J'minterroge a écrit :Lorsque tu parles de la fonction respiratoire, je peux montrer à quoi cela renvoie : des mouvements respiratoires, des échanges gazeux, des manifestations observables.
vic a écrit : 26 juil.26, 03:53
D’autres fonctions n’ont PAS de manifestations visibles
Et pourtant elles existent pleinement dans ce qui se présente.
Exemples :
la mémoire : tu ne peux pas “montrer” la mémoire dans ce qui se présente
l’attention : tu ne peux pas “montrer” l’attention dans ce qui se présente
la compréhension : tu ne peux pas “montrer” la compréhension dans ce qui se présente
la discrimination : tu ne peux pas “montrer” la discrimination dans ce qui se présente
la reconnaissance : tu ne peux pas “montrer” la reconnaissance dans ce qui se présente
C'est toi qui parles de fonctions.
Quand tu parles de fonctions tu parles de facultés que tu attribues à une "entité support" que tu ne montres pas. Moi je parle de
modalités de présentation.
Les mots mémoire, attention, compréhension, reconnaissance renvoient toujours à des phénomènes identifiables. Ce ne sont pas de simples noms vides.
- La mémoire renvoie à des souvenirs qui se présentent.
- L'attention renvoie à une modalité particulière de ce qui se présente.
- La compréhension renvoie à des configurations de représentations et à des relations verbalisables qui se présentent également en leur énoncés.
- La distinction entre une configuration et une autre renvoie à ce qui se présente.
- La reconnaissance renvoie à des associations de représentations qui se présentent.
Les unes et les autres renvoient à ce qui se présente. Ce n'est pas le cas de cet observateur dont tu affirmes l'existence, à qui ou à quoi il apparaitrait ce qui se présente, et qui serait ce qui est doté de ces fonctions.
Fais exactement la même chose avec ton observateur : à quel phénomène identifiable renvoie-t-il ?
Tu réponds : « c'est une dynamique », « une capacité », « un processus ». Mais une dynamique de quoi ? Une capacité à quoi ?
Cela ne répond toujours pas à la question : « Quel est précisément le phénomène que tu distingues et que tu appelles « observateur » ?
Ça, tu ne le montres jamais. Tu changes simplement de vocabulaire.
vic a écrit : 26 juil.26, 03:53
Ce sont des fonctions cognitives. Ce ne sont pas des fonctions corporelles , mais des fonction cognitives distribuées.
Elles se présentent dans l’expérience, mais pas comme objets visibles, même corporels .
Tu parles alors d'une théorie. Ce n'est pas ce que je te demande.
vic a écrit : 26 juil.26, 03:53
Ton outil de validation est juste complètement radical et incohérent .
Je ne considère pas tes critères comme valides , c'est toi qui décide qu'ils sont valides et qui les valide .
On n'a aucune raison de tenter de justifier tes critères qui ne sont pas valides pour nous pour décider de ce qui se présente .
[...]
On t'a expliqué qu'on ne croit pas à tes crtières farfelus de validité permettant de décider de ce qui se présente ou non .
Mon outil n'est pas un outil de validation. Il fonctionne notamment comme un crible implacable en ce qu'il permet de distinguer un propos théorique d'un propos empirique, tout aussi bien qu'un postulat ou une hypothèse d'une description ou d'une désignation. Il permet aussi de distinguer une théorie à portée scientifique d'une théorie purement spéculative, métaphysique.
Il peut certes paraître radical à quelqu'un qui est attaché aux postulats qu'il tient pour des réalités, être radical en ce sens qu'il permet les distinctions que j'ai énoncées et ainsi, d'identifier les préjugés et postulats creux, métaphysiques, purement spéculatifs.
Les critères que j'ai exposés sont empiriques et non théoriques. Tu fais un contresens total quand tu en parles comme critères de validité. Il ne s'agit pas de critères logiques visant à établir la validité d'un raisonnement.
Et il n'est pas du tout question de décider de ce qui se présente ou non, mais de reconnaître dans ce qui se présente, si un propos y renvoie ou non à quelque chose d'identifiable en particulier.
Ce que tu dis est par conséquent complètement à côté du propos.
Tu tu te contentes d'affirmer sans argumenter que les critères en question ne seraient pas valides et pour pour une tâche qui n'est pas la leur.
Tu suggères qu'ils seraient « farfelus » alors qu'il s'agit simplement de voir à quoi un mot ou un propos renvoie concrètement dans ce qui se présente. C'est tout.
Lorsqu'il est question de « douleur », de « souvenir », de « pensée », d'« attention », cela renvoie à de l'identifiable en particulier dans ce qui se présente. Ces mots désignent concrètement des phénomènes identifiables.
Mais lorsque tu parles d'un « observateur » qui serait doté des fonctions énumérées, tu ne montres rien de plus que les phénomènes identifiables dont il est question. Tu ne montres pas quelque que chose qui correspondrait à une entité support de ces fonctions.
Tu renommes leur ensemble « observateur ». Ce n'est pas une description de quelque chose de plus. C'est une interprétation.
vic a écrit : 26 juil.26, 03:53
L’observateur se présente exactement comme l’attention ou la mémoire , Il se présente comme une dynamique,comme une capacité,comme une opération,
comme un processus cognitif.
Pas comme un objet visible.
Non.
L'attention et la mémoire renvoient à des phénomènes identifiables. L'observateur, lui, ne renvoie jamais à un phénomène supplémentaire.
Chaque fois que je regarde ce qui se présente, je trouve des pensées, des sensations, des émotions, des souvenirs, des perceptions, des actes de reconnaissance, des compréhensions...
Je ne trouve jamais, en plus, un phénomène « observateur » comme tu l'envisages.
J'm'interroge a écrit :Enfin, tu sembles croire qu'en remplaçant le mot « entité » par le mot « fonction », tu réponds à mon objection.
vic a écrit : 26 juil.26, 03:53
On a tous répondu à ton objection .
Non, pas du tout.
vic a écrit : 26 juil.26, 03:53
On a très bien expliqué pourquoi .
Ca fait très longtemps qu'on a répondu à ton objection , même au début de ta plaidoirie .
Non.
Premièrement, je ne vous ai demandé ni explication ni développement théorique. Vous n'avez jamais rien présenté de concret. Vous avez répondu par des affirmations gratuites, des pseudo arguments et des explications.
Deuxièmement, je ne vois pas de quelle objection ou plaidoirie tu parles. C'est vous qui postulez des entités ou des principes qui ne renvoient à rien de concret. Moi je n'ai fais que vous répondre par une demande vous invitant à montrer à quoi ces entités ou principes correspondent d'identifiable en particulier dans ce qui se présente. Je n'ai fait que ça, et vous dire que je ne constate rien de tel que des choses comme cet observateur dont vous affirmez la réalité.
(NB : Je ne veux pas des explications. Sache qu'en matière de logique ou d'élaboration théorique je suis incomparablement plus compétent que toi.)
vic a écrit : 26 juil.26, 03:53
Si on suit ton raisonnement [...
Ce n'est pas un raisonnement !
vic a écrit : 26 juil.26, 03:53
...] il y a tellement de fonctions qui ne seraient plus “présentes” qu’on finirait par ne plus avoir de mémoire, d’attention, de discrimination… ni même la fonction d’observation.
Ta théorie décrit surtout ce qui se présente dans Alzheimer en phase terminale : des fonctions cognitives qui ne se présentent plus.
Pour suivre ta théorie , on élimine toutes les fonctions cognitives distribuées et il ne reste que le zombi à l'arrivée
Tu prends pour des théories ce qui n'en est pas. Et tu prends pour du concret ce qui ne l'est pas. C'est le monde à l'envers vic.
Tu ne réponds toujours pas à la question.
Je ne nie ni la mémoire, ni l'attention, ni la compréhension, ni les fonctions cognitives en tant que modalités.
Je demande simplement qu'on distingue les phénomènes effectivement identifiables des notions que l'on ajoute pour les expliquer.
C'est exactement ce que tu refuses de faire.
Tu pars du mot « observation », tu en déduis qu'il faut un observateur, puis tu renommes ensuite l'ensemble des phénomènes « fonction observatrice ». Mais tu ne montres toujours pas le phénomène supplémentaire auquel renverrait ce mot.
Depuis le début, c'est cette description ou désignation concrète que je te demande. Tu ne la fournis jamais. Tu changes seulement le nom de ce que tu postules : tantôt une entité, tantôt une fonction, tantôt une dynamique, tantôt une capacité. Mais dans tous les cas, le problème reste exactement le même : tu le nommes, tu ne le montres pas.
vic a écrit : 26 juil.26, 03:53
C'est ça qui ressemble à le néo advaïta JM . Le néo advaïta décrit exactement un zombi.
Il faut vraiment être idiot, ignorant, inculte et/ou ne pas avoir les idées claires pour confondre ce que j'expose ici, qui relève de la méthodologie empique, avec une doctrine néo advaïta !
Tu continues d'amalgamer gratuitement, mais je constate que tu n'as toujours pas dit quels seraient le point ou les points communs.
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vic a écrit : 26 juil.26, 05:03
Les relations sont des invisibles opératoires . On ne peut pas montrer une relation .
Les critères de JM amènent à nier toutes les relations , sous prétexte qu'on ne peut pas les montrer .
C'est absurde .
Des relations invisibles opératoires ? Et c'est moi qui dirais des choses absurdes ?
Elle est bonne...
Ce que tu dis n'a aucun sens.
vic a écrit : 26 juil.26, 05:03
Mais les relations ne sont pas un organe ou un phénomène comme l'air , c'est encore autre chose .
Son critère d'être montrable” détruit non seulement l’observateur, mais toute la structure cognitive du réel.
Plus rien n'a de relation avec rien , puisque les relations ne se présentent pas puisqu'elles ne sont pas montrables .
C'est ce qui se produit quand on fait dans le réalisme naïf radical du style " je ne reconnais comme présent que ce qui se montre " .
Un observateur est une fonction relationnelle .
Une structure cognitive du réel ? Ça ce présente comment ?
Perso j'observe des tas de relations mais pas ce genre de relations que tu évoques.
C'est de plus en plus n'importe quoi vic... Ça devient complètement décousu.
J'm'interroge a écrit :
La description consiste à dire ce qui se présente : des pensées différentes, moins de pensées, des sensations différentes, etc.
Dire que cela est dû à la suspension d'un observateur est une explication supplémentaire et n'établit en rien l'existence empirique d'un observateur.
vic a écrit : 26 juil.26, 05:03
Forcément vu ta théorie tu ne peux que nier toute explication cognitive , même la plus cohérente , puisque tu ne reconnais pas les relations comme étant présentes . Comprendre l'activité cognitive c'est comprendre des relations à travers des expériences .
En méditation on ressent que l'évaluateur se fait la malle.
Ensuite quand on sort progressivement de la méditation on ressent que l'évaluateur refait surface , et qu'on voit de nouveau les objets comme étant distincts en apparence . Ca n'est pas une interprétation intellectuelle , c'est un constat simple , de fait . Ca n'est pas explicable dans le sens intellectuel , mais c'est bien vécu t'inquiètes .
Je ne nie pas toute explication, non. Ceci dit, je reconnais le caractère théorique de toute explication. Tu as bien du mal vic...
Une explication peut être cohérente, elle n'en sera pas forcément vraie pour autant. Pour la vérifier, il faut la confronter à ce qui se présente.
Tu parles de compréhension, de cohérence, ce n'est pas la question.
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Gérard C. Endrifel a écrit : 26 juil.26, 05:29
La décrire ne servirait à rien parce que les mots ne leur parleraient pas. Pourquoi ? Parce qu'une relation, ça se vit, ça ne s'explique pas nécessairement avec des mots.
Si ça se vit, ça se décrit. Tant bien que mal, mais ça se décrit.
Après il y a toujours des choses crues ou postulées, qui sont de pures abstractions verbales qui ne correspondentà rien dans le vécu, qui sont néanmoins présentées dans les discours comme des vécus.
Gérard C. Endrifel a écrit : 26 juil.26, 05:29
Depuis le début, tout ce qui manque à ce qui est expliqué, ce sont les émotions, l'affect. Comme si tout ce qui résumait un individu, c'est le cerveau, le rationnel. Depuis le début de cette discussion, les émotions sont absentes des critères. Faut être un robot, une machine. Hors de question. Et le plus dramatique, c'est que celui qui considère ce qui se présente tel qu'il se présente ne se voit même pas comme un observateur de ce qui se présente tel qu'il se présente à lui. Alors il est quoi ? Un touriste ? Un alien ? Un d.ébile ?
Un empiriste simplement.
Autrement dit : quelqu'un qui s'en tient à ce qui se présente comme il se présente, qui ne prend pas une théorie, un préjugé ou un postulat pour un vécu, qui a appris à bien distinguer empirie et théorie, théorie ou hypothèse vérifiable et pure spéculation ou postulat creux, ainsi que savoir, croyance et connaissance.
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vic a écrit : 26 juil.26, 05:32
Un champion toute catégorie du réalisme naïf ? :thinking-face:
Tu emploies des termes dont tu ne connais pas la signification philosophique.
Un réaliste naïf c'est quelqu'un qui croit que ce que le perçu est la réalité en soi. Moi je ne postule même pas de réalité en soi.
Mais quelque soit la position réaliste, il s'agit toujours d'une position théorique métaphysique, alors que l'empirisme strict n'en est pas une.
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Gérard C. Endrifel a écrit : 26 juil.26, 06:34
J'organise un diner ce mercredi, j'invite J'm'interroge en guest
Sérieux ?
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