vic a écrit : 27 mai26, 03:54
Non , il y a des moments où les pensées circulent , mais où la mémoire imprime de manière floue .
Un vécu c'est quand la mémoire imprime .
Quand tu médites , les pensées glissent , elles ne s'accrochent pas .
Il en reste une impression d'indéterminé .
Non, un vécu ce n'est pas que lorsque la mémoire imprime. D'ailleurs l'on n'observe jamais une mémoire qui s'imprime. Ce qui s'observe ce sont des souvenirs associés récurrents.
Les vécus sont ce qui se présente comme il se présente, dans sa diversité et variété, lorsqu'il se présente, indépendamment d'une saisie conceptuelle ou analytique.
Les idées associées aux mots et formules verbales sont elles-mêmes des vécus, de même qu'un énoncé, lorsqu'il est dit, lu ou entendu, est lui-même un ensemble de vécus. Les caractères qui s'affichent sur cet écran sont des perceptions, autrement dit : ce sont des vécus aussi.
Ici il n'y a aucune théorie ce n'est que de la description.
Même une "impression d'indéterminé", en dehors de cette expression, reste quelque chose de très structuré et qui s'insère dans un ensemble de représentations, d'affects et d'impressions de la sensation.
vic a écrit : 27 mai26, 03:54
Ca n'est pas théorique , mais largement démontré par les neurosciences .
Bien sûr, mais ça reste théorique bien que démontré.
Ce qui est validé par vérification expérimentale ce sont des l'hypothèses et des théories. Une fois vérifiées, l'on parle de faits scientifiques avérés. Mais cela reste des constructions verbales. Et les vécus ne se réduisent pas à cela, car la plupart des vécus n'ont rien de théorique. Exemple : le goût d'une pomme.
Autrement dit il y a :
- les théories creuses qui ne sont pas vérifiables expérimentalement,
- les théories fausses qui sont réfutées expérimentalement,
- les théories non vérifiées mais néanmoins testables expérimentalement
et
- les théories vérifiées expérimentalement.
Ici je ne parle pas de ce qui est démontré expérimentalement, mais de ce qui se présente comme il se présente, dans sa richesse et sa variété, lorsqu'il se présente, y compris durant la pratique méditative.
vic a écrit : 27 mai26, 03:54
Le vécu est lié à la mémoire .
Le vécu n'existe pas par soi , c'est un mécanisme d'impression de la mémoire .
Théorique.
Ici je ne parle pas de théorie.
vic a écrit : 27 mai26, 03:54
Moi j'ai l'impression que tu confonds activité du cerveau avec le vécu .
Parce que oui, en méditation les pensées circulent , l'activité du cerveau perdure , mais pas de vécu particulier en méditation profonde .
C'est un reproche que j'aurais pu t'adresser.
Justement, c'est plutôt toi qui fait ce que tu dis là, car contrairement à toi, je distingue clairement
- ce qui est observé et vérifié en laboratoire quant à l'activité du cerveau (autrement dit la théorie)
et
- les vécus abordé comme ce qui se présente tel qu'il se présente, dans sa richesse et sa variété, lorsqu'il se présente.
Tu traites comme une même chose une recherche sur le cerveau et le vécu méditatif.
Tu ne te rends pas compte que toutes les théories que tu proposes, même vérifiées expérimentalement, sont des constructions verbales avec leur idées associées.
vic a écrit : 27 mai26, 03:54
L'indéterminé mémoriel : En méditation profonde, les pensées ne s'accrochent pas. La mémoire immédiate tourne à vide, car le cerveau a ralenti la machine à fabriquer des concepts. N'ayant rien de distinct à imprimer, le vécu s'évanouit au profit de cette impression de flou ou d'indéterminé.
Que ce soit lors ou hors de la pratique de la méditation profonde, les pensées ne s'"accrochent" pas. Il n'y a pas l'expérience de pensées qui s'"accrocheraient".
Ce qui s'observe, ce n'est pas cela, mais des pensées récurrentes, plus ou moins stabilisées, dans des dispositions régulières.
Et en méditation profonde observes-tu un ralentissement du cerveau ?
Ce sont des théories vic. Des théories et des idées associées.
Tu tentes d'expliquer le phénomène. Ce faisant, tu ne le décris pas, mais exposes une théorie.
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