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@ vic,
Tu ne tiens pas compte de mes réponses et me fais dire, affirmer ou supposer des choses que je ne dis pas, n'affirme pas et ne suppose pas.
vic a écrit : 08 mars26, 23:25
Si pour toi ta définition de la logique est valable dans ton cadre circulaire de croyance et que ça ne reste que ta croyance , je n'y vois pas d'objection .
Quel cadre de croyance ?
Quelle croyance ?
Où as-tu vu qu'une définition est une croyance ?
Et de quelle définition tu parles ?
Tu parles dans le vide vic.
vic a écrit : 08 mars26, 23:25
C'est quand tu postules que ton cadre de définition est la vérité sur la logique que je ne suis pas d'accord .
Je ne postule rien de la sorte.
Je que j'affirme sur la logique c'est toujours relatif à des définitions précises.
Et je n'invente rien, je reprends les définitions formelles qui sont connues des logiciens.
vic a écrit : 08 mars26, 23:25
Là il faut que tu nous démontres la cohérence de tes prémisses , hors tu nous dis que ça n'est pas possible de démontrer la cohérence de tes prémisses . Donc c'est très circulaire tout ça .
On peut parler de règles comme de prémisses lorsque l'on parle de formulations de règles. Mais, en logique, les règles sont opératoires et définisses des opérations. Dans un raisonnement logique par conséquent, les règles ne sont pas des prémisses. Donc, il n'y a là aucune circularité.
J'm'interroge a écrit :La logique est garante de la structure de l’inférence et permet d'évaluer la validité ou non d'un raisonnement ou la cohérence interne ou non d'un énoncé ou la cohérence ou non entre des énoncés.
vic a écrit : 08 mars26, 23:25
Sauf que ça ressemble exactement au concordisme dans la croyance .
Tu postules que c'est vrai parce que les prémisses le disent .
Non, je ne postule rien de la sorte.
vic a écrit : 08 mars26, 23:25
Et comme les prémisses dictent la règle de ce qui est vrai , donc ça devient vrai .Tes prémisses sont là comme ça d'autorité , comme la croyance d'autorité ?
Non. Ça ne fonctionne pas du tout comme tu le décris.
Une règle logique n'affirme rien.
vic a écrit : 08 mars26, 23:25
C'est normal qu'on se pose la question de la cohérence de tes prémisses , et c'est justement le rôle de la logique de poser le problème de cohérence du cadre posé et des règles posées .Sinon ça devient simplement une simple croyance d'autorité circulaire .
Tu continues à parler de « prémisses » comme si les règles logiques étaient elles-mêmes des prémisses d’un raisonnement. Ce n’est pas le cas. Les prémisses sont des énoncés à l’intérieur d’un raisonnement. Les règles logiques, elles, sont des opérations d’inférence qui permettent de passer de certaines propositions à d’autres. On ne teste donc pas la cohérence d’une règle comme on teste la cohérence d’une prémisse.
vic a écrit : 08 mars26, 23:25
Hors justement si la logique nous permet de comprendre que ta définition est circulaire c'est justement parce que la logique est au delà du cadre que tu poses CQFD
Non. Si la logique permet d’identifier une circularité dans un raisonnement, c’est précisément parce qu’elle définit des conditions formelles de validité. Elle n’est pas « au-delà » du cadre : elle est le cadre formel qui permet d’évaluer la structure des inférences.
vic a écrit : 08 mars26, 23:25
Il faut que tu comprennes que la logique ça n'est pas simplement des règles et un cadre . La logique c'est aussi ce qui permet de rendre compte des limites du cadres posé . Autrement dit , la logique n'est pas uniquement ce que tu en décris .
Ce que tu décris n’est pas une propriété supplémentaire de la logique, c’est simplement l’usage que l’on en fait. La logique sert effectivement à examiner la cohérence d’un système d’énoncés et à détecter ses limites internes (contradictions, incohérences, etc.). Mais cela reste une analyse formelle des relations entre propositions, pas une observation empirique.
vic a écrit : 08 mars26, 23:25
Quand la logique montre les limites d’un cadre, penses-tu plutôt à une limite interne (contradiction, incomplétude) ou à une limite liée à l’expérience et au réel ?
Et c'est là où en retourne a ton ambiguïté de départ , celle de séparer la logique de l'expérience empirique .
Je ne sépare rien. Je t'ai déjà répondu là dessus. Je distingue simplement deux registres différents :
– l’expérience produit des énoncés sur le monde,
– la logique permet d’évaluer la validité des inférences faites sur la base de ces énoncés.
Distinguer ces rôles n’est pas les opposer.
vic a écrit : 08 mars26, 23:25
La logique n'est pas qu'un cadre posé de langage avec ses règles , ça va plus loin que ça , c'est trop étriqué ta définition de la logique .
Dire que la logique consiste en un ensemble de règles d’inférence n’est pas une définition « étriquée ». C’est tout simplement la définition standard en logique formelle. Cela n’empêche évidemment pas d’étudier ensuite ses propriétés, ses différentes formulations, ce qu'elles permettent et leurs limites.
C'est un travail que j'ai fait, et j'en ai conclus que la logique minimale et essentielle à toutes les autres et qu'elle en est le principe fondamental et minimal sans quoi l'on ne peut plus parler de logique.
vic a écrit : 08 mars26, 23:25
C'est pour ça que j'insistais sur le parralèle entre ta définition de la logique et celle de la croyance .
La logique va plus loin que la croyance circulaire fort heureusement .
Comparer cela à une croyance n’a pas de sens. Une croyance est une affirmation infondée logiquement, souvent à propos de quelque chose sur le monde ou qui serait réel. Une règle logique n’affirme rien : elle permet simplement de construite ce qui suit ou non de certaines prémisses, d'examiner si tel raisonnement présenté est construit ou non, ou encore de tester sa cohérence ou celle de propositions assertives en dehors de tout raisonnement.
vic a écrit : 08 mars26, 23:25
La logique permet de comprendre et de se relativiser elle même , en actant de ses propres limites , ce qui n'est pas le cas de la croyance circulaire qui ne le permet pas .
Quand on parle des limites d’un système logique, on parle de limites internes : par exemple l’apparition de contradictions dans un système d’axiomes ou certaines propriétés formelles d’un système. Cela reste une analyse logique du système lui-même. Cela ne suppose aucune croyance et ne consiste en rien en une croyance.
vic a écrit : 08 mars26, 23:25
je pense que c'est exactement des gens comme toi qui permettent à Christian K par exemple de prétendre que la logique est une croyance ; des gens qui n'ont pas réfléchi à la différence entre la définition de la croyance et de la logique et qui font des définitions qui ne se distinguent pas entre elles .
Tu inverses le problème. Ce n’est pas une confusion entre croyance et logique qui ferait dire à certains que « la logique est une croyance ». C’est justement parce qu’ils confondent des règles d’inférence avec des affirmations sans fondement logique, notamment sur de prétendues réalités qu’ils arrivent à cette conclusion.
vic a écrit : 08 mars26, 23:25
On pourrait formuler la distinction ainsi :
raisonnement logique ouvert
→ accepte que ses prémisses puissent être révisées
croyance fermée
→ protège ses prémisses contre toute remise en question
La différence est donc surtout une attitude face à la critique et aux limites.
La distinction que tu proposes entre « raisonnement ouvert » et « croyance fermée » concerne surtout l’attitude intellectuelle vis-à-vis des prémisses, mais cela ne définit pas la logique elle-même.
Un raisonnement logique ne dit jamais quelles prémisses il faut adopter. Il dit seulement : si certaines prémisses sont admises, alors telle conclusion en découle ou non. La logique traite donc de la validité des inférences, pas de la décision d’accepter ou de rejeter les prémisses.
Par exemple, on peut montrer qu’un ensemble d’hypothèses est incohérent, c’est-à-dire qu’il permet de dériver une contradiction. On peut parfois identifier qu’une hypothèse particulière, combinée avec les autres, conduit à cette contradiction.
Mais cela ne montre pas que cette hypothèse est fausse en soi. Cela montre seulement que toutes les hypothèses ne peuvent pas être maintenues ensemble dans ce cadre hypothétique.
La logique établit donc un résultat formel : certaines propositions ne sont pas conjointement compatibles. Elle permet au mieux de conclure que, dans un cadre hypothétique donné, telle assertion n’est pas soutenable si l'on soutient les autres.
En revanche, la logique ne décide pas laquelle doit être abandonnée. Plusieurs possibilités existent : retirer une hypothèse, modifier une hypothèse, ou modifier le cadre d’hypothèses lui-même. Sans éléments supplémentaires (empiriques, conceptuels ou méthodologiques), le choix entre ces options reste indéterminé du point de vue logique.
C’est précisément pour cela que la logique n’est pas une croyance. Une croyance affirme quelque chose comme vrai et tend à se protéger contre la remise en question. Une règle logique, elle, n’affirme rien en vérité : elle indique seulement quelles conclusions suivent correctement d’un ensemble donné de propositions.
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