Re: D'où vient cette dualité en nous ?
Posté : 27 sept.26, 21:29
Non ,pour moi la "non dualité" me fait d'avantage penser à l'esprit du nouveau né .a écrit :Kaboo a dit : J'ai demandé à ChatGPT et à Gémini qui ne sont rien d'autre que des algorithmes ou des lignes de code ce qui se passerait si on les privait de toutes les informations auxquelles elles ont accès. L'une comme l'autre m'ont répondu qu'elles ne pourraient plus être cohérentes.
Dans ces conditions, que resterait-il à l'être humain ?
A l'état brut, il ne lui resterait plus que son programme de base. A savoir, son instinct de survie.
A l'état brut, existait-il une dualité chez nos ancêtres vieux de 200 000 ans ? Comment le savoir ?
La "dualité" vient ensuite à un age plus avancé , avec les sillons d'informations et d'apprentissage .
Ce que je veux dire c'est que le nouveau né vie les choses sans les interpréter .
Il n'a pas encore l'idée de classer les choses en faisant un choix d'une chose plutôt que son opposé .
Ensuite je dirais qu'il est possible de revenir à cet état , comme si on rentrait à la maison .
L'esprit dans sa nudité .
Il y a un temps pour méditer et un temps pour l'action .
Cela ne se contredit pas formellement lorsqu'il réside un certain équilibre entre ces deux facettes de la même pièce .
Seulement voilà , le problème c'est que par un apprentissage trop solidifié , on finit par avoir peur de l'esprit du nouveau né .
La dualité nous apprend qu'il ne peut plus exister de position sans avis sur une question , parce que cela deviendrait menaçant .
C'est cette fameuse peur du vide .
Donc on préfère quand on ignore quelque chose inventer une réponse imaginaire plutôt que laisser une incertitude .
On remplit tous les vides pour tenter d'échapper à l'incertitude .
L'esprit du nouveau né , lui ne sait pas ce qu'est l'incertitude ou la certitude .
D'une certaine manière , l'esprit du nouveau né est inconditionné .
Parler d'« incertitude », c'est déjà utiliser une catégorie mentale d'adulte. L'esprit du nouveau-né n'est ni dans la certitude, ni dans l'incertitude : il est simplement dans ce qui est, immédiatement, sans le cadre conceptuel qui permet de comparer l'un à l'autre.
Dès qu'on met un mot sur cet état, on le dualise. C'est le piège habituel du langage : Le concept oppose le vide au plein, le savoir à l'ignorance, le doute à la certitude. Le vécu direct, lui, est en deçà de ces paires d'opposés.
C'est pour cela que prétendre « ne rien savoir » peut parfois devenir une autre posture intellectuelle, alors que l'esprit nu réside juste avant l'émergence même du besoin de savoir.