la guerre,la violence et la torture....
Posté : 06 oct.09, 02:06
Dieu par sa loi nous demandes 1.tu ne tueras point
quand nous voyon cette guerre qui ne s'arreteras jamais, jusqu'au jour ou tout par leur faute ferons sauter la mèche et que ca fasse kaboommmmmmmmm
-Parce que la guerre d'Afghanistan sert les intérêts des élites économiques, politiques et militaires, tant ici que là-bas, sans améliorer significativement la situation des populations civiles
-Parce que continuer cette guerre coûtera encore plus de vies humaines
quel exemple c soldat donne aux enfants en fessant la guerre nation contre nation
La guerre fait des ravages chez les enfants. les populations civiles sont de plus en plus visées. Elles sont jetés sur les routes et les chemins. La destruction des foyers, des écoles et des villages fait davantage de victimes chez les enfants que les balles et les bombes. Nombre d'entre eux sont enrôlés de force dans les forces armées et deviennent des enfants soldats.
Les enfants soldats :
300 000 enfants dans 44 pays de la planète, dont certains n'ont pas plus de 8 ans, participent directement aux conflits. Ils sont soldats ou porteurs contraints de travailler. Certains autres ont appris à tuer et à torturer. Si leur nombre global reste stable, les pays ayant recours aux services de ces gamins sont eux de plus en plus nombreux.
Chair à canon dans les conflits armés, les enfants-soldats sont aussi démineurs, espions, porteurs, esclaves sexuels, gardiens des exploitations de pétrole ou de diamants finançant les rébellions d'Afrique, selon la Coalition pour l'arrêt du recours aux enfants-soldats, fondée en 1998 par six ONG dont Amnesty International, Human Rights Watch, Save The Children, Terre des Hommes, rejointes par plus de 500 organisations dans le monde entier.
Un enfant soldat en RDC (AP)Dans certains pays, en Afrique en particulier, des enfants, le plus souvent orphelins ou séparés de leur famille, sont enrôlés de force dans l'armée ou dans des bandes qui luttent contre les gouvernements au pouvoir. En Angola, par exemple, ils étaient ainsi 3000 à avoir reçu, dès l'âge de 10 ans, un uniforme, des bottes et une mitraillette. Placés en première ligne lors des attaques, mais souvent livrés à eux-mêmes lors des replis, ces garçons ont participé à plusieurs batailles, ont connu la faim et la peur et se souviennent d'avoir tué des soldats ennemis pour se défendre. Beaucoup d'entre eux sont morts.
Parmi les 41 pays qui les exploitent, la palme revient à la Birmanie : les enfants-soldats y seraient quelques 50.000. Les enfants-soldats sont aujourd'hui moins nombreux au Proche-Orient ou en Amérique latine, en raison de la réduction du nombre des conflits. Ils seraient 120.000 dans les différentes guerres d'Afrique, et combattent aussi dans les rébellions des Philippines, de Papouasie-Nouvelle Guinée, et les conflits de la République du Congo, du Darfour et de Colombie.
Mohammed, Éthiopien de 17 ans, enrôlé de force à 15 ans, se souvient d'une terrible bataille de la guerre contre l'Érythrée en 1999. ''Ils ont mis tous ceux de 15 et 16 ans sur le front, pendant que l'armée se repliait. J'étais avec 40 autres enfants. Je me suis battu pendant 24 heures. Quand j'ai vu qu'il n'y avait plus que trois de mes amis de vivants, je me suis enfui vers l'arrière.''
Les enfants-soldats sont fréquemment drogués pour devenir insensibles à la peur et à la violence: un ancien rebelle de Sierra Leone, âgé de 14 ans, explique que ceux qui refusaient la drogue étaient abattus.
Même les pays en paix et les pays développés sont frappés par le fléau. En Suède, en Turquie, des enfants d'origine kurde sont recrutés pour aller combattre pour l'indépendance. En tout, ce sont 87 États, dont la liste inclut des pays comme les États-Unis et la Grande-Bretagne, qui enrôlent des enfants dans les armées régulières, forces paramilitaires, milices civiles ou organisations militaristes -comme les ''Young Marines'' américains- même s'ils ne combattent pas forcément.
En mai 2000, l'Assemblée générale de l'ONU a adopté un protocole additionnel à la Convention sur les droits de l'enfant, appelant les gouvernements à empêcher la participation aux conflits armés de tout soldat de moins de 18 ans, à interdire leur enrôlement obligatoire et à limiter et protéger l'engagement volontaire. A ce jour, selon l'ONU, 79 pays ont signé le traité et seuls six l'ont ratifié (!).
Petit puzzle Les enfants victimes de la guerre :
Enfant déplacé en ex YougoslavieAu moins deux millions d’enfants sont morts ces 10 dernières années à la suite de guerres déclenchées par des adultes, qu’ils aient servi de cibles civiles ou qu’ils aient été tués au combat en tant que soldats.
Comment expliquer les morts d’enfants palestiniens et israéliens et les violences dont ils sont victimes ? Ou la sauvagerie des combattants en Sierra Leone qui coupent les membres des enfants ? Ou l’enlèvement systématique de milliers d’enfants en Ouganda qui vont grossir les rangs des combattants des guérillas et servent d’esclaves sexuels ?
Le nombre d’enfants gravement blessés ou invalides est trois fois supérieur, et ils sont encore plus nombreux à souffrir de maladies, de malnutrition, de violences sexuelles et des privations de l’exode. D’innombrables enfants sont confrontés à l’angoisse de perdre leur foyer, leurs biens et leurs proches. Dans de telles conditions, pratiquement toutes les constantes nécessaires à l’épanouissement des enfants sont gravement perturbées, et les dégâts psychologiques des conflits armés sont incalculables.
L’impact des conflits armés sur les enfants est terrifiant : les conflits armés diffusent la destruction et violent les droits des enfants à une échelle encore jamais vue.
L’exploitation criminelle des enfants, et le fait qu’ils soient pris comme cibles dans les conflits constituent une violation non seulement de leurs droits mais aussi des fondements mêmes de la paix et de la sécurité internationales. Lorsque des enfants se voient refuser la possibilité de grandir dans un climat de confiance, de tolérance et de justice, l’espoir d’endiguer les conflits au cours des générations suivantes est en fait très faible. Il est clair par exemple que les caractéristiques de la guerre que nous observons au Moyen-Orient – attentats suicides à la bombe et embuscades, utilisation d’artillerie lourde et mitraillage par hélicoptère de zones civiles, destructions de maisons au bulldozer, rafles de pères et de frères – contribuent à ancrer chez de nombreux enfants la conviction que la violence est une méthode acceptable de règlement des différends.
Petit puzzle Conséquences de la guerre sur les enfants :
Ecole détruite Le manque de nourriture et de fournitures médicales, d’eau potable et d’installations sanitaires crée un terreau fertile pour la maladie, en particulier dans les camps de réfugiés. Les enfants sont généralement les premiers à succomber aux pires tueurs — malnutrition, choléra, infections respiratoires et diarrhée.
Les écoles, les dispensaires et les hôpitaux, les récoltes, les marchés de village et d’autres équipements collectifs sont des cibles privilégiées. La disparition de repères familiers et la perturbation de la vie quotidienne dans le chaos et l’incertitude des conflits provoquent une profonde détresse chez les enfants.
Qu’ils soient les victimes d’attaques contre leurs communautés, enfants soldats ou réfugiés, les enfants sont les témoins et les auteurs d’atrocités en nombres sans précédent. Or, ces expériences les marquent profondément sur le plan psychologique.
Les enfants laissés seuls ou sans surveillance sont des proies faciles pour les prédateurs adultes en temps de guerre. Le risque de mort ou de blessure est beaucoup plus élevé pour les enfants soldats. Par ailleurs, la violence sexuelle, en particulier à l’endroit des femmes et des jeunes filles, est de plus en plus répandue. Elle les expose non seulement à des grossesses non désirées et à des maladies transmises sexuellement comme le sida, mais aussi à de graves conséquences psychologiques et à l’ostracisme.
Les factions belligérantes ont recours aux médias pour semer la méfiance et l’hostilité dans la population. Les enfants influençables sont souvent déroutés par des messages condamnant leurs amis et voisins. Sous leur influence, bon nombre d’entre eux deviennent insensibles et méfiants. Aussi horribles et tragiques que soient ces situations pour les individus et les familles, elles sont encore plus coûteuses pour la société à long terme. Un enfant élevé dans la violence apprend à être violent. Un enfant élevé dans la haine apprend à haïr. Un enfant brutalisé et insensibilisé par les sévices et les preuves porte en lui des germes dont nul ne sait s’ils peuvent être déracinés.
Petit puzzle Des avancées significatives :
Enfant manisfestant pour la paixPourtant, il est aussi vrai que nous constatons la réalisation de progrès significatifs pour tenter de protéger les enfants dans des situations de conflit et pour assurer que leurs intérêts sont au centre des préoccupations lors des opérations de pacification, de maintien et de construction de la paix. Avec le Tribunal criminel international, le monde dispose d’une institution consacrée à la lutte contre l’impunité des crimes de guerre commis contre les enfants et d’autres victimes civiles. Ce tribunal est habilité à demander des comptes aux parties coupables comme les procès en cours actuellement pour le Rwanda et pour l’Ex-Yougoslavie. Dans le même temps, on en est venu à s’intéresser de près au rôle joué par certaines entreprises dans le déclenchement ou la prolongation de conflits et de troubles, à l’occasion par exemple des recherches sur les liens entre les conflits armés et le trafic de diamants en Angola et en Sierra Leone .
L’entrée en vigueur du Protocole facultatif se rapportant à la Convention relative aux droits de l’enfant qui relève de 15 à 18 ans l’âge minimum pour le recrutement obligatoire de combattants et interdit aux mineurs de moins de 18 ans de participer à des hostilités consitue également une avancée.
Il est désormais interdit, par une convention internationale, de produire et d’utiliser des mines antipersonnel qui tuent ou amputent sans discrimination des enfants et des civils durant des dizaines d’années après la fin des combats, et qui constituent une menace durable pour la reconstruction et le développement. On s’intéresse maintenant à la prolifération honteuse d’armes légères qui peuvent être facilement maniées par des enfants soldats. Le Conseil de sécurité de l’ONU accorde aussi une attention croissante aux enfants victimes de la guerre, et plusieurs organisations régionales ont contribué à ce que les intérêts des enfants soient mieux pris en compte dans l’Agenda pour la paix et la sécurité internationale.
Cette plus grande visibilité de la cause des enfants atteste d’une profonde évolution de notre compréhension des besoins des enfants impliqués dans des conflits armés, et a préparé le terrain à l’adoption de normes plus strictes pour les protéger et améliorer l’assistance humanitaire. Il y a tout juste une décennie, la majeure partie de cette assistance privilégiait les besoins d’aide alimentaire, de santé et de nutrition, d’eau salubre, d’abris et de réseaux d’assainissement adéquats. Désormais, le soutien psychosocial, l’éducation, la recherche et la réunification des familles sont devenus des piliers de l’action humanitaire.
Casques bleus au TimorEntre tous, l’éducation joue un rôle crucial. Car, même au milieu du chaos, elle peut restaurer un certain degré de stabilité et de normalité pour les enfants. L’éducation offre une occasion unique de transmettre aux enfants des messages de survie sur des questions aussi vitales que la prévention du sida et la sensibilisation aux dangers des mines. L’éducation peut aussi permettre de semer la paix et la justice partout dans le monde. Aux États-Unis, les attentats terroristes de septembre ont conduit de nombreux éducateurs à se concentrer sur les moyens d’aider les enfants et les jeunes à exprimer leurs émotions à propos des événements et à réfléchir aux conflits armés et à la violence politique en s’informant et en faisant preuve d’ouverture d’esprit.
Des initiatives éducatives abordant les conflits en s’appuyant sur le respect des droits de l’homme conformément aux principes de l’UNICEF, prouvent, comme l’attestent des témoignages venus de lieux aussi divers que la Croatie, le Liban, l'Irak, l’Irlande du Nord, le Rwanda, le Soudan, la Bosnie et le Salvador, qu’il est possible d’enseigner les valeurs de paix et de tolérance. Nous sommes également convaincus que les écoles sont les mieux placées pour enseigner différentes techniques comme la négociation, la résolution de problèmes et la communication.
Par ailleurs, nous avons constaté que l’offre d’une éducation de base de qualité, en particulier pour les filles, peut réduire la probabilité des conflits. Les filles qui ont reçu une éducation de qualité deviennent des femmes instruites qui auront probablement moins d’enfants et ceux-ci seront en meilleure santé et mieux éduqués. Elles sont aussi plus à même de participer aux décisions qui les concernent, elles et leurs communautés.
Petit puzzle Repères :
Estimation du nombre d'enfants victimes de conflits armés durant la dernière décennie :
Nombre d’enfants soldats : 300 000, dont plus du tiers en Afrique
Nombre d’enfants victimes des mines anti personnel : 10 000 par an
Nombre d’enfants réfugiés ou déplacés dans le monde : 23 millions
Tués : 2 millions
Gravement blessés ou mutilés à vie : 6 millions
Sans abri : 12 millions
Orphelins ou séparés de leurs familles : plus de 1 millions
Traumatisés psychologiquement : 10 millions
13 pays sont inscrits sur la liste noire des pays en conflit utilisant massivement des enfants soldats : Afghanistan, Burundi, République Centrafricaine, République démocratique du Congo, Birmanie, Népal, Somalie, Soudan, Tchad, Colombie, Philippines, Sri Lanka et Ouganda (source : journées internationales des enfants soldats le 12 février 2008).
quand nous voyon cette guerre qui ne s'arreteras jamais, jusqu'au jour ou tout par leur faute ferons sauter la mèche et que ca fasse kaboommmmmmmmm
-Parce que la guerre d'Afghanistan sert les intérêts des élites économiques, politiques et militaires, tant ici que là-bas, sans améliorer significativement la situation des populations civiles
-Parce que continuer cette guerre coûtera encore plus de vies humaines
quel exemple c soldat donne aux enfants en fessant la guerre nation contre nation
La guerre fait des ravages chez les enfants. les populations civiles sont de plus en plus visées. Elles sont jetés sur les routes et les chemins. La destruction des foyers, des écoles et des villages fait davantage de victimes chez les enfants que les balles et les bombes. Nombre d'entre eux sont enrôlés de force dans les forces armées et deviennent des enfants soldats.
Les enfants soldats :
300 000 enfants dans 44 pays de la planète, dont certains n'ont pas plus de 8 ans, participent directement aux conflits. Ils sont soldats ou porteurs contraints de travailler. Certains autres ont appris à tuer et à torturer. Si leur nombre global reste stable, les pays ayant recours aux services de ces gamins sont eux de plus en plus nombreux.
Chair à canon dans les conflits armés, les enfants-soldats sont aussi démineurs, espions, porteurs, esclaves sexuels, gardiens des exploitations de pétrole ou de diamants finançant les rébellions d'Afrique, selon la Coalition pour l'arrêt du recours aux enfants-soldats, fondée en 1998 par six ONG dont Amnesty International, Human Rights Watch, Save The Children, Terre des Hommes, rejointes par plus de 500 organisations dans le monde entier.
Un enfant soldat en RDC (AP)Dans certains pays, en Afrique en particulier, des enfants, le plus souvent orphelins ou séparés de leur famille, sont enrôlés de force dans l'armée ou dans des bandes qui luttent contre les gouvernements au pouvoir. En Angola, par exemple, ils étaient ainsi 3000 à avoir reçu, dès l'âge de 10 ans, un uniforme, des bottes et une mitraillette. Placés en première ligne lors des attaques, mais souvent livrés à eux-mêmes lors des replis, ces garçons ont participé à plusieurs batailles, ont connu la faim et la peur et se souviennent d'avoir tué des soldats ennemis pour se défendre. Beaucoup d'entre eux sont morts.
Parmi les 41 pays qui les exploitent, la palme revient à la Birmanie : les enfants-soldats y seraient quelques 50.000. Les enfants-soldats sont aujourd'hui moins nombreux au Proche-Orient ou en Amérique latine, en raison de la réduction du nombre des conflits. Ils seraient 120.000 dans les différentes guerres d'Afrique, et combattent aussi dans les rébellions des Philippines, de Papouasie-Nouvelle Guinée, et les conflits de la République du Congo, du Darfour et de Colombie.
Mohammed, Éthiopien de 17 ans, enrôlé de force à 15 ans, se souvient d'une terrible bataille de la guerre contre l'Érythrée en 1999. ''Ils ont mis tous ceux de 15 et 16 ans sur le front, pendant que l'armée se repliait. J'étais avec 40 autres enfants. Je me suis battu pendant 24 heures. Quand j'ai vu qu'il n'y avait plus que trois de mes amis de vivants, je me suis enfui vers l'arrière.''
Les enfants-soldats sont fréquemment drogués pour devenir insensibles à la peur et à la violence: un ancien rebelle de Sierra Leone, âgé de 14 ans, explique que ceux qui refusaient la drogue étaient abattus.
Même les pays en paix et les pays développés sont frappés par le fléau. En Suède, en Turquie, des enfants d'origine kurde sont recrutés pour aller combattre pour l'indépendance. En tout, ce sont 87 États, dont la liste inclut des pays comme les États-Unis et la Grande-Bretagne, qui enrôlent des enfants dans les armées régulières, forces paramilitaires, milices civiles ou organisations militaristes -comme les ''Young Marines'' américains- même s'ils ne combattent pas forcément.
En mai 2000, l'Assemblée générale de l'ONU a adopté un protocole additionnel à la Convention sur les droits de l'enfant, appelant les gouvernements à empêcher la participation aux conflits armés de tout soldat de moins de 18 ans, à interdire leur enrôlement obligatoire et à limiter et protéger l'engagement volontaire. A ce jour, selon l'ONU, 79 pays ont signé le traité et seuls six l'ont ratifié (!).
Petit puzzle Les enfants victimes de la guerre :
Enfant déplacé en ex YougoslavieAu moins deux millions d’enfants sont morts ces 10 dernières années à la suite de guerres déclenchées par des adultes, qu’ils aient servi de cibles civiles ou qu’ils aient été tués au combat en tant que soldats.
Comment expliquer les morts d’enfants palestiniens et israéliens et les violences dont ils sont victimes ? Ou la sauvagerie des combattants en Sierra Leone qui coupent les membres des enfants ? Ou l’enlèvement systématique de milliers d’enfants en Ouganda qui vont grossir les rangs des combattants des guérillas et servent d’esclaves sexuels ?
Le nombre d’enfants gravement blessés ou invalides est trois fois supérieur, et ils sont encore plus nombreux à souffrir de maladies, de malnutrition, de violences sexuelles et des privations de l’exode. D’innombrables enfants sont confrontés à l’angoisse de perdre leur foyer, leurs biens et leurs proches. Dans de telles conditions, pratiquement toutes les constantes nécessaires à l’épanouissement des enfants sont gravement perturbées, et les dégâts psychologiques des conflits armés sont incalculables.
L’impact des conflits armés sur les enfants est terrifiant : les conflits armés diffusent la destruction et violent les droits des enfants à une échelle encore jamais vue.
L’exploitation criminelle des enfants, et le fait qu’ils soient pris comme cibles dans les conflits constituent une violation non seulement de leurs droits mais aussi des fondements mêmes de la paix et de la sécurité internationales. Lorsque des enfants se voient refuser la possibilité de grandir dans un climat de confiance, de tolérance et de justice, l’espoir d’endiguer les conflits au cours des générations suivantes est en fait très faible. Il est clair par exemple que les caractéristiques de la guerre que nous observons au Moyen-Orient – attentats suicides à la bombe et embuscades, utilisation d’artillerie lourde et mitraillage par hélicoptère de zones civiles, destructions de maisons au bulldozer, rafles de pères et de frères – contribuent à ancrer chez de nombreux enfants la conviction que la violence est une méthode acceptable de règlement des différends.
Petit puzzle Conséquences de la guerre sur les enfants :
Ecole détruite Le manque de nourriture et de fournitures médicales, d’eau potable et d’installations sanitaires crée un terreau fertile pour la maladie, en particulier dans les camps de réfugiés. Les enfants sont généralement les premiers à succomber aux pires tueurs — malnutrition, choléra, infections respiratoires et diarrhée.
Les écoles, les dispensaires et les hôpitaux, les récoltes, les marchés de village et d’autres équipements collectifs sont des cibles privilégiées. La disparition de repères familiers et la perturbation de la vie quotidienne dans le chaos et l’incertitude des conflits provoquent une profonde détresse chez les enfants.
Qu’ils soient les victimes d’attaques contre leurs communautés, enfants soldats ou réfugiés, les enfants sont les témoins et les auteurs d’atrocités en nombres sans précédent. Or, ces expériences les marquent profondément sur le plan psychologique.
Les enfants laissés seuls ou sans surveillance sont des proies faciles pour les prédateurs adultes en temps de guerre. Le risque de mort ou de blessure est beaucoup plus élevé pour les enfants soldats. Par ailleurs, la violence sexuelle, en particulier à l’endroit des femmes et des jeunes filles, est de plus en plus répandue. Elle les expose non seulement à des grossesses non désirées et à des maladies transmises sexuellement comme le sida, mais aussi à de graves conséquences psychologiques et à l’ostracisme.
Les factions belligérantes ont recours aux médias pour semer la méfiance et l’hostilité dans la population. Les enfants influençables sont souvent déroutés par des messages condamnant leurs amis et voisins. Sous leur influence, bon nombre d’entre eux deviennent insensibles et méfiants. Aussi horribles et tragiques que soient ces situations pour les individus et les familles, elles sont encore plus coûteuses pour la société à long terme. Un enfant élevé dans la violence apprend à être violent. Un enfant élevé dans la haine apprend à haïr. Un enfant brutalisé et insensibilisé par les sévices et les preuves porte en lui des germes dont nul ne sait s’ils peuvent être déracinés.
Petit puzzle Des avancées significatives :
Enfant manisfestant pour la paixPourtant, il est aussi vrai que nous constatons la réalisation de progrès significatifs pour tenter de protéger les enfants dans des situations de conflit et pour assurer que leurs intérêts sont au centre des préoccupations lors des opérations de pacification, de maintien et de construction de la paix. Avec le Tribunal criminel international, le monde dispose d’une institution consacrée à la lutte contre l’impunité des crimes de guerre commis contre les enfants et d’autres victimes civiles. Ce tribunal est habilité à demander des comptes aux parties coupables comme les procès en cours actuellement pour le Rwanda et pour l’Ex-Yougoslavie. Dans le même temps, on en est venu à s’intéresser de près au rôle joué par certaines entreprises dans le déclenchement ou la prolongation de conflits et de troubles, à l’occasion par exemple des recherches sur les liens entre les conflits armés et le trafic de diamants en Angola et en Sierra Leone .
L’entrée en vigueur du Protocole facultatif se rapportant à la Convention relative aux droits de l’enfant qui relève de 15 à 18 ans l’âge minimum pour le recrutement obligatoire de combattants et interdit aux mineurs de moins de 18 ans de participer à des hostilités consitue également une avancée.
Il est désormais interdit, par une convention internationale, de produire et d’utiliser des mines antipersonnel qui tuent ou amputent sans discrimination des enfants et des civils durant des dizaines d’années après la fin des combats, et qui constituent une menace durable pour la reconstruction et le développement. On s’intéresse maintenant à la prolifération honteuse d’armes légères qui peuvent être facilement maniées par des enfants soldats. Le Conseil de sécurité de l’ONU accorde aussi une attention croissante aux enfants victimes de la guerre, et plusieurs organisations régionales ont contribué à ce que les intérêts des enfants soient mieux pris en compte dans l’Agenda pour la paix et la sécurité internationale.
Cette plus grande visibilité de la cause des enfants atteste d’une profonde évolution de notre compréhension des besoins des enfants impliqués dans des conflits armés, et a préparé le terrain à l’adoption de normes plus strictes pour les protéger et améliorer l’assistance humanitaire. Il y a tout juste une décennie, la majeure partie de cette assistance privilégiait les besoins d’aide alimentaire, de santé et de nutrition, d’eau salubre, d’abris et de réseaux d’assainissement adéquats. Désormais, le soutien psychosocial, l’éducation, la recherche et la réunification des familles sont devenus des piliers de l’action humanitaire.
Casques bleus au TimorEntre tous, l’éducation joue un rôle crucial. Car, même au milieu du chaos, elle peut restaurer un certain degré de stabilité et de normalité pour les enfants. L’éducation offre une occasion unique de transmettre aux enfants des messages de survie sur des questions aussi vitales que la prévention du sida et la sensibilisation aux dangers des mines. L’éducation peut aussi permettre de semer la paix et la justice partout dans le monde. Aux États-Unis, les attentats terroristes de septembre ont conduit de nombreux éducateurs à se concentrer sur les moyens d’aider les enfants et les jeunes à exprimer leurs émotions à propos des événements et à réfléchir aux conflits armés et à la violence politique en s’informant et en faisant preuve d’ouverture d’esprit.
Des initiatives éducatives abordant les conflits en s’appuyant sur le respect des droits de l’homme conformément aux principes de l’UNICEF, prouvent, comme l’attestent des témoignages venus de lieux aussi divers que la Croatie, le Liban, l'Irak, l’Irlande du Nord, le Rwanda, le Soudan, la Bosnie et le Salvador, qu’il est possible d’enseigner les valeurs de paix et de tolérance. Nous sommes également convaincus que les écoles sont les mieux placées pour enseigner différentes techniques comme la négociation, la résolution de problèmes et la communication.
Par ailleurs, nous avons constaté que l’offre d’une éducation de base de qualité, en particulier pour les filles, peut réduire la probabilité des conflits. Les filles qui ont reçu une éducation de qualité deviennent des femmes instruites qui auront probablement moins d’enfants et ceux-ci seront en meilleure santé et mieux éduqués. Elles sont aussi plus à même de participer aux décisions qui les concernent, elles et leurs communautés.
Petit puzzle Repères :
Estimation du nombre d'enfants victimes de conflits armés durant la dernière décennie :
Nombre d’enfants soldats : 300 000, dont plus du tiers en Afrique
Nombre d’enfants victimes des mines anti personnel : 10 000 par an
Nombre d’enfants réfugiés ou déplacés dans le monde : 23 millions
Tués : 2 millions
Gravement blessés ou mutilés à vie : 6 millions
Sans abri : 12 millions
Orphelins ou séparés de leurs familles : plus de 1 millions
Traumatisés psychologiquement : 10 millions
13 pays sont inscrits sur la liste noire des pays en conflit utilisant massivement des enfants soldats : Afghanistan, Burundi, République Centrafricaine, République démocratique du Congo, Birmanie, Népal, Somalie, Soudan, Tchad, Colombie, Philippines, Sri Lanka et Ouganda (source : journées internationales des enfants soldats le 12 février 2008).