Re: Comment Paul démontre que l'âme est mortelle ?
Posté : 17 mars26, 05:17
L'Ancien Testament distingue trois éléments dans le composé humain: nefesh, neshâmâh et rûâh. Il existe cependant pour distinguer ces termes en hébreu les mêmes difficultés qu'en arabe. Il ne semble pas que ces distinctions soient propres aux langues sémitiques, ou que leur nature soit purement linguistique, mais il semble plus probable qu'elles se soient imposées à une époque ancienne à partir d'une véritable réflexion psychologique. Tous ces termes évoquent le souffle.
Nefesh représente dans l'Ancien Testament l'esprit vital. Il est commun à l'homme et aux animaux. Comme principe de vie, le nefesh est parfois associé au sang. Il meurt avec le corps. Cependant le nefesh n'est pas réductible à un simple principe biologique. Il comporte un important aspect psychologique. Certains passages en font le siège des pensées, des sentiments, du savoir et de la science. Il est tantôt jugé négativement, car responsable des passions, tantôt considéré sous son aspect positif, car porteur de sagesse.
Rûâh est comme nefesh un souffle, mais c'est un souffle divin puisque c'est le souffle que Dieu a soufflé dans les narines d'Adam pour lui conférer la vie. Le Rûâh distingue l'homme de l'animal.
Comme en arabe, il existe beaucoup d'autres termes pour désigner les éléments du composé humain. Il est probable que ces termes sont des survivances d'une époque où l'unité psychique de l'homme n'était pas encore perçue. Neshâmâh se distingue mal de nefesh et de rûâh avec qui il est interchangeable. C'est également un souffle vital principe de vie. Lêb signifie "coeur". Il est le siège des sentiments, bons ou mauvais, des pensées et des résolutions. Cependant, dès les livres sapientiaux, ces expressions semblent être utilisées pour leur valeur avant tout métaphorique.
Les traducteurs chrétiens ont traduit nefesh par psyché en grec et anima en latin. Rûâh a été habituellement rendu par pneuma en grec et spiritus en latin. Quant à Neshâmâh on le traduit généralement par pnoé en grec et spiraculum en latin. On voit déjà apparaître ici une première difficulté. Car pneuma n'est ni équivalent à spiritus en latin, ni à Rûâh en hébreu, et psyché n'est certainement pas l'équivalent de anima ou de nefesh. Les glissements de sens sont donc inévitables.
Nefesh représente dans l'Ancien Testament l'esprit vital. Il est commun à l'homme et aux animaux. Comme principe de vie, le nefesh est parfois associé au sang. Il meurt avec le corps. Cependant le nefesh n'est pas réductible à un simple principe biologique. Il comporte un important aspect psychologique. Certains passages en font le siège des pensées, des sentiments, du savoir et de la science. Il est tantôt jugé négativement, car responsable des passions, tantôt considéré sous son aspect positif, car porteur de sagesse.
Rûâh est comme nefesh un souffle, mais c'est un souffle divin puisque c'est le souffle que Dieu a soufflé dans les narines d'Adam pour lui conférer la vie. Le Rûâh distingue l'homme de l'animal.
Comme en arabe, il existe beaucoup d'autres termes pour désigner les éléments du composé humain. Il est probable que ces termes sont des survivances d'une époque où l'unité psychique de l'homme n'était pas encore perçue. Neshâmâh se distingue mal de nefesh et de rûâh avec qui il est interchangeable. C'est également un souffle vital principe de vie. Lêb signifie "coeur". Il est le siège des sentiments, bons ou mauvais, des pensées et des résolutions. Cependant, dès les livres sapientiaux, ces expressions semblent être utilisées pour leur valeur avant tout métaphorique.
Les traducteurs chrétiens ont traduit nefesh par psyché en grec et anima en latin. Rûâh a été habituellement rendu par pneuma en grec et spiritus en latin. Quant à Neshâmâh on le traduit généralement par pnoé en grec et spiraculum en latin. On voit déjà apparaître ici une première difficulté. Car pneuma n'est ni équivalent à spiritus en latin, ni à Rûâh en hébreu, et psyché n'est certainement pas l'équivalent de anima ou de nefesh. Les glissements de sens sont donc inévitables.