence effective et d'impossibilité de reconnaissance de ce dont il s'agit. L’observateur ne se présente pas. C’est un ajout, pas un constat.
Tu crois que j'identifie "le réel" au langage, alors que j'utilises simplement le langage dans sa fonction descriptive, pour désigner ce dont je parle et qui se présente effectivement ou pour ce qui est de constater une absence. Tu continues ainsi à me répondre contre une position qui n'est pas la mienne.
- Je n'ai jamais dit que le mot était la chose.
- Je n'ai jamais dit que le langage créait le réel.
- Je n'ai jamais dit que décrire une chose revenait à la réduire à sa description.
Dire que le tableau de Magritte illustre précisément le fait qu'une pipe n'est pas le mot « pipe », ni son image, ce avec quoi je suis d'ailleurs parfaitement d'accord, ne répond absolument pas à ma question. En effet, tu affirmes qu'il existe un observateur. Je te demande simplement : « Qu'est-ce qui, dans ce qui se présente, lui correspond ? »
Tu réponds en parlant de Magritte, du langage, des concepts, du réalisme naïf ou de la difficulté de décrire certaines choses. Mais aucune de ces remarques ne montre cet observateur.
Tu termines en disant : « Décrire l'observateur, c'est comme décrire l'espace. »
C'est précisément une affirmation. Encore faut-il montrer qu'il existe un tel observateur avant de soutenir qu'il serait indescriptible. Sinon, tu immunises simplement ton postulat contre toute vérification : il existerait, mais ne pourrait jamais être montré ni décrit.
C'est exactement ce que j'appelle un postulat métaphysique.
Il y a aussi une contradiction interne très forte dans ton message sur laquelle tu devrais te pencher :
- Tu écris : « On n'a pas besoin de ton obsession... pour arriver à percevoir ce qu'est l'observateur quand il se présente. »
- Puis quelques lignes plus loin, tu écris : « Décrire l'observateur, c'est comme décrire l'espace, ça ne se décrit pas. »
C'est contradictoire.
Tu affirmes d'abord que l'observateur « se présente », puis tu expliques qu'on ne peut ni le montrer ni le décrire. Or si tu le perçois effectivement, tu devrais au minimum pouvoir dire ce qui, dans ce qui se présente, correspond à cette perception. Si tu en es incapable, tu ne montres pas une perception, tu protèges un postulat en le déclarant indescriptible.
Tu oscilles constamment entre : « je le perçois » (donc tu devrais pouvoir le montrer), et « on ne peut pas le décrire » (donc il échappe à toute vérification).
Ces deux affirmations sont très difficiles à maintenir ensemble...
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J'm'interroge a écrit : 19 juil.26, 02:34Tu ne réponds pas à ma demande de me décrire ce fameux observateur dont tu parles,
Gérard C. Endrifel a écrit : 19 juil.26, 03:43 Face à une chose qui se présente à vous telle qu'elle se présente, j'ai besoin de vous décrire ou vous pouvez le faire vous-même ? Ailleurs vous citez l'exemple du nuage que vous montrez. N'êtes-vous pas, à ce moment-là, observateur du nuage qui se présente à vous tel qu'il se présente ? Vous voyez bien qu'il faut être deux dans ce processus. Un observé, un observateur.
@ Gérard,
Bon.. Je vois que tu ne réponds pas. Tu présupposes toujours ce qu'il te faudrait prouver à défaut de pouvoir le montrer...
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vic a écrit : 19 juil.26, 03:48 Mais le problème c'est qu'il s'enferme dans le langage .
Soit ça rentre dans la description utilisant le langage soit ça ne se présente pas , c'est son idée .
Donc il va falloir qu'il affirme e que l'espace ne se présente pas , puisque l'espace ne se décrit pas par exemple .
J'ai précisé au dessus que plus il va confondre objet et désignation par le langage et plus il va passer à coté de la présence de l'objet lui même, ce qui est parfaitement logique .
Ca ne m'étonne pas du tout que dans sa manière de faire il en arrive à l'absurdité de nier l'existence de l'observateur qu'il ne peut pas percevoir dans une précision de description qu'il réclame .
@ vic,
Tu continues de projeter sur moi une thèse que je n'ai jamais défendue.
Je n'ai jamais dit : « Si cela ne peut pas être décrit, alors cela ne se présente pas. »
Ce que je dis est beaucoup plus simple : « Si tu affirmes qu'une chose se présente, alors montre à quoi tu fais référence. »
Ce n'est pas la même chose.
Tu affirmes qu'il y a un observateur tu as même parlé d'une évidence. Je te demande simplement ce qui, concrètement, correspond à cet observateur. Or tu ne le montres jamais. Ce que tu fais c'est répondre par des analogies sur Magritte, le langage, l'espace, la méditation ou le réalisme naïf, etc. Mais ce n'est pas ce que je te demande, aucune de ces remarques ne montre l'observateur.
Quant à l'espace, tu changes encore de sujet. Si tu affirmes que l'espace se présente, alors montre ce qui se présente lorsque tu parles d'un observateur. Si tu ne peux pas le montrer, ne dis pas qu'il se présente, dis simplement que tu le postules.
Enfin, tu conclus que je « nie l'existence de l'observateur ».
Non !
Je dis simplement que je ne le constate pas.
Entre « je ne constate pas X » et « X n'existe pas », il y a une différence essentielle que tu effaces systématiquement.
« Tu ne constates pas l'observateur » et « Tu nies l'existence de l'observateur », ce n'est pas la même proposition.
Ma démarche est méthodologique : je refuses simplement d'affirmer ce qui n'est pas montré ou montrable. Je ne prétends pas démontrer une existence ou une inexistence ontologique.
C'est précisément ce qui distingue mon approche de la tienne.
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Ajouté 1 heure 20 minutes 35 secondes après :
Gérard C. Endrifel a écrit : 19 juil.26, 04:45
Ca lui permet de nier l'observé. En effet, en gommant l'observateur de l'équation, il gomme aussi l'observé. Aussi pour lui, l'observé est creux. Et c'est normal, puisque pour lui il n'y a pas d'observateur. Il se retranche derrière le fait que l'observateur n'est pas observable. Dans ce cas, il fait appel à une relation tripartite dans une relation duel. Un autre non sens. Enfin l'observateur est parfaitement observable de lui-même.
@ Gérard,
Je n'avais pas vu ton commentaire.
Vos réponses à toi et à vic reposent sur le même malentendu : vous continuez à croire que j'identifie la réalité à sa description, alors que ce n'est absolument pas ma démarche.
Tu continues toi aussi à me faire dire exactement le contraire de ce que j'écris.
Je ne nie absolument pas l'observé. Au contraire. Je pars exclusivement de ce qui est observé. Ce que je mets en question, c'est l'ajout d'un observateur distinct de ce qui est observé.
Tu affirmes qu'il y en a un. Montre-le.
- Pas en le présupposant dans ta définition de l'observation.
- Pas en disant : « puisqu'il y a observation, il y a un observateur ».
Car, comme je l'ai dit, ce genre d'affirmations sont des pétitions de principe.
Montre moi plutôt ce qui, concrètement, correspond à cet observateur.
Mais je sais à l'avance que tu ne le pourras pas. Car ce qui est immédiatement constatable, ce sont des sensations et des représentations. En revanche, un observateur distinct de tout cela, à qui ou à quoi cela apparaîtrait, n'apparaît jamais lui-même. Et c'est normal puisque c'est un postulat.
Tu ne peux donc que l'affirmer gratuitement comme tu le fais.
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Le point décisif est toujours le même : vous répondez par une définition ("observer implique un observateur"), moi je demande une identification empirique ("où est-il ?", "comment se présente-t-il ?"). Vous n'y répondez jamais. C'est là que vos argumentations tournent en rond et que vous répétez sans montrer.
Comme je l'ai dit plus haut, vic continue de répondre à une thèse qui n'est pas la mienne. Je n'ai jamais dit ni suggéré que la réalité serait identique à sa description, ni que le langage épuiserait le réel. Le recours à Magritte est donc hors sujet.
Que le mot « pipe » ne soit pas une pipe, nous sommes évidemment d'accord. Je ne confonds pas la désignation avec l'objet.
Ma question est beaucoup plus simple.
Lorsque vic affirme qu'il existe un observateur, je lui demande de me le montrer. Or il me répond : « on le perçoit », « il est abstrait », « il est comme l'espace », « il ne se décrit pas ».
Autrement dit, il ne le montre toujours pas. Il le postule.
Et quand il répond : « Décrire l'observateur, c'est comme décrire l'espace ». Il ne décrit toujours pas un observateur, il affirme son existence.
C'est précisément ce genre d'affirmation que je distingue d'une description.
Enfin, quand il m'accuse de confondre langage et objet. Là encore, c'est faux. Je ne parle jamais de l'objet en soi. Je demande simplement : qu'est-ce que tu identifies effectivement dans ce qui se présente ?
Entre un nuage qu'on peut montrer et un observateur que toi et lui ne faites qu'affirmer, il y a une différence méthodologique fondamentale.
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