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Re: Pour prier dieu, vers quoi la pensée peut elle se diriger ?

Posté : 27 mai26, 02:52
par vic
a écrit :J'minterroge a dit : Enfin, sur les neurosciences :

Les corrélats neuronaux d’états méditatifs ou de sommeil profond ne valident pas tes formulations philosophiques. Ils montrent seulement :
- des configurations neurophysiologiques,
- pas l’existence de “pensées sans penser” au sens ontologique ou paradoxal que tu suggères parfois.


Je continuerais par conséquent de m'en tenir à ma ligne méthodologique stricte :
- description empirique du vécu : ________________________ oui
- théorisation métaphysique ou pseudo-paradoxale : _________ non
- reconnaissance des états méditatifs : ____________________ oui
- réification verbale de ces états en “ultime” indéterminé : _____ non
.
Non ça dépend .
Il existe différents états méditatifs plus ou moins profonds .
Pour certains moins profonds , l'idée d'un vécu réside encore .
Au stade profond , c'est indéterminé .
Surtout quand on arrive aux ondes cérébrales de fréquence théta .
Ca fait 33 ans que je fais de la méditation vipassana , je crois connaitre un peu mieux le sujet que toi .
Quand on arrive aux fréquences du niveau théta , il n'y a plus sujet objet ou pas , il n'y a plus rien de spécial ou particulier .
C'est là qu'on parle de vacuité , ou de vide .

Notre cerveau active un réseau appelé le Réseau du Mode par Défaut (RMD).
C'est le réseau du bavardage mental, des scénarios, des regrets du passé et des projections dans le futur.
C'est lui qui fabrique notre notion de "Moi" et notre sensation du temps qui passe.

Chez une personne en méditation profonde, les neurosciences observent une désactivation massive de ce Réseau du Mode par Défaut. Le cerveau arrête de trier, de juger, de planifier ou de se raconter des histoires. Le flux de pensées particulières s'arrête.
Ca n'est pas penser à rien , mais à rien de spécial ou de particulier .

Re: Pour prier dieu, vers quoi la pensée peut elle se diriger ?

Posté : 27 mai26, 03:20
par J'm'interroge
vic a écrit : 27 mai26, 02:45 Donc , il n'y a pas de description empirique d'un vécu ou non en méditation profonde .
Il existe différents états méditatifs plus ou moins profonds .
Pour certains moins profonds , l'idée d'un vécu réside encore .
Au stade profond , c'est indéterminé .
Qu'il n'y ait pas de description, n'empêche pas qu'il y a toujours des vécus, même en méditation profonde.

Le fait de ne pas les qualifier comme tels n'empêche pas qu'il ne s'agit pas d'un état indifférencié.

D'ailleurs parler d'"états méditatif" est déjà bien théorique...

C'est étranger à la pratique.

Encore une fois j'insiste sur la différence qu'il y a entre un discours théorique sur la méditation et la pratique de la méditation elle-même ou l'expérience de la méditation comme elle se présente.

vic a écrit : 27 mai26, 02:52 Il existe différents états méditatifs plus ou moins profonds .
Pour certains moins profonds , l'idée d'un vécu réside encore .
Je ne te parle pas de l'idée d'un vécu je te parle de vécu.

vic a écrit : 27 mai26, 02:52 Au stade profond , c'est indéterminé .
Conceptuellement indéterminé. Mais pas complètement indéterminé.

Encore une fois : ce que tu dis ici est bien théorique.

vic a écrit : 27 mai26, 02:52 Surtout quand on arrive aux ondes cérébrales de fréquence théta .
Ca fait 33 ans que je fais de la méditation vipassana , je crois connaitre un peu mieux le sujet que toi .
Pourquoi en fais-tu alors une théorie et réfères-tu à des théories ?

Décris plutôt comme cela se présente.

Je connais des gens qui essaient de pratiquer la méditation depuis des dizaines d'années et qui en sont toujours à la présenter comme une théorie.

vic a écrit : 27 mai26, 02:52 Quand on arrive aux fréquences du niveau théta , il n'y a plus sujet objet ou pas , il n'y a plus rien de spécial ou particulier .
C'est là qu'on parle de vacuité , ou de vide .
Oui, tu parles de théories.

La disparition de certaines idées ne fait pas qu'il n'y ai plus rien de perçu.

Il me semble que tu sois tombé dans dans une forme de pratique déviée consistant à denier ce qui se présente comme il se présente.

Il me semble que c'est plus une forme de déni théorique que d'expérience méditative proprement nommée.

D'où l'intérêt pour certains de pratiquer en présence d'authentiques méditants qui savent reconnaître ce genre de pièges.
.

Ajouté 7 minutes 13 secondes après :
vic a écrit : 27 mai26, 02:52 Notre cerveau active un réseau appelé le Réseau du Mode par Défaut (RMD).
C'est le réseau du bavardage mental, des scénarios, des regrets du passé et des projections dans le futur.
C'est lui qui fabrique notre notion de "Moi" et notre sensation du temps qui passe.

Chez une personne en méditation profonde, les neurosciences observent une désactivation massive de ce Réseau du Mode par Défaut. Le cerveau arrête de trier, de juger, de planifier ou de se raconter des histoires. Le flux de pensées particulières s'arrête.
Ca n'est pas penser à rien , mais à rien de spécial ou de particulier .
Ce n'est qu'un certain flux de pensées qui s'arrête.

Après il y a effectivement des états neurologiques méditatifs similaires au sommeil profond ou au coma profond. Mais concrètement, rien de tel empiriquement qu'une expérience ou rien ne se présenterait.
.

Re: Pour prier dieu, vers quoi la pensée peut elle se diriger ?

Posté : 27 mai26, 03:36
par vic
a écrit :j'minterroge a dit : Qu'il n'y ait pas de description, n'empêche pas qu'il y a toujours des vécus, même en méditation profonde.
C'est indéterminé .
En fait c'est toujours par effet de contraste quand on sort de méditation profonde qu'on s'en rend compte .
On sait qu'on était dans un état indéterminé .
Mais pendant , c'est indéterminé .
Donc le vécu qui étiquette " état indéterminé " arrive après coup .

Si une personne semble voire que tu es méditatif et te dit " à quoi tu penses ? " .
Tu vas sortir de cet état et l'étiquetter en disant " je ne sais pas , rien de particulier " .

Re: Pour prier dieu, vers quoi la pensée peut elle se diriger ?

Posté : 27 mai26, 03:43
par J'm'interroge
vic a écrit : 27 mai26, 03:36 C'est indéterminé .
Affirmation théorique.

C'est indéterminé en un sens que dans l'expérience méditative profonde, il n'y a plus de détermination conceptuelle.

Mais ce n'est pas ce que je conteste.

Si tu étais moins dans la théorie et plus dans l'expérience, tu constaterais qu'il n'y a jamais expérience d'aucune expérience.

Autrement dit : il n'y a jamais expérience d'une indétermination complète.

Et cela, même relativement à ces états neurologiques décrits lors de méditations profondes.
.

Re: Pour prier dieu, vers quoi la pensée peut elle se diriger ?

Posté : 27 mai26, 03:44
par vic
J'm'interroge a écrit : 27 mai26, 03:43 Affirmation théorique.

Si tu étais moins dans la théorie et plus dans l'expérience, tu constaterais qu'il n'y a jamais expérience d'aucune expérience.

Autrement dit : il n'y a jamais expérience d'une indétermination complète..
Non.
L'indétermination n'est pas pencher pour l'expérience ou la non expérience .
L'indétermination ne prétend jamais à la négation ou à l'affirmation d'une expérience .
C'est un état/ non état suspensif .

C'est sans doute la raison pour laquelle il existe une sorte de trace relative de l'expérience qu'on peut étiqueter ensuite comme indéterminé .

Re: Pour prier dieu, vers quoi la pensée peut elle se diriger ?

Posté : 27 mai26, 03:47
par J'm'interroge
vic a écrit : 27 mai26, 03:36 En fait c'est toujours par effet de contraste quand on sort de méditation profonde qu'on s'en rend compte .
Oui, comme lorsque l'on se réveille d'un sommeil profond, d'accord ma profonde, ensuite à une anesthésie générale.

vic a écrit : 27 mai26, 03:36 On sait qu'on était dans un état indéterminé .
Mais pendant , c'est indéterminé .
Donc le vécu qui étiquette " état indéterminé " arrive après coup .
C'est donc théorique. C'est bien ce que je disais.

vic a écrit : 27 mai26, 03:36 Si une personne semble voire que tu es méditatif et te dit " à quoi tu penses ? " .
Tu vas sortir de cet état et l'étiquetter en disant " je ne sais pas , rien de particulier " .
Théorique également par conséquent.

vic a écrit : 27 mai26, 03:44 Non.
L'indétermination n'est pas pencher pour l'expérience ou la non expérience .
L'indétermination ne prétend jamais à la négation ou à l'affirmation d'une expérience .
C'est un état/ non état suspensif .
Théorique encore.
.

Re: Pour prier dieu, vers quoi la pensée peut elle se diriger ?

Posté : 27 mai26, 03:54
par vic
a écrit :j'minterroge a dit : C'est donc théorique. C'est bien ce que je disais.
Non , il y a des moments où les pensées circulent , mais où la mémoire imprime de manière floue .
Un vécu c'est quand la mémoire imprime .
Quand tu médites , les pensées glissent , elles ne s'accrochent pas .
Il en reste une impression d'indéterminé mémorielle .
Ca n'est pas théorique , mais largement démontré par les neurosciences .
Le vécu est lié à la mémoire .
Le vécu n'existe pas par soi , c'est un mécanisme d'impression de la mémoire .
En méditation profonde, vous ralentissez la machine à fabriquer des concepts. Le mécanisme d'impression de la mémoire tourne toujours (puisque vous êtes conscient), mais comme il n'y a plus d'événements marquants, plus d'émotions fortes, plus de pensées discursives, la mémoire n'a rien de particulier à imprimer.

Ca n'a rien d'une simple théorie j'minterroge .
Moi j'ai l'impression que tu confonds activité du cerveau avec le vécu .
Parce que oui, en méditation les pensées circulent , l'activité du cerveau perdure , mais pas de vécu particulier en méditation profonde .

L'indéterminé mémoriel : En méditation profonde, les pensées ne s'accrochent pas. La mémoire immédiate tourne à vide, car le cerveau a ralenti la machine à fabriquer des concepts. N'ayant rien de distinct à imprimer, le vécu s'évanouit au profit de cette impression de flou ou d'indéterminé.

Re: Pour prier dieu, vers quoi la pensée peut elle se diriger ?

Posté : 27 mai26, 04:49
par J'm'interroge
vic a écrit : 27 mai26, 03:54 Non , il y a des moments où les pensées circulent , mais où la mémoire imprime de manière floue .
Un vécu c'est quand la mémoire imprime .
Quand tu médites , les pensées glissent , elles ne s'accrochent pas .
Il en reste une impression d'indéterminé .
Non, un vécu ce n'est pas que lorsque la mémoire imprime. D'ailleurs l'on n'observe jamais une mémoire qui s'imprime. Ce qui s'observe ce sont des souvenirs associés récurrents.

Les vécus sont ce qui se présente comme il se présente, dans sa diversité et variété, lorsqu'il se présente, indépendamment d'une saisie conceptuelle ou analytique.

Les idées associées aux mots et formules verbales sont elles-mêmes des vécus, de même qu'un énoncé, lorsqu'il est dit, lu ou entendu, est lui-même un ensemble de vécus. Les caractères qui s'affichent sur cet écran sont des perceptions, autrement dit : ce sont des vécus aussi.

Ici il n'y a aucune théorie ce n'est que de la description.

Même une "impression d'indéterminé", en dehors de cette expression, reste quelque chose de très structuré et qui s'insère dans un ensemble de représentations, d'affects et d'impressions de la sensation.

vic a écrit : 27 mai26, 03:54 Ca n'est pas théorique , mais largement démontré par les neurosciences .
Bien sûr, mais ça reste théorique bien que démontré.

Ce qui est validé par vérification expérimentale ce sont des l'hypothèses et des théories. Une fois vérifiées, l'on parle de faits scientifiques avérés. Mais cela reste des constructions verbales. Et les vécus ne se réduisent pas à cela, car la plupart des vécus n'ont rien de théorique. Exemple : le goût d'une pomme.

Autrement dit il y a :
- les théories creuses qui ne sont pas vérifiables expérimentalement,
- les théories fausses qui sont réfutées expérimentalement,
- les théories non vérifiées mais néanmoins testables expérimentalement
et
- les théories vérifiées expérimentalement.

Ici je ne parle pas de ce qui est démontré expérimentalement, mais de ce qui se présente comme il se présente, dans sa richesse et sa variété, lorsqu'il se présente, y compris durant la pratique méditative.

vic a écrit : 27 mai26, 03:54 Le vécu est lié à la mémoire .
Le vécu n'existe pas par soi , c'est un mécanisme d'impression de la mémoire .
Théorique.

Ici je ne parle pas de théorie.

vic a écrit : 27 mai26, 03:54 Moi j'ai l'impression que tu confonds activité du cerveau avec le vécu .
Parce que oui, en méditation les pensées circulent , l'activité du cerveau perdure , mais pas de vécu particulier en méditation profonde .
C'est un reproche que j'aurais pu t'adresser.

Justement, c'est plutôt toi qui fait ce que tu dis là, car contrairement à toi, je distingue clairement
- ce qui est observé et vérifié en laboratoire quant à l'activité du cerveau (autrement dit la théorie)
et
- les vécus abordé comme ce qui se présente tel qu'il se présente, dans sa richesse et sa variété, lorsqu'il se présente.

Tu traites comme une même chose une recherche sur le cerveau et le vécu méditatif.

Tu ne te rends pas compte que toutes les théories que tu proposes, même vérifiées expérimentalement, sont des constructions verbales avec leur idées associées.

vic a écrit : 27 mai26, 03:54 L'indéterminé mémoriel : En méditation profonde, les pensées ne s'accrochent pas. La mémoire immédiate tourne à vide, car le cerveau a ralenti la machine à fabriquer des concepts. N'ayant rien de distinct à imprimer, le vécu s'évanouit au profit de cette impression de flou ou d'indéterminé.
Que ce soit lors ou hors de la pratique de la méditation profonde, les pensées ne s'"accrochent" pas. Il n'y a pas l'expérience de pensées qui s'"accrocheraient".

Ce qui s'observe, ce n'est pas cela, mais des pensées récurrentes, plus ou moins stabilisées, dans des dispositions régulières.

Et en méditation profonde observes-tu un ralentissement du cerveau ?

Ce sont des théories vic. Des théories et des idées associées.

Tu tentes d'expliquer le phénomène. Ce faisant, tu ne le décris pas, mais exposes une théorie.
.

Re: Pour prier dieu, vers quoi la pensée peut elle se diriger ?

Posté : 27 mai26, 04:58
par vic
a écrit :j'minterroge a dit : Non, un vécu ce n'est pas que lorsque la mémoire imprime. D'ailleurs l'on n'observe jamais une mémoire qui s'imprime. Ce qui s'observe ce sont des souvenirs associés récurrents.
Ben si jm . Sans mémoire , il n'y a pas de vécu du tout ni de souvenir associés récurrents .
Tu vies sur quelle planète ?
Tes théories bidons sur le vécu démontrent parfaitement que depuis le début tu ne sais même pas de quoi tu parles .
Tu domines mal le sujet
a écrit :j'minterroge a dit : Et les vécus ne se réduisent pas à cela, car la plupart des vécus n'ont rien de théorique. Exemple : le goût d'une pomme.
Et les gens qui souffrent d'ageusie .
Ils ne ressentent pas de gout particulier JM.
Bien sûr qu'on peut avoir une indétermination à propos d'un vécu, même à propos du gout d'une pomme .
A part dire que le "non gout déterminé de la pomme" serait un gout vécu , tu vas trouver quoi comme pirouette intellectuelle ? :grinning-face-with-smiling-eyes:

C'est là que la théorie bancale d'un vécu qui serait le roi qui tranche sur la réalité devient scabreux . Allez jusqu'à prétendre que l'indétermination en terme de vécu n'est que nécessairement théorique ..... :face-with-tears-of-joy:
Non , il existe des cas où il y a indétermination en terme de vécu , et ça n'a rien de théorique .

L’agueusie n'est pas un truc théorique tu vois . Ni l'expérience de l'indétermination du vécu .
Demande à gpt qu'il te bricole un truc pour danser . Olé !

Re: Pour prier dieu, vers quoi la pensée peut elle se diriger ?

Posté : 27 mai26, 05:34
par J'm'interroge
J'm'interroge a écrit :Non, un vécu ce n'est pas que lorsque la mémoire imprime. D'ailleurs l'on n'observe jamais une mémoire qui s'imprime. Ce qui s'observe ce sont des souvenirs associés récurrents.
vic a écrit : 27 mai26, 04:58 Ben si jm . Sans mémoire , il n'y a pas de vécu du tout ni de souvenir associés récurrents .
Tu vies sur quelle planète ?
Tes théories bidons sur le vécu démontrent parfaitement que depuis le début tu ne sais même pas de quoi tu parles .
Tu domines mal le sujet
Bein non vic, personne observe une mémoire ou une impression mémorielle. Ce qui s'observe ce sont des représentations d'un certains type identifiées ou identifiables comme souvenirs et qui se présentent en associations.

Je n'ai jamais nié le rôle de ces représentations dans la structuration des vécus.

Donc tes remarques désobligeantes tombent à côté.

Tu n'as simplement pas saisi mon propos ni donc ce dont je parle.

J'm'interroge a écrit :Et les vécus ne se réduisent pas à cela, car la plupart des vécus n'ont rien de théorique. Exemple : le goût d'une pomme.
vic a écrit : 27 mai26, 04:58 Et les gens qui souffrent d'ageusie .
Ils ne ressentent pas de gout particulier JM.
Hors sujet.
- Le goût d'une pomme est-il théorique oui ou non ?
- Est-il une détermination conceptuelle oui ou non ?

C'est ça le point.

vic a écrit : 27 mai26, 04:58 Bien sûr qu'on peut avoir une indétermination à propos d'un vécu, même à propos du gout d'une pomme .
A part dire que le non gout de la pomme serait le vécu d'un gout, tu vas trouver quoi comme pirouette intellectuelle ? :grinning-face-with-smiling-eyes:

C'est là que la théorie bancale d'un vécu qui serait uniquement la preuve de la réalité empirique fait sourire . :face-with-tears-of-joy:
Complètement hors sujet.

Tu ne reconnais pas qu'il a vécu sans indétermination conceptuelle ou analytique.
Autrement dit : ta position c'est que sans détermination conceptuelle il n'y aurait pas de vécu différencié.
À cela je te réponds que le goût d'une pomme n'a rien de théorique et que c'est un vécu différencié qui ne requiert ni formulation verbale, ni concept, ni théorie, ni distinction analytique.

Je n'ai jamais dit que ce n'était pas différencié.

Donc tu dévies du problème et de la remarque que je te fais, laquelle récuse ta théorie.

Donc pour ce qui est d'une théorie bancale ou de pirouettes et contorsions intellectuelles, c'est plutôt dans ce que tu dis qu'il faut la chercher.

Et quand tu parles de preuve d'une réalité empirique, c'est plutôt toi qui me fait sourire.
.

Re: Pour prier dieu, vers quoi la pensée peut elle se diriger ?

Posté : 27 mai26, 05:47
par vic
a écrit :J'minterroge a dit : Bein non vic, personne observe une mémoire ou une impression mémorielle. Ce qui s'observe ce sont des représentations d'un certains type identifiées ou identifiables comme souvenirs et qui se présentent en associations.
JM est un magicien , il a des souvenirs sans mémoire . :lol:
a écrit :j'minterroge a dit : Tu n'as simplement pas saisi mon propos ni donc ce dont je parle.
je pense que même toi tu es paumé et que tu ne sais même plus de quoi tu parles .
Tu essais de donner le change , mais ça devient n'importe quoi .
a écrit :j'minterroge a dit : Hors sujet.
- Le goût d'une pomme est-il théorique oui ou non ?
- Est-il une détermination conceptuelle oui ou non ?

C'est ça le point.
Le gout d'une pomme est théorique oui, puisque l'ageusique montre que la pomme pour lui a un gout indéterminé .
Donc oui, le gout d'une pomme dans l'absolu est une indétermination conceptuelle .
La pomme a un gout relatif , relatif à telle ou telle personne donnée .
Le vécu est une construction, pas une constante
L'agueusie montre que si le système flanche, le vécu s'effondre. Mais on peut aller encore plus loin avec la dysgueusie (l'altération du goût).
Donne une pomme à une personne saine, à une personne atteinte de dysgueusie (pour qui elle aura un goût métallique ou de pourri), et à une personne souffrant d'agueusie.

Si le goût de la pomme était une réalité concrète et non indéterminée, comment trois personnes pourrait-elle générer trois vécus radicalement différents ?

Re: Pour prier dieu, vers quoi la pensée peut elle se diriger ?

Posté : 27 mai26, 06:26
par J'm'interroge
vic a écrit : 27 mai26, 05:47 JM est un magicien , il a des souvenirs sans mémoire . :lol:
Et bien explique-moi si tu es si malin ce qu'est une mémoire. Et surtout montre-moi comment on observe une mémoire, puisque pour ma part je n'ai jamais rien vu de tel.

vic a écrit : 27 mai26, 05:47 je pense que même toi tu es paumé et que tu ne sais même plus de quoi tu parles .
Tu essais de donner le change , mais ça devient n'importe quoi .
Au contraire je sais très bien de quoi je parle.

Ce qui devient n'importe quoi dans cette conversation ce sont tes réactions.

Tes propos l'étaient déjà en partie, n'importe quoi, mais le fait est que tu sais de moins en moins quoi répondre.

Ça part dans tous les sens vic.

vic a écrit : 27 mai26, 05:47 Le gout d'une pomme est théorique oui, puisque l'ageusique montre que la pomme pour lui a un gout indéterminé .
Donc oui, le gout d'une pomme dans l'absolu est une indétermination conceptuelle .
La pomme a un gout relatif , relatif à telle ou telle personne donnée .
Le vécu est une construction, pas une constante
L'agueusie montre que si le système flanche, le vécu s'effondre. Mais on peut aller encore plus loin avec la dysgueusie (l'altération du goût).
Donne une pomme à une personne saine, à une personne atteinte de dysgueusie (pour qui elle aura un goût métallique ou de pourri), et à une personne souffrant d'agueusie.
Le goût d'une pomme serait donc théorique... Lol.

Et c'est moi qui dirait n'importe quoi ou ne saurais pas ce que je dis...

Ça devient comique.

vic a écrit : 27 mai26, 05:47 Si le goût de la pomme était une réalité concrète et non indéterminée, comment trois personnes pourrait-elle générer trois vécus radicalement différents ?
Le goût d'une pomme c'est très concret vic. Beaucoup plus concret que ce que tu as dit juste au dessus.

Il n'est pas question de génération de vécu. C'est toi qui en imagine une il me semble.

En fait c'est toi qui est complètement perdu dans tes théories et affirmations.
.

Re: Pour prier dieu, vers quoi la pensée peut elle se diriger ?

Posté : 27 mai26, 06:52
par vic
a écrit :J'minterroge a dit : Et bien explique-moi si tu es si malin ce qu'est une mémoire. Et surtout montre-moi comment on observe une mémoire, puisque pour ma part je n'ai jamais rien vu de tel.
Il en devient évident que vous faites dans la pensée discursive , vous cherchez l'explication de l'explication de l'explication .
Je vous expose quelque chose de simple , et vous en faites toujours quelque chose de très compliqué .
Il y a des gens qui sont prisonniers du mental discursif .
C'est tout le problème du piège du mental , du langage pris comme la pierre angulaire etc ....
"Ne penser à rien de particulier" n'a rien d'une théorie ou de quelque chose de complexe .
C'est incroyable d'en faire tout un noeud intellectuel !
Ca prouve que des gens intelligents peuvent être plus handicapés quand il s'agit de lâcher prise, parce qu'ils s'accrochent plus que tout à vouloir tout analyser .
A un certain stade ça peut devenir pathologique , parce que le mental a besoin de se reposer comme le corps a besoin de se reposer .
C'est de l'hygiène mentale .

Re: Pour prier dieu, vers quoi la pensée peut elle se diriger ?

Posté : 27 mai26, 07:34
par Gaetan
Même s'il y a un million de personnes en France qui disent qu'ils ont vu des esprits en France les psychiatres vont leur dire qu'ils ont eu des hallucinations parce que c'est ce qu'on leur a dit de dire à l'université, ça s'appelle le contrôle de la pensée.

Re: Pour prier dieu, vers quoi la pensée peut elle se diriger ?

Posté : 27 mai26, 07:51
par vic
Gaetan a écrit : 27 mai26, 07:34 Même s'il y a un million de personnes en France qui disent qu'ils ont vu des esprits en France les psychiatres vont leur dire qu'ils ont eu des hallucinations parce que c'est ce qu'on leur a dit de dire à l'université, ça s'appelle le contrôle de la pensée.
Disons que le fait d'avoir envi d'y croire participe souvent à l'idée de sensation de ressentir ou d'avoir vu .
D'autant qu'il s'agit de phénomènes que les autres ne perçoivent pas et qui sont invisibles .
Donc oui, il y a des raisons de douter .
En fait on a tous expérimenté le fait de se faire peur dans le noir étant enfant et penser qu'une ombre bouge et qu'il y a des fantômes .
Et le fait d'y croire déclenche l'impression d'en voir réellement et de se foutre la trouille , alors que c'est tout simplement nous qui avions une imagination fertile .
Oui, l'expérience montre que si on se fait un trip là dessus , on va avoir l'impression que quelque chose se produit .
C'est toute la difficulté de faire la part entre la suggestion mentale et le ressenti véritable et objectif neutre .

1. Le cerveau est une machine à créer du sens (La Paréidolie)

Notre cerveau déteste le vide et l'incertitude. Il est programmé pour survivre, ce qui signifie qu'il cherche constamment des formes familières (surtout des visages et des silhouettes humaines) dans son environnement.

Un reflet sur une vitre, une ombre dans le coin de l'œil, un vêtement suspendu dans le noir... Le cerveau va instantanément "combler les vides" et projeter une image humaine là où il n'y a qu'un jeu de lumière.

2. Les bugs de la transition veille-sommeil

Une grande partie des témoignages de fantômes ou de présences a lieu au lit. C'est ce qu'on appelle les hallucinations hypnagogiques (en s'endormant) ou hypnopompiques (en se réveillant).

Le cas le plus célèbre est la paralysie du sommeil : le corps est endormi (bloqué), mais l'esprit est réveillé. Le cerveau, paniqué de ne plus pouvoir bouger, crée une explication logique à cette terreur en projetant la sensation (ou la vision) d'une présence menaçante dans la pièce. C'est terrifiant, c'est ultra-réaliste, mais c'est 100 % neurologique.

3. Le poids du deuil et du stress

Le cerveau sous un stress intense ou en plein deuil fonctionne différemment. Il est extrêmement fréquent (et documenté par les psychiatres) qu'une personne veuve "entende" ou "voie" son conjoint défunt. Ce n'est pas de la folie, c'est un mécanisme de coping psychologique : le cerveau, habitué à la présence de l'autre pendant des décennies, met du temps à intégrer son absence et recrée des stimuli familiers.Comme une personne amputée à l'impression d'un membre fantôme .
Dans le cas de l'amputation, le bras n'est plus là, mais la zone du cerveau qui gérait ce bras (le cortex somatosensoriel) est toujours active. Elle attend des signaux qui ne viennent plus, s'impatiente, s'enflamme et finit par recréer elle-même la sensation du bras.

Dans le cas du deuil d'une personne qui a partagé votre vie pendant des décennies, le cerveau a créé un réseau neuronal géant entièrement dédié à l'autre : l'habitude d'entendre ses pas à 18h, l'odeur de son café, sa silhouette dans le fauteuil. Du jour au lendemain, la personne disparaît, mais ce réseau de connexions reste programmé et "allumé".

4.Le bug des attentes descendantes

Notre cerveau passe son temps à prédire la réalité avant même qu'elle n'arrive.

Si le cerveau s'attend à voir le conjoint s'asseoir dans le salon à l'heure habituelle parce qu'il l'a fait pendant 40 ans, la moindre ombre ou le moindre bruit de parquet va être interprété par le cerveau comme "Ah, c'est lui/elle !".

Il projette l'information apprise sur la réalité physique. C'est une illusion d'optique et sensorielle générée par l'habitude.


En résumé

Les psychiatres et les neurologues ne prennent pas ces millions de gens pour des fous. Ils savent que l'expérience vécue par ces personnes est réelle, mais que l'origine de l'expérience est interne (le cerveau) et non externe (un esprit).

Le fait que des millions de gens partagent cette expérience prouve simplement que nous avons tous des cerveaux construits de la même manière, avec les mêmes failles et les mêmes boutons de secours.