Rationalité ou rationalisation.
Posté : 24 sept.26, 19:57
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Rationalité et rationalisation sont deux choses bien distinctes, souvent confondues.
La distinction est pourtant importante, notamment en philosophie des sciences, en sociologie et dans l’analyse de l’action.
Rationalité : capacité ou exigence de raisonner de manière cohérente en fonction de raisons. Elle concerne la validité du raisonnement, l’adéquation entre moyens et fins, la cohérence des croyances, la prise en compte des faits, etc.
Rationalisation : processus par lequel on reconstruit, organise ou justifie une conduite, une institution ou une décision sous une forme apparemment rationnelle. Elle peut donc produire de la cohérence sans que cette cohérence corresponde à la véritable genèse de l’action.
Le point décisif est celui-ci :
Être rationnel, c’est effectivement régler son jugement ou son action sur des raisons pertinentes ; rationaliser, c’est souvent fabriquer après coup une architecture de raisons qui rend le comportement intelligible ou acceptable.
Exemple simple :
Quelqu’un achète une voiture parce qu’elle lui plaît. Ensuite, il énumère consommation, sécurité, fiabilité et prix pour expliquer son choix.
Il peut y avoir rationalisation sans véritable rationalité décisionnelle : les raisons invoquées sont peut-être réelles, mais elles n'ont pas nécessairement déterminé le choix.
Et il existe un piège symétrique : toute rationalisation n'est pas nécessairement mensongère. Une personne peut aussi expliciter après coup des raisons qu'elle n'avait pas clairement formulées au moment d'agir. La rationalisation devient problématique lorsqu'elle substitue une justification reconstruite aux véritables déterminants de l'action, tout en donnant l'illusion que ceux-ci étaient à l'origine du choix.
On peut donc distinguer :
* raison → décision → justification
* décision → recherche de raisons → justification
Dans le premier cas, on est principalement dans la rationalité ; dans le second, dans la rationalisation.
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Rationalité et rationalisation sont deux choses bien distinctes, souvent confondues.
La distinction est pourtant importante, notamment en philosophie des sciences, en sociologie et dans l’analyse de l’action.
Rationalité : capacité ou exigence de raisonner de manière cohérente en fonction de raisons. Elle concerne la validité du raisonnement, l’adéquation entre moyens et fins, la cohérence des croyances, la prise en compte des faits, etc.
Rationalisation : processus par lequel on reconstruit, organise ou justifie une conduite, une institution ou une décision sous une forme apparemment rationnelle. Elle peut donc produire de la cohérence sans que cette cohérence corresponde à la véritable genèse de l’action.
Le point décisif est celui-ci :
Être rationnel, c’est effectivement régler son jugement ou son action sur des raisons pertinentes ; rationaliser, c’est souvent fabriquer après coup une architecture de raisons qui rend le comportement intelligible ou acceptable.
Exemple simple :
Quelqu’un achète une voiture parce qu’elle lui plaît. Ensuite, il énumère consommation, sécurité, fiabilité et prix pour expliquer son choix.
Il peut y avoir rationalisation sans véritable rationalité décisionnelle : les raisons invoquées sont peut-être réelles, mais elles n'ont pas nécessairement déterminé le choix.
Et il existe un piège symétrique : toute rationalisation n'est pas nécessairement mensongère. Une personne peut aussi expliciter après coup des raisons qu'elle n'avait pas clairement formulées au moment d'agir. La rationalisation devient problématique lorsqu'elle substitue une justification reconstruite aux véritables déterminants de l'action, tout en donnant l'illusion que ceux-ci étaient à l'origine du choix.
On peut donc distinguer :
* raison → décision → justification
* décision → recherche de raisons → justification
Dans le premier cas, on est principalement dans la rationalité ; dans le second, dans la rationalisation.
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