vic a écrit : 01 avr.26, 01:45
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Tu évoque une vraie distinction, mais tu tires une mauvaise conclusion.
Oui, une inférence peut être formellement valide même si la conclusion est fausse dans le réel — cela signifie simplement que les prémisses sont fausses, pas que l’inférence est incorrecte. Cela montre précisément qu’il faut distinguer validité logique et vérité, pas redéfinir la validité.
Quand tu dis “validité = qualité du raisonnement en situation”, tu changes simplement le sens du mot. Ce que tu décris relève plutôt de la pertinence, de la plausibilité ou de l’adéquation empirique, pas de la validité logique.
Ton exemple de Smaug confirme justement le point :
- dans la fiction, on évalue la cohérence interne,
- dans le réel, on ajoute des critères empiriques.
Mais dans les deux cas, la validité logique (le fait que la conclusion suit des prémisses) reste la même. Ce qui change, ce sont les prémisses, pas les règles d’inférence.
Donc tu as raison de distinguer deux niveaux, mais tu te trompes en voulant fusionner leurs critères sous un même terme.
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ronronladouceur répondant à vic a écrit : 01 avr.26, 03:46
Pour la logique formelle, la question des critères nous ramène constamment à interroger le critère du critère, sans fin... Alors que la bonne foi invite tout de même à reconnaître un raisonnement en soi sans qu'il soit nécessaire de l'appuyer par des critères fixes...
Pour la logique naturelle, je trouve la piste de la probabilité intéressante parce qu'elle rejoint l'esprit de l'incomplétude, du toujours-plus, de l'ouvert, de la dynamique du vivant...
Le Wittgenstein dans sa maturité est dans cet esprit...
Parler de “critère du critère” n’invalide pas l’existence de critères : ça montre seulement qu’il faut des points de départ explicités. Toute formalisation repose sur des règles posées, pas sur une régression infinie.
Dire ensuite qu’on peut “reconnaître un raisonnement en soi” sans critères revient à revenir au ressenti. Mais sans critères, tu ne reconnais rien objectivement : tu as simplement une impression de cohérence.
Même si tu parles de probabilité, d’ouverture ou d’incertitude, tu n’échappes pas aux règles.
Un raisonnement probabiliste fonctionne avec des principes précis (par exemple comment on évalue ou met à jour une probabilité).
Donc si tu refuses tout cadre explicite, tu ne fais plus un raisonnement structuré : tu exprimes simplement une manière de voir ou une attitude face au réel, mais sans critère pour dire si c’est correct ou non.
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