J'm'interroge a écrit : 09 juin26, 09:48
Quand je parle de “ce qui se présente”, je ne parle pas d’un champ des possibles, d’une structure cachée ou d’un cadre métaphysique. Je parle simplement de ce qui est effectivement constaté dans l’expérience : perceptions, pensées, représentations, discours, etc.
ronronladouceur a écrit : 09 juin26, 11:11
Vous devriez plutôt préciser dans votre expérience...
Il n'y a pas de "mon expérience" dans ce qui se présente comme il se présente.
Il n'y a rien ni personne qui fasse l'expérience de quoi que ce soit dans ce qui se présente tel qu'il se présente.
Lorsque j'examine ce qui se présente, je trouve des sensations, des pensées, des représentations, mais je ne trouve pas davantage un "moi" observateur que je n'y trouve Dieu.
Je ne constate aucun sujet distinct des phénomènes qui se présentent, je ne rencontre pas d'entité séparée qui ferait l'expérience des phénomènes.
ronronladouceur a écrit : 09 juin26, 11:11
Et votre Source, est-elle un jour réelle et le lendemain baratin, interprétation? Postulée?
Ici la seule source reconnue, c'est la sensation. C'est la seule source reconnue de régularités.
Tout autre source est postulée, hypothétique et creuse si elle n'est pas identifiable dans ce qui se présente ou ne s'y vérifie d'aucune manière.
On ne sait pas très bien de quoi tu parles...
Le sais-tu toi-même ?
ronronladouceur a écrit : 09 juin26, 11:11
Postuler sur ce qui est vécu, c'est enlever au vécu... Vous n'avez vous-même rien à en dire de vraiment significatif puisque vous postulez vous-même sur les spéculations en tant qu'hypothèses, interprétations...
Il n'y a aucun postulat dans ce que je dis ici.
Il y a des distinctions descriptives, mais aucun postulat.
- D'un côté se présentent des sensations, des pensées, des discours et des représentations.
- De l'autre, des affirmations portant sur ce que ces représentations prétendent désigner.
Je ne postule pas cette différence : je la constate.
Je reviens ici à la même question :
« Qu'importe ce qui ferait que cela apparaît. Comment cela apparaît-il ? »
Et c'est précisément cette question qui rend la plupart des discussions métaphysiques sans objet ici. Parce qu'elles répondent à une question que, dans une démarche empiriste stricte, rien ne justifie de poser.
ronronladouceur a écrit : 09 juin26, 11:11
D'ailleurs quand vous parlez du Dieu de Walsch ou de votre Source, vous ne pouvez que prendre de la distance par les mots, le langage, etc., loin en somme de ce qui s'est présenté qui, de toute façon, est une somme en soi de l'histoire de la personne. Comme le laissait entendre vic...
Que vous le vouliez ou non, quand vous lisez le mot il est immédiatement chargé de votre interprétation...
Ta réponse confirme la distinction que j'énonce, plutôt qu'elle ne la réfute.
Tu me dis en substance :
« Les mots sont immédiatement chargés d'interprétations. »
Mais c'est précisément l'une des raisons pour lesquelles je distingues ce qui se présente de ce qui est ajouté.
Je suis d'accord avec une partie de ce que tu dis.
Oui, un mot déclenche des associations.
Oui, des représentations apparaissent.
Oui, une histoire personnelle peut être mobilisée.
Oui, des interprétations surgissent spontanément.
Mais je ne vois pas en quoi cela contredit ce que je dis.
Au contraire.
C'est précisément parce que les mots déclenchent des représentations que je distingue les représentations de ce qu'elles prétendent désigner.
Lorsque le mot "Dieu" apparaît, quelque chose se présente effectivement.
Un mot.
Des discours.
Des souvenirs.
Des émotions parfois.
Des images représentations.
Toutes sortes d'associations en somme.
Tout cela fait partie de ce qui se présente.
Je n'ai aucun problème avec cela, c'est ce qui se présente.
Là où je cesse de suivre, c'est lorsque l'on passe de ces phénomènes à l'affirmation que Dieu lui-même se présente.
Car ce n'est plus la même chose.
En effet, voilà ce qui se présente :
Une représentation de Dieu se présente.
Le concept de Dieu se présente.
Le mot Dieu se présente.
Mais cela ne me donne toujours pas Dieu.
De la même manière, le mot "licorne" se présente.
Les représentations associées à une licorne peuvent se présenter.
Mais cela ne me donne pas une licorne comme se présente un renard par exemple.
Et pour ce qui est de Dieu : rien d'identifiable qui correspondent à la définition.
Je ne vois donc pas en quoi le fait qu'un mot soit chargé d'interprétations invaliderait mon propos.
Car tout ceci n'est pas remis en question ou nié ici.
Cela montre précisément la tendance à la confusion entre les représentations qui se présentent et ce qu'elles prétendent représenter.
Or c'est cette confusion qui m'intéresse.
Depuis le début, je ne nie pas les interprétations.
Je constate qu'elles se présentent elles aussi.
Simplement, le fait qu'une interprétation se présente ne me donne pas ce qu'elle affirme.
Il se présente des postulats, des postulats existent, mais ce qui est postulé n'existe pas pour autant forcément, dans le sens que cela ne se rencontre pas forcément dans l'expérience.
Quand je dis que « Le fait qu'une interprétation se présente ne me donne pas ce qu'elle affirme. », c'est pertinent ici, parce que tu me parles de représentation, alors que je parles de ce que ces représentations sont prétendues désigner.
Ce sont deux choses différentes.
Et les distinguer est précisément au cœur de ma démarche.
ronronladouceur a écrit : 09 juin26, 11:11
Et donc, toujours-plus devant...
On peut toujours postuler davantage...
La question n'est pas là.
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Gaetan a écrit : 09 juin26, 12:24
Les entités qui nous apparaissent nous cachent leur nom et leur identité c'est donc inutile de leur demander leur nom parce qu'ils vont nous tromper. Pour eux nous dévoiler leur identité et leur nom est ''se vendre'', ils utilisent ce terme et ils n'aiment pas se vendre.
Il apparaît des entités ?
C'est-à-dire ?
Comment ces "entités" se présentent-elles concrètement ?
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